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17 février 2009

De Mulhouse à Strasbourg...

Samedi à Mulhouse, rencontre avec les lecteurs dans la librairie de David.

Je signe aux côtés de Nicolas Ryser, jeune Auteur talentueux qui a sorti récemment un bouquin chez Vent d'Ouest.

La galerie couverte où est située la boutique est en plein centre-ville, les vitrines des commerçants sont remplies de cadres avec dessins et planches de Nicolas et moi, c'est très bien fait et bien mis en valeur.

On déjeune copieusement avec Jean-Pierre, le père de David déjà maintes fois croisé comme lecteur lambda, la petite Laura qui est apprentie à la boutique, Nicolas, David et moi. C'est pantagruélique et inquiétant pour la dédicace qui va suivre... Mais on s'en sortira.

Quelques clients sont déjà là quand on revient vers 14h30 pour signer jusqu'à 19 heures, sans interruption, battant au passage le record de signatures d'albums de Tribulles.

Je griffonne une quarantaine de dessins, certes parfois sur des albums déjà achetés ailleurs, mais les ventes sur place ont bien fonctionné aussi, Ava c'est deux tomes à chaque fois, plus de 25 bouquins quand même.

Ça peut paraître peu, mais chaque boutique a son échelle de valeur et dans le cas présent, David était ravi. Et puis il ne faut pas oublier que je réalise une dédicace en sept minutes en moyenne, il m'est difficile de signer plus vite, ce qui nous fait en gros environ 8 albums de l'heure...

Donc, quatre heures et demie de dédicace sans lever la tête ni même aller faire pipi...

Le soir, crevé et fatigué, je décline leur invitation à un second repas ('veulent m'achever...) et rentre à l'hôtel en oubliant le kougloff maison préparé à mon intention par la maman de David. La honte...

Le Kyriad Centre est très agréable, la chambre spacieuse, il y a aussi un espace sauna qui va bien me décontracter pour une nuit de repos !

... Avant de filer dimanche en fin de matinée vers Strasbourg 120 km plus haut, dans un autre hôtel qui m'est réservé pour la nuit de dimanche à lundi.

On m'a trouvé un hôtel-résidence dans un quartier chic, un studio très cosy...

Dans l'après-midi, la prof qui m'accueillera dans son cours le lendemain pour une présentation de mon travail d'auteur me téléphone pour me proposer si ça m'amuse d'aller voir le Carnaval de Kehl, en Allemagne, en fait à quelques km de là.

Plutôt que de rester seul devant la télé, j'accepte avec gratitude cette compagnie inattendue. C'est très sympa et amusant de voir défiler toutes ces confréries, plus de 100 différentes, chacune déguisée différemment avec des masques splendides et des costumes très travaillés. Mais il fait un froid de canard, on file manger des flammekueche dans une taverne typique, avant de me faire raccompagner à l'hôtel...

Je vais passer une heure sur mon ordi à préparer les séances du lendemain, une avec des élèves de DIMA et une autre ensuite avec une classe de terminale Bac Pro.

Lundi... On vient me chercher vers 9h30, juste le temps de me rendre compte que le "câble spécial vidéo projecteur" que j'ai apporté sans vérifier parce qu'il fonctionnait avec l'ancien iBook n'est pas compatible avec mon MacBook plus récent.

Ils ont changé la prise femelle !

Sans dessins projetés, difficile de faire ma conférence, panique et sueurs froides...

Un passage express de mes dossiers (heureusement préparés la veille) sur une clé USB arrange le problème, mais du coup il faut tout réinstaller sur un PC de l'école et ça prend un peu de temps pour les manips... Et puis il n'y a pas Photoshop, j'avais prévu une démo couleur, tant pis, je squeeze...

Je vais passer au final quatre heures très denses devant un auditoire attentif, les deux fois.

Les jeunes filles de DIMA (Dispositif d'Initiation aux Métiers par Alternance) ont fait une petite BD en travail de groupe, sorte de roman-photo que je commente avant de dessiner en direct sur le paperboard pour elles, un truc qui fait toujours son petit effet...

Une heure sympa avec une quinzaine de filles à l'écoute de ce que je raconte: une démo montrant la construction des dessins à partir du scénario, du découpage et de la mise en couleur...

Ensuite après une heure de battement, c'est reparti pour deux heures, je me retrouve dans un amphi face à des élèves de terminale qui ont travaillé en cours avec leur prof sur les planches de "Paroles d'Étoiles".

Ils ont tous les copies des cinq pages devant eux et plein de questions à poser sur la signification des images et ce qu'elles contiennent. Passionnant.

Reste après les remerciements et au revoir à se taper les 5 heures de route qui m'attendent pour retourner à la maison. J'adore conduire, traverser des paysages différents avec la liberté de filer sur les routes à ma guise n'est pas un pensum, mais j'avais prévu une ultime escale à Reims chez l'ami Lerolle, j'annule, ce sera pour une autre fois...

06 janvier 2009

Passage à la radio...

Il y avait en lien une émission de Radio J Marseille, passée sur les ondes le 1er janvier et dans laquelle on m'entend parler de "Paroles d'Étoiles"... Le lien est corrompu. tant pis.

Ce livre qui a du sens me procure plus d'interviews qu'Ava. Je ne regrette pas les 3 semaines de folie sous pression pendant lesquelles j'ai réalisé ces 5 pages !

02 décembre 2008

Débat sans moi...

"Paroles"... Jean-Pierre Guéno ne sera pas des nôtres dimanche à Strasbourg pour parler de l'ouvrage dont il est l'instigateur et j'avoue que je ne suis pas apte à le remplacer au pied levé.

Ce n'est pas une maladie diplomatique occasionnée par les tracts des "femmes en noir" qui veulent manifester devant le parc des expositions... Mais réintégré dans son corps d'origine, il est missionné pour un voyage d'étude au Japon par son employeur et sera dans l'avion au moment où ouvrira le Salon de la Wizo au Wacken.

Parler de mon métier, des raisons de mon engagement graphique dans ce collectif, c'est facile, mais évoquer un sujet aussi grave que celui du livre dont il est maître d'œuvre sans lui, je ne suis pas capable de le faire, n'étant pas partie prenante - à part pour 5 pages - et n'ai honnêtement pas grand-chose à apporter au débat prévu.

Je serai donc présent, mais je me contenterai de signer mes livres. C'est déjà pas si mal...

22 octobre 2008

Totalement inédit !

En septembre et en octobre, huit dessinateurs, huit copains du métier, ont réalisé chacun une planche originale pour honorer la mémoire du dernier de nos "Poilus" de la guerre 14-18, Lazare Ponticelli, homme hors du commun devenu gloire nationale depuis ses obsèques aux Invalides, voici quelques mois.

Leurs travaux sont réunis dans un élégant portfolio original inédit de format 45X35, (les planches BD encartées seront en 30X40) présenté le 11 novembre, forcément.

André Juillard, Joseph Béhé, Olivier TaDuc, Jean-Charles Kraehn, Sylvain Vallée, Frank Margerin, Christophe Bec et Emmanuel Lepage ont eu carte blanche pour traiter à leur sauce graphique une anecdote choisie par eux et reprise d'un petit livre dans lequel le vieil homme - disparu en mars dernier à l'âge de 110 ans - racontait ses souvenirs et sa traversée du XXe siècle, lui né au XIXe et mort à l'entame du XXIe !

Ils ont donc adapté librement en quelques cases avec brio et talent (et surtout leur sensibilité) cet "extrait de vie"...

Taduc a choisi la naissance de Lazare, Béhé un détail de son enfance, Lepage, Bec, Juillard et l'ami Kraehn mettent en scène ses anecdotes de la Grande Guerre, Vallée raconte un fait de la Seconde Guerre Mondiale, quand à Margerin... Il a fait du Margerin, forcément décalé.

Les collectionneurs en seront pour leurs frais, l'objet rarissime est destiné en exclusivité aux clients de Ponticelli Frères, l"entreprise créée en 1921 devenue depuis une multinationale imposante qui compte dans sa partie...

Le portfolio une vie "ordinaire" signé par les dessinateurs et tiré à 400 exemplaires (plus quelques-uns destinés aux Auteurs) ne sera pas commercialisé où que ce soit.

C'est en fait un cadeau d'entreprise prestigieux, un hommage quasi-familial destiné aux clients de la Maison. Le choix des Auteurs s'est basé sur leur notoriété et l'intérêt réel qu'ils ont bien voulu porter au projet.

Au vu des délais plutôt courts et de leurs plannings chargés, plusieurs et non des moindres ont regretté de ne pouvoir en faire partie.

Ainsi Jusseaume, Guarnido, Griffo, Malfin, Loisel et d'autres sur la liste ont décliné à contrecoeur...

Qui sait s'il n'y aura pas un second portfolio, plus tard... ?

En attendant, connaissant les aficionados de la BD, je gage que certains pourront probablement à force de recherches s'en procurer un par ci par là, de façon exceptionnelle...

Très cher, au vu de la rareté.

Mais on va en reparler et les pages seront sans doutes exposées d'une façon ou d'une autre, pas question de laisser dans l'ombre le travail de tous les artistes qui ont "planché" sur le sujet...

21 octobre 2008

Débat dédicace à la librairie Kléber ?

La sortie de "Paroles d'étoiles" concerne la communauté juive en premier lieu, forcément.

La librairie Kléber à Strasbourg prépare le 7 décembre 2008 un débat dédicace avec plusieurs Auteurs du collectif à l'occasion du salon de la Wizo, une organisation de femmes sionistes. Débat passionné autour d'un sujet fort qui devrait être intéressant, en tout cas changeant un peu du ronron BD traditionnel.

J'y serai. C'est un dimanche après-midi...

03 octobre 2008

Paroles et dessins d'étoiles...

Personne n'en parle encore, mais le collectif "Paroles d'étoiles" chez Soleil promet d'être un beau bouquin... Suffit de voir la demi-planche d'Algésiras, ci-dessus... Couleurs de Servain.

Dessiner en BD sur un sujet difficile, les enfants juifs survivants dont la famille a été exterminée dans les camps et qui "culpabilisent" d'être vivants, n'est pas chose facile pour ce que ça implique de pathos et de douleurs.

Pas simple non plus de se plonger dans les photos d'Auschwitz pour chercher de la doc utile sur la période.

Paroles d'étoiles. Thomas Gilou en a fait un film document, montrant le voyage dans les vestiges des camps de la mort de ces enfants (à présent âgés, évidemment) "survivants" parce qu'ils ont été cachés ou mis à l'abri à temps par des "Justes" et qui ont donc grandi avec cette idée de culpabilité permanente, une souffrance impossible à imaginer...

Plusieurs dessinateurs ont planché sur le sujet et le livre dont j'ai vu quelques bonnes feuilles, sera de haut niveau, ce qui n'est pas toujours le cas des collectifs...

Parfois, certains traitent un peu par-dessus la jambe ces travaux destinés à être réunis en espérant que ça passe, même bâclé, mais c'est un calcul un peu stupide, parce que ça se voit.

Ce n'est pas le cas ici. Le sujet porteur ne permettait pas d'approximation. Lidwine, Algésiras, Servain et quelques autres dessinateurs dont votre serviteur ont donc bien travaillé.

Et puis c'est Serge le Tendre qui a écrit le scénario pour toutes les histoires en 5 ou 8 planches, ce qui est un challenge de plus.

Sortie le 5 novembre


22 novembre 2007

Faria et le "droit de vivre"...

S'il est dans Monte-Cristo un personnage essentiel, base de tout d'ailleurs puisque c'est de lui que viendra la fortune de Dantès après son évasion d'If, c'est bien l'illuminé (apparemment) et étrange abbé Faria.

Voici le premier dessin de lui, toujours sans couleurs ni bulle, représenté en gisant, au moment de la découverte de son corps par les geôliers du château...

Pour les connaisseurs, je découpe le récit par flash-back avec la voix-off d'un narrateur qui n'est autre que le Comte déroulant ses souvenirs pour un interlocuteur que nous ne verrons que sur la dernière page.

On commence par l'évasion, et le sauvetage en mer, avant de revenir à la prison et de comprendre au fil des pages l'odieuse machination ourdie par les malfaisants envieux qui ont fait la perte du héros en lui piquant fortune, femme et vie...

On découvre peu à peu ce qui s'est passé, grâce aux dires d'Edmond et aux déductions de l'abbé qui ouvre les yeux de son jeune compagnon d'infortune avant de lui permettre par sa mort une délivrance romanesque.

Cette exposition des faits prendra environ la moitié de l'album, "la chute", avant une seconde partie, "la vengeance", en gros... le tout condensé en 46 ou 50 planches...

Pour l'instant et en exclusivité, les 3 pages réalisées (découpage, dessin et couleurs, comme ce sera le cas pour le Monte-Cristo) en juillet pour Soleil qui sont dans le collectif de notre "idole des jeunes" nationale". C'est "le droit de vivre", dont le texte prêtait bien à une dramatisation, comme vous le constaterez sur les images plaquées dessus par mon imaginaire...

20 novembre 2007

Enfin une bonne critique !

Il y a des trucs qui font plaisir.

Voir qu'on comprend son travail ou ce que l'on a voulu faire dans ses dessins, par exemple...

L'intentionnel perçu par le lecteur...

Le magazine Rock & Folk risque fort dans les années à venir de plus parler du groupe de mon musicien de fils que de moi, n'empêche que j'apparais dans la critique du collectif dont je vous cause depuis trois mois... Forcément, un album sur les chansons de Johnny ne pouvait pas passer inaperçu.

La critique des "cordes sensibles", c'est dans le numéro de décembre...

Ça fait plaisir ? Ben ouais...

(et merci à l'ami Jean-Pierre qui vient de m'envoyer le scan...)

19 novembre 2007

Au courrier ce matin !

Y'est, j'ai reçu mes deux (!) exemplaires d'Auteur du collectif Soleil... Le fait d'avoir un nom qui commence par A me met en tête de liste, en quatrième de couverture...

Un bel album, même si on sent parfois que l'investissement des uns et des autres est un peu disparate et que tout le monde n'est pas fan du chanteur à mettre en image...

Oublions Taymans, qui passe à côté de "je suis né dans la rue"... Mais mention spéciale au talentueux Steven Lejeune qui réalise 4 pages superbes "dans la poussière, les bras en croix" et aux aquarelles sensibles de Yoann qui s'est attaqué à "retiens la nuit", que j'avais un peu étudié mais qui me semblait impossible à illustrer. Comme quoi...

Manque évidemment comme je le pressentais les photos des Auteurs rencontrant l'Artiste, qui donne d'habitude le "liant" à ces albums de la collection. C'était le cas avec Bruel, Thiéfaine ou encore Mr Eddy...

Du coup, les dessins sont livrés un peu "sec", sans explications particulières, ce qu'évidemment je trouve dommageable pour le lecteur...

Et pour moi.

PS: Je mettrai mes trois pages en lignes la semaine prochaine. Pour le moment, Edmond me prend tout mon temps... Et je préfère qu'on les découvre dans l'album, forcément. Il sort ce mercredi.

09 novembre 2007

Les mots du "droit de vivre"...

En avant-première avant la sortie de l'album, je vous propose mon découpage des trois planches du "Droit de vivre", la chanson que j'ai mise en images dans le collectif Soleil...

C'est ainsi que je procède quand j'écris un scénario, du moins comme je l'ai fait jadis pour mes albums avec Pierret, Millien, , Klimos, Brichau, Queireix et l'ami Michaud...

Revenons à ce cas précis:
le principe imposé consiste à n'utiliser que le texte des chansons de Johnny.

Donc, pas d'ajouts personnels, juste les paroles originales... Point !

Ensuite, l'interprétation est libre sur le plan graphique, évidemment. J'aurais bien aimé dessiner une quatrième planche, pour imager la lutte des noirs américains contre la ségrégation raciale dans les années 60 aux USA, il y avait matière... Mais on m'a dit "trois planches"... Je crois qu'il y a 25 dessinateurs, donc pas trop de place pour que tout le monde puisse s'exprimer et s'étendre...

En lisant le texte, j'ai vu dans ma tête certaines images se mettre en place avec évidence et le scénario s'est imposé de lui-même, du coup... Si je concentre le temps passé en gros, entre écriture, dessin et couleurs, j'aurai mis dix jours au total. (les textes dans la version finale sont dans des cartouches plus petits, le lettrage étant en blanc sur fond noir...)

À comparer avec la version définitive en couleurs:

Je ne sais pas du tout si mon "interprétation graphique" correspond un tant soi peu à la façon de voir du parolier (probablement Michel Mallory) à l'époque, en 1973. En tout cas, c'est la mienne...

08 novembre 2007

Promo d'enfer...

Ça y est, la promo commence pour les albums collectifs consacrés aux chansons de Johnny Hallyday, chez Soleil. Finalement les deux tomes sortent en coffret et à l'unité.

J'aime beaucoup la couverture du second d'ailleurs, que je trouve infiniment plus "accrocheuse" que l'autre.

Mais mes planches sont publiées dans le tome 1, tant pis...

Un peu de battage sur TF1, (qui co-édite, au passage) au journal de 13 heures de ce jour et dimanche passé dans l'émission 7 à 8...

Sacré plan média, mais connaissant l'éditeur, je ne suis pas surpris. Ce n'est que le début. Et c'est bien la première fois qu'on parle autant "d'un de mes albums"...