22 mai 2012

La trompe de l'éléphant...

Comme à chaque festival, je reviens avec un petit compte-rendu détaillé de mes impressions portant sur plusieurs points précis, c'est subjectif, mais sincère et permet de se faire une opinion pour une prochaine édition tout en se rappelant quand même que ce n'est jamais là que MON avis...

ROUBAIX - 18 - 20 mai 2012, carnet de voyage.

1 - Voyage      5 (sur 5)

Je pars le vendredi en voiture pour aller à Roubaix. J'ai envoyé mes frais de route quelques semaines plus tôt à l'organisation, tout était calé avant le départ, sans souci.

Donc: 250 bornes pour rejoindre Roubaix par l'autoroute du nord. Voyage sans histoire en se méfiant des radars parfois posté dans des endroits où la vitesse est modulée sur quelques centaines de mètres, genre passant à 90 alors qu'on croit que c'est 110, avant de repasser à 130. Bref, un piège dans lequel je crains d'être tombé, j'ai vu un flash, mais je ne sais pas si c'était pour ma pomme.

 On verra bien...

Je repars en fin de journée le dimanche soir dans l'autre sens. Quand j'arrive au péage de Senlis, il est 20h28 et des tas de voitures attendent de passer au guichet en warning sur la bande d'arrêt d'urgence pour que le tarif rouge qui change à 20h30 repasse au vert. Étonnant... 5 euros d'écart quand même...

2 - Accueil et suivi Auteurs     5 (sur 5)

Arrivée - Après deux heures et demie de route, j'arrive sur place et file directement au Campanile qui est à deux cent mètres de l'endroit où nous signons. Je pose mes affaires et j'arrive à la Piscine, un musée où il y a une visite privée pour les Auteurs très intéressante, avec une guide qui parle un peu vite... et ensuite un cocktail. Ce sont des stagiaires qui s'occupent de nous, étudiantes dynamiques qui bossent en école de communication à Lille, c'était déjà le cas l'an passé...


Sur place le temps du salon - les bénévoles sont tous aux petits soins, proposent à boire et gèrent très bien leurs ouailles, ce qui est très plaisant pour les invités. Bref, rien à dire. À part merci, peut-être ?


Départ - le moment des au-revoir confirme vraiment l'impression d'avoir passé un bon moment entre amis, on s'échange des adresses mails, on a du mal à partir. Et c'est sincère, pas juste de la politesse de circonstance. On a passé un bon moment. C'est vrai qu'avec internet on sait qu'on se retrouvera facilement par FaceBook ou blogs interposés en s'envoyant de petits mots.

3 - Hôtel      2,5 (sur 5)

Copié collé de l'an dernier, chambre correcte, propre, grand lit, écran plat, les Campanile sont des hôtels d'une norme basique souvent utilisés par les organisateurs de festival. Pas un endroit où on a envie de rester, fonctionnel et pas très douillet. Impersonnel. Mais ce n'est pas fait pour de la villégiature, juste pour dormir. Ou plus si affinités...

Il n'y avait pas de sac-cadeau dans la chambre, avec le programme, un livre, des badges, affiche et t-shirts comme l'an dernier... Ce n'est pas très important. Si ce n'est qu'on aurait pu recevoir le programme avant d'arriver, dans la semaine, plutôt que de le découvrir sur place... Là encore, détail.

4 - Repas      3 (sur 5)

Bon, c'est le seul point négatif (et encore, par comparaison avec l'édition 2011) et je serais un inspecteur du guide Rouge, je descendrais d'une étoile...

Vendredi, le buffet à la Piscine est excellent. Mais autant les déjeuners les deux jours à Villa Italia que les dîners dans le resto d'Ankama s'avèrent vraiment un ton en dessous cette année. On passera avec l'ami Tito un dîner le samedi soir en très bonne compagnie par petites tables mais j'ai trouvé ça moins raffiné que l'an passé pour la nourriture.

Si on compare d'une année sur l'autre, c'est décevant, mais ceux qui venaient pour la première fois étaient contents, je crois. Donc on relativisera.

Clairement ce n'est pas une critique envers les organisateurs qui font au mieux, mais j'ai eu l'impression que les prestataires-partenaires de bouche travaillant avec le festival avaient moins joué le jeu, à vrai dire. François Clavel enquête...

5 - Lieu      4 (sur 5)

Le lieu prévu pour les dédicaces salle Watremez est une vaste salle très agréable, tables autour de l'espace librairie, les Auteurs disposent de petites lampes individuelles, une attention confortable pour les yeux. Voilà qui compense le manque de clarté qu'on subit souvent en signature... Des stands, une buvette et des toilettes, fonctionnel et tout à fait conforme.

6 - Rencontres      5 (sur 5)

Autant au niveau Auteurs que public, de bons moment, des retrouvailles et dans l'ensemble, des échanges très agréables. On vient aussi pour ça. Surtout pour ça, même...

Je croise pas mal de gens déjà vus et quelques têtes nouvelles.

Ah, les filles de l'organisation s'amusent le dimanche matin d'une anecdote inattendue, après un happening assez curieux, artistiquement causant. Ils ont invités des artistes (sic) qui font de la peinture sur corps... Et le samedi soir, dans une salle annexe, ça tourne à la farce. Tout le monde en rigole encore...

7 - Livres signés      2,5 (sur 5)

Comme l'an passé. Comme partout. Des lecteurs... Plusieurs déjà connus de vue, rencontrés au fil des années. Beaucoup de bouquins anciens, amenés par des collectionneurs. Toujours déprimant de ne pas mettre en avant les nouveautés et de devoir faire des dessins dans des albums vendus il y a plus de vingt ans... Fataliste, je m'exécute, c'est la loi du genre.

Bref, je dessine toute la journée et le lendemain dimanche. J'ai mis de côté les livres Glénat, demandant qu'on ne mette en avant qu'Ava Dream et les deux tomes de Poker Face que je n'avais pas l'an passé...

Comme toujours à raison de six ou sept bouquins par heure, on peut imaginer que j'ai probablement paraphé environ 60 albums sur les deux jours...

En conclusion, mes notes...

Accueil hébergement, efficacité et gentillesse:      5 * (sur 5)

C'est un paramètre subjectif, évidemment... Je note la convivialité et le côté humain des choses qui a son importance... Après, en détail, il suffit de lire la partie logistique, qui oui, est améliorable. Je continuerai de dire que ce n'est que mon avis, les invités n'ont pas tous les mêmes selon leur âge et leur degré de compréhension (ou parfois d'acceptation dans certains cas...) des choses. 

Mais je rappelle que j'en fais depuis 1986, en gros. Donc j'ai un avis qu'on peut entendre...

Note globale:       7,6 (sur 10)

Je le redis, pour la qualité humaine de l'accueil, ils peuvent difficilement faire mieux. S'ils doivent améliorer les choses, ça se joue sur les restos et l'hôtel, probablement. donc je maintiens que c'est un festival qui vaut le détour. Pour l'affluence du public, je ne sais pas comment ils peuvent faire. Je sais sans trahir de secrets que les ventes de la librairie ont été moins bonnes que l'an passé. C'est général depuis quelques mois maintenant, cette baisse des ventes...

Toujours pas de presse, pas le moindre journaliste n'est venu écrire un papier moi, hein... C'est devenu habituel, la presse n'est plus du tout demandeuse et ne rend pas trop compte des festivals. Jadis, le moindre déplacement et j'avais des articles, mais c'est fini et ce n'est pas de la faute des organisateurs qui seraient évidemment ravis de créer le buzz autour de leur évènement...

À recommander. Roubaix peut se développer dans la bonne direction, assurément...

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 Par contre, pour la peinture sur corps, je suis pas sûr...

Car le samedi soir, pour distraire, les organisateurs ont pensé bien faire en proposant une animation assez surprenante et qui s'est avéré très limite, entre gêne et fou-rire. Un couple à poil qui arrive que scène, monsieur avec un masque d'éléphant et madame qui se fait peindre des cases de BD sur les fesses. Un truc frisant le porno pas chic. 

Plus pour un salon de l'érotisme en province que pour un festival qui se veut un brin familial. Mais que de fou-rires... On en a causé tout le dimanche, en faisant circuler photos et vidéos...

2 commentaires:

  1. Pour ce qui est de la presse, il y avait un article le dimanche dans Nord-Eclair. Mais bon, c'est certain qu'annoncer le festival en avance c'est mieux, et pour le coup, je ne suis pas certain que la com' ait été au top - je n'ai pas vu beaucoup d'affiches dans les rues et dans les vitrines des commerçants (pas même les commerçants partenaires - SIC)
    En tout cas, toujours ravi de t'y avoir revu
    Philippe

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  2. J'ai omis de parler du dessin demandé, qui a été horriblement mal tiré (en orange !) et donc n'a pas été vendu sur le salon comme c'était prévu. Bien dommage...

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