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10 février 2017

Disparition d'un scénariste !

Jean-Louis Fonteneau fut un de mes rares scénaristes... On nous voit ensemble en septembre 2013.

Avec mon ami Chrys Millien, on a réalisé 3 albums scénarisés par lui.

"Poker Face" 1 et 2, série trop tôt stoppée par Jungle après deux tomes seulement... et "les Génies de l'Arc de Triomphe" dans la collection Patrimoine chez Glénat...

Je ne l'ai vu en vrai (sic) qu'une fois, le jour du lancement de l'album au sommet de l'Arc de Triomphe parce qu'on ne communiquait que par mail ! C'était un type charmant qui s'est éteint il y a quelques jours fin janvier, des suites d'un cancer qui l'a emporté.

RIP, camarade !

Ah, en fait deux fois, la seconde pour cette dédicace commune sur la photo, dix jours plus tard en l'hôtel de Sully dans le Marais (Paris IVème), un mois avant la sortie de Sara Lone 1...

RIP, collègue !
(et merci Brieg pour le rappel et la photo qui est © BH-LG aussi !)

13 septembre 2016

Signatures en JUIN - 1

On me fait (mon père, en fait...) la remarque que je ne tiens pas à jour... Alors plusieurs rendez-vous de signatures et pas mal de déplacements pour valoriser l'AVIATEUR...

Commençons par Nîmes et Istres, début juin.

Le 4 juin

Après l'Est, Mulhouse et Nancy la semaine précédente, cap le 4 juin sur Nîmes où mon amie Sylvie Moretto désormais associée et travaillant en binôme avec Fabrice a organisé une dédicace conjointe entre Jim et moi dans sa librairie "la Bulle".

Je connais peu l'auteur de "Une nuit à Rome", croisé lors d'un salon dans cette même ville deux ans plus tôt, mais c'est un garçon avec qui je sens que je pourrais m'entendre. Y'a des évidences comme ça qui font qu'on sait en rencontrant certaines ou certains si on aura des choses à se dire ou pas.

Tout ça se passe en plein d'une de ces grèves de la SNCF présentées comme à chaque fois "pour protéger les usagers" (mais surtout leurs acquits, évidemment, faut pas nous prendre pour des blaireaux, ça va finir par se voir, les gars !), un truc devenu une spécificité du pays et ce quelle que soit la couleur du gouvernement...

Bon, je propose une venue en voiture, sachant qu'en plus du samedi, je dois aussi signer à Istres lors du meeting aérien du dimanche, donc DEUX prestations, mais l'éditeur tousse devant ma facture et me propose uniquement un dédommagement au prix coûtant, ce qui quand on a une voiture en leasing, finirait par coûter sacrément cher, si je dépassais les km prévus...

Ils me proposent d'en rester là et de ne pas y aller, du coup. Je refuse, et pour ne pas ennuyer Sylvie qui compte sur moi, décide malgré tout de tenter le truc, en me rendant quand même tôt à la gare de Chessy, bien décidé à grimper dans le premier train qui passera par là.

Je fais bien, le 7h11 soi-disant annulé (on a reçu un SMS disant que ce TGV serait supprimé) est annoncé comme prévu, et effectivement je prends place à l'heure dite. Le truc c'est qu'au lieu du direct initial il stoppe à Lyon et il me faudra attendre une heure un autre TGV venu de Strasbourg bien bondé, moindre mal qui me fera arriver avec à peine 3/4 d'heures de retard sur le timing initial.

Comme j'ai une heure à tuer à Part-Dieu, j'en profite pour aller voir la FNAC sise dans la gare, y découvrant avec plaisir que sur les 12 albums dans le petit présentoir contenant les BD du moment, l'Aviateur figure en bonne place !

Une fois arrivé à la gare, j'attends un peu comme un gland qu'on vienne me chercher avant de me souvenir que la librairie est à 500 mètres de là.

C'est sous un beau soleil que je file à pied jusqu'à cette nouvelle boutique de Sylvie et Fabrice que je ne connais pas, vraiment idéalement placé, à deux pas de la Mairie dans une petite rue piétonnière. Et d'ailleurs ça marche très bien, le chiffre d'affaire (rare dans le secteur) est en augmentation. Le fait d'être plus en vue, probablement, et dans un espace plus plaisant.

Après un déjeuner au soleil on retourne à la librairie, en faisant les vingt mètres qui séparent le restaurant de la librairie où je retrouve, en droite ligne de Montpellier, Jim et Delphine qui en plus d'être la talentueuse coloriste de "une nuit à Rome" et autres productions est aussi sa femme !

Au moment où je leur propose de commencer à signer, comme on a une demi-heure d'avance sur l'horaire prévu, le gars me prend par le bras et me propose d'aller plutôt prendre un café tous les deux pour faire tranquillement connaissance, avant le rush des dédicaces.

J'ai trouvé la démarche super.




Et puis la signature en elle-même: assez dense, le fait d'être à deux auteurs avec des publics un peu différents est un plus indéniable et permet de découvrir l'un ou l'autre, selon celui pour lequel ils sont venus. Il me semble qu'on a tous les deux bien fonctionné, du coup, avec une libraire épuisée mais ravie à la fin de la journée...

On a presque vendu tous les albums qui étaient sur place !

Il en reste pour le lendemain à Istres, mais avant on va dîner tous ensemble dans un excellent restaurant retenu pour l'occasion, tandis que se joignent à nous un couple d'amis de Sylvie avec qui le courant passe très bien. Merci à Séverine et Bruno, donc, pour cette excellente soirée à rire  de bon coeur et se raconter des trucs entre amis à bâtons rompus. On se reverra fin août...

Bref, après avoir souhaité à tous une bonne nuit, je regagne l'hôtel (une résidence en face des Arènes) vers minuit avec le sentiment d'une journée bien pleine où l'efficacité l'a disputé au plaisir.

Le lendemain matin, vers 7 heures, Fabrice et évidemment Sylvie doivent venir me chercher pour filer à Istres, assurer une seconde journée de dédicaces, mais cette fois sur une base aérienne.

Le 5 juin

Nuit courte, mais pas de soucis, au matin on file vers Istres, une heure de route environ, et on arrive sur la base bien avant les nombreux visiteurs attendus.



À l'entrée, il y a plusieurs filtres y compris pour fouiller la voiture. On sait qu'il y a 50 000 visiteurs prévus. Les dédicaces se passent dans un immense hangar où sont regroupés les exposants et les libraires, donc le secteur BD, géré par Sylvie et son associé, là encore. Cette fois, les auteurs présents ne sont évidemment que des gens qui font des séries "avion"...

Passionnant moment de discussion avec les militaires et aviateurs, qui se pressent de l'autre côté de la table de dédicace, autour de la situation actuelle.


Mali, Afghanistan et Syrie, les gars sont sur le terrain et savent de quoi ils parlent. Un moment privilégié avec quelques-uns qui répondront à mes questions, sur l'engagement du pays et les opérations en cours. Des scénarios qui feraient de bonnes BD, mais tristement ancrés dans une réalité qui nous envahit de jour en jour. Flippant. Merci à eux.





On a, en causant avec ces gars et ces filles, (car il y en a pas mal) le sentiment que le mot patriotisme a encore du sens, en tout cas plus que quand des connards beuglent la Marseillaise dans un stade pour voir 11 types en short taper dans un ballon... Passons.

J'ai rencontré le très sympa Matthieu Durand qui a repris Tanguy et ce grand gaillard qui pourrait être mon fils a un talent évident. La façon dont il a absorbé le trait Uderzo des années 60 est très intéressante. Je suis moins fan du scénario daté, puisqu'ils ont repris un ancien texte de Charlier qui est très ancré dans sa façon de faire des années Pilote, notamment pour sa vision des femmes.

On se reverra quelques semaines plus tard  sur une autre base aérienne et il m'offrira son album en noir et blanc version luxe.

Merci à lui...

Alors évidemment, je n'ai RIEN vu du meeting. Tout se passait dehors et de la fête, on n'a eu que le bruit, énorme... On a dédicacé comme des fous, avant ensuite de partir diner, en bonne compagnie. Retour sur Nîmes fatigués mais pilotés de main de maître par Fabrice qui heureusement est le seul à ne pas somnoler dans la voiture, ce qui est un plus puisque c'est lui qui conduit...

Nîmes vers minuit où je dors une seconde nuit, avant le lendemain de déjeuner chez Sylvie au bord de sa piscine. Retour un peu chaotique avec la SNCF, mais au final, seulement une demi-heure de différence avec l'horaire prévu.

Putain, c'est dur la vie dans le Sud... La Seyne-sur-mer, c'est dans quelques jours, la semaine suivante...

28 juin 2016

"Mauvaise" humeur...

Festiv'Nation Paris ce WE. En toute fin de signature samedi soir, vers 19 heures, un gars à lunettes que j'ai déjà vu à plusieurs reprises au fil des années et qui a bien dû me faire signer à peu près tout de que j'ai réalisé avec mon nom dessus (une quarantaine de bouquins en gros) me présente un AVIATEUR, avec un grand sourire.

C'est de ces gars qui refont la queue en permanence jusqu'à ce que tout ce qu'ils ont apporté aient un dessin dessus... Je déteste la démarche que je ne pige parce qu'en plus souvent, ils ne posent pas de questions et veulent juste un dessin. Mais ça dépend aussi de la façon de faire, de la fatigue etc...

J'ouvre l'album. Il est déjà signé, par l"ami Jean Charles Kraehn et aussi par Patricia d'ailleurs, j'imagine à Waterloo chez l'ami Frederic Minon. Je lui propose de simplement le parapher en apposant ma signature en dessous de mes co-auteurs, mais le gars VEUT un dessin.

J'argue du fait que je ne vais PAS RE signer un album déjà dédicacé mais lui se fiche de ma signature, il veut une dédicace dessinée et n'en démord pas en me montrant la page blanche de fin d'album.

Je lui dit non, que je ne le ferai pas, il insiste, lourdement, je lui répète que "putain (en pensées), mais c'est DÉJÀ signé" (et pas mal en plus, une Silke a demi-nue mise en chair, euh en couleurs par Pat...) pendant qu'une de mes amies assise à côté de moi qui est passée me voir rigole sous cape et plonge son nez dans un album pour ne pas montrer qu'elle se marre ouvertement devant l'insistance de plus en plus lourde du gars que je sens très énervé de mon refus.

Je lui explique une quatrième fois tranquillement que la dédicace pour moi est une rencontre pour échanger et qu'on s'est déjà "rencontrés" ! (au moins dans sept ou huit endroits)

Le gars maugrée, range son album qu'il m'aurait bien mis dans la tronche et repart avec sa valise à roulette...

Dans des moments comme ça, je me demande à quoi ça sert d'aller perdre du temps, mais heureusement c'est plutôt rare que je refuse un dessin.

Après c'est un choix, c'est gratuit et laissé à ma libre appréciation, quand même. En 30 ans de dédicaces, j'ai dû m'énerver 5 fois au plus, dont une fois à Illzach avec un gars du même genre qui pensait que le dessin sur l'album était un dû, là où ça doit demeurer un plaisir...

17 juin 2016

Je cause dans le poste !

C'était il y a deux semaines: je cause dans le poste, à Mulhouse, (cliquez sur le lien juste avant, pas sur la photo...) chez les amis de Canal BD - Tribulles

Et allez écouter ce que j'en dis, vers 35'15", avant un peu plus tard de parler de BD et donc de l'Aviateur, vers 1 h 24'...

Et puis de Sara Lone, de Sandawe et de David Morancho vers 1 h 35'.

23 mai 2016

Weekend dans un garage !

Passer deux jours dans un festival BD au sein d'une concession Renault, c'était l'expérience inédite proposée par ce weekend par l'ami Steven, des "Bulles dans la Marne", qui m'avait déjà invité à Serris l'an passé.

Comme le gars est sympa et que de surcroit il fait partie des (encore trop) rares organisateurs de salon qui considèrent qu'il faut rémunérer les auteurs qui se déplacent pour composer le plateau, évidemment j'avais donné mon accord pour en être. Et prendre un chèque en fin de session. C'est un plus indéniable que je ne manque pas de souligner, à l'heure où tous les auteurs sont en avance sur droits et, pour la plupart, ne touchent pas un centime sur les albums vendus en salon.

Bref, j'étais là les deux jours à quelques encablures de chez moi, puisque je réside en Seine et Marne.


Le garage Renault "Brie des Nations" est un concessionnaire important d'une dimension imposante (plus de 20 000 m2) avec un espace Nissan et Dacia mais manque de visibilité parce qu'implanté depuis un an dans une zone industrielle flambant neuve près d'une ville nouvelle et du centre commercial Val d'Europe, pas loin de chez Disney...

Le besoin de se faire connaitre passa donc ce weekend par l'organisation d'un salon BD (!) au sein de l'établissement, avec des pubs radios sur RTL 2 pour annoncer l'événement et près de trente auteurs invités, un beau plateau.
C'était un peu surprenant de voir déambuler des familles venues prendre contact pour s'acheter une auto, et les passionnés de BD alertés par la présence d'auteurs dans leur coin. Mais on a plutôt bien signé, je dois dire.

"L'Aviateur" sorti la veille et mis en bonne place a bien fonctionné et le libraire, venu d'Ozoir-la-Ferrière était assez content de cette première édition un peu surprenante mais où au final j'ai vendu autant d'albums que d'ordinaire... J'ai dû signer une cinquantaine d'albums en tout sur les deux jours ce qui est assez honorable, en tenant compte de gens venus avec leur propres albums, comme toujours...

Quelques "W4", une quinzaine de "Sara Lone" et le reste en "Aviateur", forcément...

Comme je suis un "local", je ne sais pas comment étaient reçus les auteurs (hôtel, diner) mais c'est vrai que on doit pouvoir améliorer le truc. Petit déjeuner sur place avec des viennoiseries mais une Nespresso qui tombait en panne pour cause de surchauffe toutes les deux tasses...

J'ai signé à côté d'un auteur Paquet que je ne connaissais pas, Olivier Dauger, avec qui on a passé un agréable moment. Gaffe (!) quand je lui dit que je suis venu en partie parce qu'on est payés. Le gars me regarde, surpris. Un peu comme la pute belge qui après 25 ans de métier apprend qu'on paye les prestations, il tombe de nues, visiblement pas au courant. Comme je suis un gars qui aime bien l'équité, je l'engage à se renseigner et il revient agacé: ceux qui viennent de loin et à qui on a payé le voyage (lui vient de Toulouse) n'auraient pas droit au défraiement prévu uniquement pour les auteurs de la région parisienne ! Un comble !

En fin de compte, ça s'arrange, mais visiblement un problème de communication et un manque de logique a fait confondre au client (le garage) frais de déplacement (toujours séparés) et frais de prestation... Il faut toujours bien caler les choses, en amont...

Comme j'habite à 30 kilomètres, je me tape l'aller et retour deux fois, rentrant dormir chez moi le samedi soir, 120 bornes qui d'ailleurs ne seront pas prises en compte en remboursement. Bon, à revoir aussi de ce côté-là.

Pour le midi, je suis pas bégueule (en fait si, je déconne...) et même si c'est bien sympa de manger auprès d'un food truck des repas faits sur place (très bon burgers le samedi, heureusement il faisait beau et on a mangé dehors entre deux "Scénic"), il faut quand même reconnaitre que c'est un peu rustique. Le dimanche sous la pluie battante, l'attente était interminable, d'autant que le camion des burgers prévu aussi le dimanche avait mis les voiles, trouvant qu'il avait eu trop peu de monde le samedi. Ne restait que le camion "crêpes" qui, forcément pris d'assaut, était juste débordé...

... Un truc à revoir, sans doute. Parmi d'autres...

Bon point, le chèque en fin de journée le dimanche et non pas envoyé comme parfois trois semaines après par certains organisateurs...

24 décembre 2015

Et on arrive en 2016 !



Un dessin de David Morancho pour l'année qui arrive.

J'espère qu'elle sera meilleure pour moi que 2015...

Il y aura la sortie de l'Aviateur, chez Dargaud, auquel j'ai participé pour la mise en place lettrage mise en scène et story board mais que je ne poursuivrai pas. Et aussi le tome 3 de Sara Lone. Et avec un peu de chance, un autre titre qui devrait se signer d'ici peu.

20 août 2015

Ce weekend en Belgique !

Comme annoncé, ce sera à Temploux, au coeur de la plus grande braderie de Belgique que le FESTIVAL BD Wallonie se déroule.

Trois heures de route depuis Paris, j'y serai dès 11 heures (il semble qu'on ne signe qu'à partir de14 h) afin de retrouver les copains, dont mon ami Daniel qui a écrit pour moi Timon des Blés voici 30 ans cette année.

Et ça ne nous rajeunit pas !

Règles à respecter pour les séances de dédicaces ? L'organisation utilise une charte qui me va, notamment le fait de demander au gens d'acheter un album sur place. Parce que sinon on se retrouve à signer des tas de vieux albums publiés il y a des lustres, ce qui ne permet pas de valoriser le travail et la production récente... Ici par exemple, je vais privilégier les albums Sandawe, qui sont les plus récents et en plus publié par un éditeur belge dont les bureaux sont à 40 km de Temploux...

  Les séances de dédicaces auront lieu dans le grand chapiteau central en face du stand info. Les Auteurs sont placés à l’intérieur de ce chapiteau. 
  Le libraire du Festival est installé à l’extérieur, en face du chapiteau et vend les albums directement aux visiteurs dans les files d’attente. 
  L’achat d’une BD au libraire du Festival est obligatoire afin d’obtenir une dédicace par personne et par tour d’attente dans un album de votre choix, pour autant que l’Auteur l’accepte. 
  Les visiteurs dans la file d’attente achètent l’album au moment de la dédicace afin de garantir celle-ci.
  Lors de l'achat de la BD au Libraire du festival, vous recevrez un ticket avec un numéro de passage. Sans ce ticket vous ne pourrez pas avoir votre dédicace. 
  Vous pouvez amener votre propre BD au Festival pour la faire dédicacer en achetant obligatoirement une BD au libraire. 
  Quel que soit l’album à dédicacer (acheté au Festival ou vous appartenant), vous n’avez le droit qu’à une seule dédicace par personne et par tour d’attente. 
  Respectez les Auteurs présents au travail. 
  N'abusez ni du temps ni de la gentillesse des Auteurs. 
  Respectez les temps de pause des Auteurs. 
  Faites preuve de compréhension et de patience envers les autres bédéphiles pendant les tours d’attente. 
  Comportez-vous selon les règles élémentaires du savoir-vivre en société. 
  Il est défendu de réserver sa place dans une file d’attente par un objet quelconque (sac à dos). Les objets "abandonnés" pourront être déplacés par les organisateurs. 
  Il est possible que l’Auteur désire instaurer un système de tickets prioritaires pour les personnes présentes dans la file d’attente avant le déjeuner. Dans ce cas 10 tickets maximums pourront être distribués, et ce quel que soit le nombre de personnes dans la file, et uniquement lors de la clôture de cette file. Après cette clôture, la file sera indiquée comme fermée pour la matinée. 
  Les sacs ou autres objets dans la file ne pourront pas recevoir de ticket, et aucune réclamation ne pourra être faite.
  Une personne ne pourra pas recevoir plusieurs tickets (même pour des Auteurs différents).
  Les tickets ne sont valables que lors du retour de l’Auteur après la pause déjeuner. Ils ne permettent pas de s’intégrer dans la file à n’importe quel moment de l’après-midi. Vous êtes donc priés d’être présents dans la file quelques instants avant le retour de l’Auteur.
  Il n’y aura pas de tickets distribués le samedi soir pour le dimanche. 

Les organisateurs du Festival vous remercient... 


Et moi aussi !

15 août 2015

Vivement la fin du mois...

C'est pénible, les vacances dans ce boulot.

On a l'impression que tout s'arrête pendant deux mois dans les maisons d'édition qui tournent au ralenti. Voire même s'arrêtent carrément... Plus d'interlocuteur mais des intermédiaires qui n'en peuvent mais, aucune décision de prise avant la rentrée... Calme plat chez tous les gens avec qui j'ai des contacts pour des projets à venir ou même des en-cours...

Tiens, le tirage de tête que j'espérais fin juillet. Les Sculpteurs de Bulles, objectivement, c'est Benoit. Et il est en vacances, depuis début août, moment où notre titre a été relié et finalisé par son imprimeur à Caen !

L'album SL "luxe" est prêt désormais mais attend son retour le 26, dans quelques jours, pour être immédiatement envoyé aux souscripteurs. Autant vous dire que leur impatience doit être aussi grande que la mienne de tenir entre les mains ce beau livre qui doit beaucoup aux édinautes qui soutiennent le projet...

Et à partir de septembre on sera dans quelques librairies qui ont la clientèle pour ce genre de produit...

Dans un premier temps.

• Rambouillet (BD Flash) le samedi 12 septembre - 14h-19h

 Bruxelles (Forbidden Zone) le samedi 19 septembre - 14h-19h

14 juillet 2015

4 ans sur SANDAWE, bilan...

Bilan, 4 ans et un mois de présence sur Sandawe. 

Un peu plus dans l'absolu, parce qu'entre le moment où on a pris contact avec l'éditeur et la mise en ligne sur le site V1, il s'est passé plusieurs mois d'attente.

Que dire d'un bilan un peu détaillé ?

3 albums parus, une intégrale de 180 pages et deux tomes d'une série en cours qui en comptera deux de plus.
Première sortie en octobre 2013, puis octobre 2014 et enfin février 2015.

Le prochain album sera en 2016 maintenant, avec un SL3 qu'on espère pour la fin de l'année prochaine et un 4 et dernier quelques mois après.

On a donc pu se rendre compte de la manière dont bosse l'éditeur. Une petite structure avec ses qualités... Et ses défauts.

On a souvent tendance à ne voir que ça, parfois, mais il faut considérer les choses. Il se trouve que même si ça en agace certains j'ai la chance d'avoir un peu d’expérience dans pas mal de maisons désormais. Et je continue à travailler pour différentes boites. En fait ça permet de juger, de comparer ce qui est comparable, en restant logique: SW EST une petite structure autour d'une très bonne idée. Mais qui ne lutte pas avec les mêmes armes que les Majors...

Côté qualités, un dialogue direct (quand on arrive à se joindre) entre le patron et moi, un réel suivi, un bon engouement et des gens qui y croient. Une structure light, oui, mais des gens sensibilisés et derrière leurs auteurs pour réussir, mieux vaut être le numéro 1 dans une petite maison que le numéro 250 dans une grosse boîte, et c'est bien pour ça que je suis venu ici...

Mais faire partie des meilleures ventes de la maison est agréable (en même temps on fait ce qu'il faut pour) mais ne confère pas de "pouvoir" particulier, David Morancho et moi avons envie de réussir autant qu'eux, même si nos objectifs diffèrent à terme, SW est un éditeur, nous sommes auteurs et forcément nous avons parfois des avis assez différents.

J'ai toute confiance en Patrick Pinchart, (et les gens qui travaillent avec lui, cela va sans dire) je l'ai dit à plusieurs reprises.

Sur le plan qualitatif

nos albums bénéficient d'un suivi sérieux, d'une qualité d’impression excellente auprès des meilleurs prestataires et d'un regard attentif, avec la présence sur place lors des tirages d'albums, ce qui n'est pas le cas partout. le fait d'imprimer peu de titres est ici clairement un atout... Juste un petit bémol sur la couverture du SL2, d'une épaisseur moindre que le 1. Une erreur de l’imprimeur.

Pour la mise en place et la pub, 

nous avons un panel de critiques, toujours un peu les mêmes, pas mal de buzz sur ActuaBD, le travail en aval se fait correctement, à la mesure, là encore de la taille de la maison... On ne peut pas s'attendre à plus, mais c'est déjà beaucoup. Bandes annonces, envois à la presse, passages télé (en Belgique où SW est bien implanté) entourages de sites, previews, on ne peut que s'en satisfaire.

Je l'ai dit et ça ne plait pas (du tout), mais c'est comme ça, je suis plus dubitatif sur la diffusion et sur le suivi en librairie. On m'assure que c'est bien, mais je sais très bien qu'on n'a pas de puissance de feu derrière et trop peu de titres phares pour vraiment s'imposer. Les retours que j'ai de certains libraires me disent aussi que les commerciaux ne font pas de forcing particulier non plus sur nos titres...

C'est en cours sans doute, mais je dois dire que pour l'instant, les chiffres de ventes, de tirage et de mise en place demeurent très bas, en tout cas bien plus bas que ce qu'il faudrait pour s'imposer, si on veut passer un cap. Moi en tout cas je ne souhaite... On a aussi souvent des retours de lecteurs qui disent ne pas avoir les titres dispos en libraire, on dit même parfois que c'est "épuisé", alors que ça ne l'est pourtant pas après vérifications...

Mais c'est le serpent qui se mord la queue. Sans notoriété réelle encore, SW pâtit auprès des libraires d'une méconnaissance de son catalogue qui il faut l'avouer, est encore très maigre et ne possède pas assez de titres "imparables" dont on cause... Quelques titres émergent, on peut espérer que les albums en cours de production pourront monter le niveau, il y a assurément de belles choses à sortir.

Ah, il faut aussi déplorer le laps de temps trop long entre mise en ligne et sorties... Certains titres mettent plusieurs années avant d'arriver, dans un marché où tout va de plus en plus vite et où il semble de plus en plus difficile de s'imposer. Certains libraires renvoient les albums sans même ouvrir les cartons tant il y en a. C'est très compliqué de mettre trop d'espace entre les tomes, et on risque d'en subir les conséquences pour notre SL3, qui va sortir près de 2 ans après le tome 2...

Sur le plan communication:

Je croyais que l'arrivée d'un gars dédié à la communication allait changer les choses. c'est probablement pas encore suffisant mais on sent de la volonté. Trop de points restent toutefois en suspens, les édinautes se découragent de ne pas avoir systématiquement de réponses à leurs questions légitimes, et ça gronde par périodes, avant de retomber... Les efforts portent sur le dialogue entre nous tous, pour savoir où on va. Je reste convaincu que quand on demande autant de fric aux gens, il faut un peu les ménager et tenir compte de leurs remarques. après ce n'est pas mon souci en tant qu'auteur, me semble que je communique beaucoup pour ma part, non ?

Pour les ventes...

On est en deçà de mes souhaits, malgré d'excellentes critiques et un accueil élogieux, une présence que BDGest en bonne place. Oui, le marché est très compliqué et il faut en tenir compte, sans oublier qu'on n'est plus dans les chiffres d'il y a 10 ans où on pouvait espérer démarrer autour de 8 000 exemplaires pour un tome 1.

Désormais, en moyenne, on est autour de 1 500, voire moins. C'est catastrophique.

Pour l'instant à ce jours, les trois titres Arnoux-Morancho-Millien totalisent (ensemble) plus de 10 000 ventes mais on ne peut se satisfaire de chiffres aussi bas encore.

Si on détaille en gros, à l'instant T, le tome 1 de SL a dépassé 5 000 ventes (réelles, plus de retours désormais), le 2 est derrière avec moins de 4 000 esx écoulé, mais toujours en place, l'intégrale W4 serait autour de 900 ventes, je crois (tirage 1 400)...

Clairement je souhaite toujours que le crowdfunding ait un sens sur Sandawe (je n'aime pas l'idée de mécénat et je ne suis pas venu pour ça) et que les gens qui nous ont suivis récupèrent le plus possible. C'est pas facile: pour l'instant on doit être sur 25% des mises sur le 1; Je n'ai pas le chiffres exacts.
Il y a jusqu'à octobre 2018 pour que ça paye... (sur le 1)

Pour SL ?


Le fait de savoir qu'on va relancer quand le 3 sort est une bonne chose et permettra de grimper un peu. Mais si SW ne pousse pas le diffuseur ou ne fait pas de racolage auprès des libraires, on sera exactement dans les mêmes eaux pour le tome 3 et ce sera compliqué de décoller vraiment.

Je rappelle que j’espérais atteindre 10 000 exemplaires du 1 vendus au moment où sortira le 4. Je crains que ce ne soit pas encore possible, à moins d'un gros effort de communication le moment venu. Pour le moment ça ne sert à rien, il faut juste espérer que les prochains titres de la maison permettront de mettre le focus sur l'éditeur, et donc par ricochet sur un des titres phares.

Il faut donc espérer un sursaut et que SW soit derrière le titre au moment de la sortie, en poussant VRAIMENT, cette fois...

2016 sera une année cruciale, après 5 ans de présence. Sara Lone est prévu en 4 tomes, on sait qu'on les fera, on espère aussi faire un album de W4, mais ce sera de façon plus détendue, sans tabler autant que sur SL, qui a ce qu'il faut pour s'imposer. ou devenir un flop. On fera les comptes dans deux ans, je crois.

En conclusion:

Pour nous, l'aventure Sandawe du côté financement touche à sa fin... 4 albums à 100% déjà. Un cinquième qu'on lancera en fin d'année, le tome 4 de SL et peut-être W4-S2 si l'éditeur le souhaite.  Je ne vois pas au-delà et il me semble que désormais il faille assurer sur le plan commercial et éditorial et ça ne dépend plus vraiment des édinautes, mais de nous pour le qualitatif et de SW pour le suivi éditeur.

On croise les doigts pour que ça fonctionne...

02 juin 2015

J'ai niqué mon pare-brise !


... Mais fort heureusement, "Carglass répare, Carglass remplace !"

Montreuil -Bellay - 29-30-31 mai 2015

Seizième édition - C'est mon ami Curd Ridel qui a insisté pour que je vienne auprès du Président organisateur du salon, l'ami Marc Defois, quelques semaines plus tôt... La réputation du festival est excellente et j'accepte bien volontiers, d'autant qu'ils remboursent très correctement les frais de route. Je viens en voiture, comme souvent. L'occasion de rouler avec ma 500...

1 - voyage      4 (sur 5)

350 kilomètres aller, idem pour le retour, sept cent bornes avec ma petite Fiat, frais de route aller et retour bien pris en charge et réglés avant le départ, rien à redire. Pour moi, c'est quasi de l'autoroute tout le long, juste quelques kilomètres de route nationale, une fois arrivé à Saumur...

Enfer et damnation, voilà-t-y pas que je casse mon pare-brise au retour ? Un banal gravillon intempestif et au fil des kilomètres, je vois l'impact "moins gros qu'une pièce de 2 euros" s'agrandir.

En fait, c'est une putain de fissure qui s'étend au fur et à mesure que je roule vers la maison. Mais comme vous le savez, "Carglass répare, Carglass remplace", ça me coûtera la franchise, ils viennent sur place de le changer à la maison quelques jours plus tard.

2 - accueil     5 (sur 5)

On est très bien accueilli, sitôt arrivé à l'hôtel "Relais du Bellay" où nous séjournerons, qui est aussi le lieu de rendez-vous.

J'arrive vers 18h30, pile pour aller visiter le somptueux château de Montreuil Bellay qui est à 50 mètres de là.





Visite "rien que pour nous", sous la houlette d'une jeune femme guide speedée qui nous débite son texte comme si on avait un train à prendre, mais c'est quand même passionnant et plutôt rigolo et on a la chance de pouvoir tout regarder.

C'est magnifique...








3 - hôtel      (sur 5)

Un 3*** fonctionnel.

Deux petits lits un écran plat, une salle de bain clean, si ce n'est que ma douche délivre un filet d'eau et ne tient pas très bien sur la tige métallique prévue pour...

Mais en bricolant un peu, j'arrive quand même à m'en sortir avec un débit plus acceptable pour prendre sa douche du matin.

Il y a une piscine gratuite et un sauna, payant !

4 - repas      (sur 5)

- Le vendredi soir, comme les organisateurs de festivals de BD imaginent que tous les acteurs de ce métier (dessinateurs, scénaristes etc) sont des ivrogn... eeuh, des amateurs de grands crus, ils organisent souvent des soirées dans des caves à vin ou dans des exploitations vinicoles, pour déguster les boissons de l'endroit, évidemment. Dans une belle région évidemment dédiée en partie aux vignobles, c'est assez normal. La logique est respectée. Mais je ne bois pas une goutte d'alcool, comme le savant ceux qui me connaissent...

Du coup on se retrouve une cinquantaine à boire un apéro dehors devant le domaine puis invités ensuite à passer dans un grand hangar où sont disposées des tables de six, pour partager ensemble un buffet froid et des chips...

- Samedi midi  Là, c'est sur place, au Prieuré des Nobis que ça se passe. D'ailleurs tout se passe là, en fait. C'est bien pratique, mais je regrette un peu la convivialité d'un petit restaurant où on sortirait un peu du contexte dédicaces et où on serait moins entassés, mais on fait dans l'efficace. Repas correct, un peu "cantine" et servis par des bénévoles qui s'activent et sont aux petits soins...

- Le dîner du samedi soir. Cette fois c'est une soirée dans un hôtel, plusieurs tables rondes où on se place un peu au hasard, pour une soirée interminable que je quitterai avant le dessert. Arrivés tous vers 20h30, , on attend plus de deux heures avant l'entrée, puis encore pour le plat, etc... C'est trop long trop bruyant après une journée de signatures, même si là encore la bonne humeur et le gentillesse sont au rendez-vous. Il y a une soirée d'intronisation vinicole où quatre auteurs (les primés de l'après-midi) sont faits "Chevaliers de la Canette des vignerons du nord des deux Sèvres" ou un truc approchant. Repas moyen et brouhaha permanent me font fuir assez vite pour aller me coucher.

Heureusement, l'hôtel n'est pas loin et en cinq minutes de marche j'arrive devant le portail. Fermé. Et je n'ai pas ma clé. Un petit coup de fil pour déranger le veilleur de nuit (il est minuit et demi, ça chante là-bas et le dessert n'est toujours pas servi...) et hop, au lit !


- Repas du dimanche midi... Il y a un barbecue, et c'est sous la tente prévue à cet effet à quelques pas des salles de dédicaces. Du coup, on va sentir le feu de bois tout l'après-midi.

- Dîner du dimanche soir avec les bénévoles et les gens de l'organisation, il reste peu d'auteurs mais nous passons une bonne soirée autour d'un repas plaisant...

5 - lieu      4 (sur 5)

On signe dans le Prieuré. Plusieurs salles et les dessinateurs réunis en petits groupes. Curd et moi on est ensemble et ça permet de passer un bon moment entre potes... Salle agréable, une fois réglés les éclairages au-dessus...

6 - rencontres      5 (sur 5)

Peu d'auteurs mais des bons. Et quelques nouveaux qui ont un album dans les pattes et se la jouent arrivés.  Les grands auteurs du métier sont toujours les plus modestes et ceux qui la ramènent le moins, mais y'en a qui ont besoin d'exister...


J'ai le plaisir de revoir Serge le Tendre, Eric Juszezack, Xavier Fourquemin, Olivier Supiot ainsi que l'ineffable Roger Widenlocher, plusieurs fois croisé mais avec qui je n'avais jamais causé. on a rattrapé ça... J'ai aussi croisé deux auteurs Sandawe, Xavier Hennion et Gilles le Coz venu en voisin.





7 - livres signés      3 (sur 5)

On sait que c'est dur, mais c'est désormais de plus en plus compliqué de savoir si on va marcher. ici sur ce salon là, bilan mitigé, bien évidemment pas mal d'albums, mais moins que dans le passé. probablement une quarantaine sur deux jours de travail...


En conclusion...

Voilà un salon bon enfant gentiment organisé par des personnes qui ont le sens de la fête et veulent nous faire plaisir. ça se sent... Et c'est important au moment de débriefer. J'ai bien aimé le lieu, le château et l'ambiance. 

Pour autant y retourner chaque année comme le fait Curd depuis seize ans implique de retrouver les amis et donc de bien faire attention à la liste des invités... 

Ce n'est pas pour les ventes qu'on sait désormais mineures qu'on fera les bornes...