22 octobre 2014

W4, c'est aujourd'hui !

22/10/2014 ? W4 en librairie ce jour !

Patrick Pinchart l'éditeur, Chrys Millien et moi sommes satisfaits du produit... On espère que le tirage partira en intégralité.


Les premières pages ici...

19 octobre 2014

Passage éclair en Belgique !

On avait prévu depuis déjà quelques semaines d'aller signer sur place, dans les bureaux de Sandawe à Lasne (à deux pas de Waterloo) les albums "Intégrale W4" ainsi que les différents bonus destinés aux édinautes qui nous ont suivis en investissant sur notre travail par l'entremise de notre éditeur participatif belge.

Je rappelle que l'album sort en librairie ce mercredi.

Vendredi matin 17 octobre, je récupère donc mon co-auteur et ami Chrys Millien en gare de Marne-la-Vallée vers 10h30 pour poursuivre ensemble en voiture le trajet vers la Belgique. Comme lui et moi ne nous sommes pas vu "en vrai" depuis des années, bien que se causant quotidiennement avec Skype, c'était la bonne occasion, d'autant que ça nous permettait de rencontrer ensemble notre éditeur belge et de parler boutique... Notamment de l'album que nous réalisons ensemble pour Dargaud en ce moment même. J'en reparlerai.

À peine plus de trois heures de route plus tard à bord de ma Fiat 500, on a débarqué à Lasne, petite ville bourgeoise du sud de Bruxelles,  à quelques kilomètres de Waterloo, dans la banlieue chic de la capitale belge... Un petit bâtiment en briques rouges de deux étages, très moderne et situé dans la verdure. On est là dans un ensemble regroupant des bureaux et des entreprises à taille humaine, plusieurs petits bâtiments construits à l'identique faisant ressembler l'endroit à un campus américain...


Sur le trajet, on a un peu hésité, parce que je n'ai dans ma voiture qu'un vieux GPS avec une simple carte de France. Pas l'Europe... Alors une fois arrivé en Belgique, sitôt passé la frontière, je n'ai plus sur mon écran que la flèche indiquant bien la position de la voiture, mais sur un fond blanc.

Pas hyper pratique.

Comme Patrick Pinchart (le boss de Sandawe) m'avait dit "Ring Est, et direction Waterloo" comme repères et aussi que la boîte se trouvait dans un petit bâtiment situé derrière une station service, on a été attentifs et on a trouvé quasi-immédiatement l'endroit: vers 14 heures, on était à pied-d’œuvre pour dédicacer...


C'était une gageure, parce qu'il faut signer des ex-libris, des affiches, des tirés-à-part et pas mal d'autres trucs avant de signer les albums proprement dits, une cinquantaine destinés à nos édinautes...

Chrys avait aussi apporté les pages originales attribuées à ceux de nos investisseurs qui ont mis 1 000 euros et plus... Je sais qu'il a eu du mal de s'en séparer...

Sur la table dans un des bureaux, on a partagé la tâche lui et moi, et donc certains édinautes auront un dessin de Chrys, d'autres un dessin de moi. Tout a été signé le vendredi !

Pendant de temps-là, Aymeric, un édinaute, et l'ami Laurent emballent les albums destinés à partir très vite vers les investisseurs. Nos amis aiment bien recevoir leurs titres un peu avant la sortie officielle. L'album sera en vente mercredi...

Un sacré boulot dont on a pu mesurer l'importance et la complexité...

On a tout terminé vers 19h30 après un marathon graphique un peu exténuant mais efficace. La journée était finie, même si on avait prévu la matinée du lendemain pour conclure. Du coup, détente, ensuite. Patrick nous fait choisir des albums "maison" qui nous manqueraient. Comme promis à Xavier, je prends son Toxic Boy et les bonus qui vont avec... Et trois autres albums...


Du coup, pour dîner, nos hôtes nous amènent (Patrick que je suis dans ma voiture se perd sur la route, moment épique, il ne sait plus où on va...) dans un hôtel (le 1815, un 3*** très bien, à quelques mètres de la fameuse butte du Lion de Waterloo) où j'avais carrément une suite (Wellington !) et où nous avons (excellemment) dîné en compagnie de deux autres auteurs, et de Patrick et de Philippe. Ce sont les responsables en "chef" de cette maison d'édition en crowdfunding que je commence à bien connaître et apprécier de plus en plus pour leur gentillesse et leur efficacité...

Leur façon de nous recevoir en mettant les petits plats dans les grands en est l'exemple frappant.

Merci à eux...


Le lendemain matin, après un petit déjeuner à l'hôtel, nous retournons chez Sandawe et Chrys présente alors à Patrick plusieurs prototypes de jeux de carte et de plateau très élaborés, dont un évidemment axé autour de l'univers de W4 qui me laisse un peu perplexe quand on essaye d'y jouer tous les trois.

Je suis par contre emballé par d'autres jeux de son cru, vraiment bien foutus, une facette de lui que j'ignorais mais qui m'a vraiment impressionné, autant par la réalisation des maquettes que par la conception. Patrick a apprécié aussi je crois. On va voir ce qu''il va advenir de ça dans les mois à venir, mais pas impossible qu'on propose un jeu en projet chez Sandawe aussi, du coup...

Nous avons ensuite évoqué une suite à ce W4 qui sort dans quelques jours et que nous mettrons en ligne sur le site d'ici peu. les idées fusent. Ce sera une "saison 2" qui se passera avec les mêmes personnages, mais six ans plus tard... On a plein d'idées pour ce futur triptyque. Et comme Chrys dessine très vite, on le commencera en parallèle avec d'autres projets déjà signés sur lesquels on doit avancer, d'ici quelques jours pour le positionner sur le site.

On sait que financer prend parfois du temps....


Ensuite, nous allons déjeuner dehors (il fait un soleil magnifique et très chaud, ce samedi) tous ensemble à Waterloo dans une brasserie où nous mangerons Chrys et moi un peu plus vite que les autres, car il est déjà temps pour nous de retourner vers la France et vers la gare de Chessy-Disneyland.

Mon co-auteur doit prendre son train vers 17h10 pour Lyon, puis un TER pour rentrer chez lui. On part vers 13h45, le timing est bon et après une route sans histoire, nous arrivons à 1 kilomètre de la gare de Disneyland. Et il est 16h55. On a un quart d'heure devant nous avant le départ du train, là où d'ordinaire il faut une minute de là où on se trouve pour se garer devant...

Mais patatras, en dépit d'un timing calculé aux petits oignons, c'est la douche froide...

... Car un bus en panne warnings allumés est stoppé en travers de la route 400 mètres devant et ça bouchonne à mort, empêchant les gens d'atteindre la gare TGV. Et rien à faire une fois enquillé pour faire demi-tour. Un silence pesant règne dans la voiture, du coup, on comprend tous les deux que c'est plus que limite. Et ça ne loupe pas...

Au fil des minutes sans avancer en mètres à mètres et pare-chocs contre pare-chocs, tous les gens paniquent et descendent des voitures, prenant leurs valises pour foncer vers la gare située devant nous à quelques centaines de mètres. Chrys et moi restons bloqués et indécis sur la marche à suivre, les minutes passent. Il devient évident qu'il va rater son TGV et la correspondance qui suit... Alors un peu tard, mais il va descendre, prendre ses bagages (sacs, livres, bref pas mal de choses) pour terminer à pied, tandis que que je reste encore coincé au volant près d'un quart d'heure sans avancer d'un centimètre.

Je suis stressé de le voir partir comme ça à toute allure, conscient qu'il a raté son train, mais j'apprendrai un peu plus tard en le joignant sur son GSM qu'il a pris le suivant, moyennant 11€ pour le changement de billet. Au lieu de prendre le 17h11, il prend le 18h11. Un peu de stress et de temps perdu pour lui, un moindre mal et au final, tout est bien qui finit bien !

Ouf...

Bilan, c'était bien sympa de se voir comme ça, et rencontrer nos éditeurs, Patrick et Philippe, ainsi que Laurent, (Marsu) Aym qui l'aidait pour la logistique, l'ami Thibaut et les autres, bref, un bon moment partagé, je crois. Et constructif aussi puisqu'on revient avec un autre titre à concevoir très rapidement pour le mettre en ligne d'ici quelques jours...

Dans trois mois, je remets ça avec David pour la sortie de Sara Lone tome 2 ?

11 octobre 2014

À Barcelone en avril 2015 ?

Le 33ème Saló Internacional del Còmic de Barcelona se déroulera en Catalogne du 16 au 19 avril 2015.

Notre Sara Lone y sera disponible en espagnol, et ce autant pour le tome 1 qui sera en vente le 9 décembre prochain en version traduite par les bons soins de Norma International, que pour le tome 2 qui sortira là-bas à cette occasion précise. David Morancho, mon co-auteur qui est de Barcelone est ravi, bien entendu.

Je suis officieusement invité par l'éditeur espagnol, mais rien n'est encore calé. J'en reparle dès que j'en saurai davantage, évidemment...

SL2 en février prochain !

C'est maintenant dans 4 mois que sortira le tome 2 de Sara Lone, présenté en avant-première par Sandawe à Angoulême...

Je n’y serai pas, on connait mon peu d'intérêt pour le festival, mais ce sera important pour notre éditeur si le travail a été fait en amont. impression chez Lesaffre en décembre.

David Morancho a dessiné des pages superbes. Mais personne n'en doutait.

10 octobre 2014

W4 en Une de SandaBD...

Sandawe lance SandaBD, un magazine papier gratuit pour traiter l'actu de la maison et donc permet de parler du crowdfunding plus en détail... (on le trouve aussi en numérique)

Tous les éditeurs BD utilisent ce genre d'outil de communication, c'est donc un vide comblé par l'éditeur belge qui a désormais besoin de franchir un palier et de se faire connaitre du grand public.

Cerise sur le gâteau, c'est le dessin de couv de W4 dessinée par Chrys (l'intégrale sortira dans une dizaine de jours) qui fait la Une de ce numéro 1.

06 octobre 2014

"Baïona Komiki", c'est fini...

Baïona Komiki - 3/4/5 octobre 2014

Premier festival de Bayonne (64) où nous nous rendions, David Morancho et moi... Compte-rendu détaillé avec de beaux moments, de belles rencontres... et un loupé côté albums...

1 - voyage   5 (sur 5)

Impeccable pour moi... Temps superbe en ce 3 octobre, voiture posée à Orly et envol après les contrôles de plus en plus poussés, (je sonne à chaque fois en passant sous les portiques et on se défait de plus en plus, ceinture, chaussures etc... ) le vendredi en tout début d'après-midi, arrivée après à peine une heure de vol et un bénévole envoyé par le festival pour me convoyer jusqu'à l'hôtel... Du tout bon, un survol à l'atterrissage permettant de voir la ville sur la droite et une fois posé, après 25 minutes en voiture, on arrive devant l'hôtel prévu pour les trois jours que je vais passer ici...

Retour idem, le lundi 6 au matin, l’excellent Jacques Dubois (ex-Gribouille) vient me chercher vers 9h et m'amène à l'aéroport, envol vers 10h40... Vol sans histoires et une fois l'auto récupérée au parking, à la maison pile avant 13h... Y'a des mails qui attendent.

2 - accueil   5 (sur 5)

Voilà une ville où nos hôtes savent vivre et veulent partager leurs émotions. Du début à la fin, on sent que tout a été fait pour nous faire plaisir. D'où parfois des gens un peu à fleur de peau quand ça ne va pas comme attendu. Mais pour un premier festival, il y avait vraiment des intentions et des attentes de part et d'autre...


Vendredi, arrivée vers 15h, affaires posées à l'hôtel et balade tranquille dans la ville, avant d'aller m'attabler seul pour manger une tarte au soleil en attendant 18h et le lancement officiel du festival...

Un moment classique, discours du Maire, de Nicolas Tabary et puis un cocktail avant d'aller dîner. Ensuite un resto en groupe, un dîner puis un concert prévu aux arènes le samedi soir, une visite de la ville le dimanche matin, du classique qui fait toujours plaisir aux invités.

On notera un sac apporté dans la chambre, avec le programme, des livres sur la ville, un foulard aux couleurs de Bayonne que je m’empresse de nouer atour de mon cou et une spécialité locale "traiteur"... Le dimanche en fin de journée, Jacques m'emmènera visiter une chouette expo d'Art provisoire dont voici quelques images...


J'ai bien senti que nos amis de l'organisation avaient rencontré quelques déconvenues et soucis de tous ordres, mais c'était leur première fois et il faut bien essuyer les plâtres quand rien n'est encore rôdé. Moi je suis certain que tout y est pour faire de ce festival un grand rendez-vous au fil des éditions. "Rome ne s'est pas faite en un jour !" disait ma grand-mère. Elle avait raison.

3 - hôtel      4 (sur 5)

4**** ou 3*** ? Bonne question... Sur le fronton, les deux panneaux de cet hôtel en centre ville ne disent pas exactement la même chose. Pour ma part, je dirais 3***+. Mais qu'importe, au fond, l'endroit est très bien choisi au cœur de la ville, chambres spacieuses et agréables, télé avec plein de chaînes qui me permettront de voir les essais le samedi matin et le GP du Japon de F1 le dimanche vers 8h, une autre de mes passions récurrentes.


 Literie confortable. J'ai deux lits !

Rien à redire, c'était un très bon choix, d'ailleurs reconnu par tous les Auteurs qui ne sont pas toujours aussi bien logés d'ordinaire...

4 - repas      3,5 (sur 5)

- Le vendredi soir, apéritif musical servi dans notre hôtel après les discours du Maire et de Nicolas Tabary, le Président de ce premier festival de Bayonne.

 

Ensuite, dîner au cœur de la vieille ville dans un restaurant excellent et qui sera apprécié de tous. On est par petites tables de six et je suis avec mon ami Jean Bastide, mon co-auteur David Morancho, et Amandine (qui publie chez Jungle), Pascale qui fait des couleurs et euh... Milly Chantilly... (si !)

On passe un bon moment, on mange bien, retour à l'hôtel, au bar tous ensemble avant l'extinction des feux en ce qui ME concerne...

- Samedi midi Repas froid servi en buffet dans une salle de l'endroit où on signe, un bon choix dans l'absolu pour ne pas revenir trop tard... Côté buffet, précisément, mieux valait arriver en premier pour se servir, ce n'était pas ultra-varié mais très correct, d'autant qu'il convient de manger peu le midi si on veut être en forme pour signer et ne pas somnoler devant les lecteurs...

- Le dîner du samedi soir. Avant ça, remise des prix. On était nominés, mais on l'a pas. Pas grave, et puis ceux qui l'ont font plaisir à voir avec leur sculpture pas facile à mettre dans une valise...


La météo se gâte un peu en fin de journée et ça inquiète l'organisation qui a prévu un concert dans les Arènes avec Tom Frager.

On doit dîner tous dans les "coulisses" juste avant pendant que les musicos font la balance, mais c'est un peu improvisé et il m'a semblé que certains auteurs arrivés tard n’avaient pas de place à table. Ils étaient un peu contrariés, même si ça s'est vite arrangé, mais moi, ça allait.


Repas là encore un peu "à la bonne franquette", mais viande en sauce excellente et bonne ambiance avec mes voisins de table. Sauf qu'il faisait un peu frais et ça n'aide pas. Ensuite le concert que j'ai bien aimé, mais avec peu de public.

L'idée des Arènes était peut-être un peu démesurée. On était assez peu nombreux, vu l'espace réservé. Probablement à repenser, même si l'intentionnel était cool.

Et puis la pluie fine est venu tout gâcher. quelques chansons (sympathiques) et tout le monde déserte. Je rentre me coucher...

- Repas du dimanche midi... Exactement la même configuration que la veille pour le midi, mais avant, Jacques et Martine, les anciens libraires qui sont là en soutien nous offrent un apéro avec des produits de leur vigne... Très sympa.

Ensuite hop, dans la salle pour déjeuner, buffet identique à celui de la veille. Dans ces grandes tablées, il faut choisir soigneusement ses voisins de table et comme j'ai bien choisi, on s'amuse bien...

- Dîner du dimanche soir un excellent moment en petit comité, la plupart des auteurs étant partis, on s'est retrouvés en nombre restreint pour aller dîner au bord de l'Océan à la "tantina de la playa" à Bidart avec quelques privilégiés dont je suis...


C'était très agréable, on a bien ri, et on s'est promis de remettre ça ! Il faut dire qu'on s'est tous un peu lâchés.

5 - lieu      4 (sur 5)

L'endroit pour le festival est agréable mais m'a semblé assez peu fléché. Là encore des petits soucis liés à une première fois. ce sont des choses qu'on apprend sur le tas, au fond...


Beaucoup d'espace et endroit très lumineux, ce qui est un plus quand on dessine, mais sono intrusive assez présente avec un son bien trop fort et fatiguant, même si la voix de radio de l'ami Martial était plaisante à souhait...

6 - rencontres      5 (sur 5)

Auteurs: Peu d'auteurs. Une petite vingtaine, mais du coup, c'est très agréable et tout le monde se cause plus facilement que dans de grosses mécaniques festivalières. Et franchement ça permet de causer à des gens qu'on ne verrait pas aussi facilement, chacun fonctionnait une par chapelles dans ce métier.


Alors, outre la joie de retrouver le jeune Jean Bastide que je connais depuis plus de 15 ans et que j'ai vu grandir dans le métier (quel talent !), et de passer un moment avec mon co-auteur David Morancho, j'ai pu passer du (bon) temps avec Nicolas Tabary (chouette rencontre), la délicieuse et solaire LuLu Inthesky (dans un genre moins barbu), Martial Lenoir, Amandine, Pascale, Arnaud Poitevin, Wilfrid Lupano, Philippe Charlot, Xavier Fourquemin, ou encore Joëil Callède entre autres joyeux drilles...

 Côté organisation: Barbara, Noëlle, Fred, Jacques, Martine, Sandrine et les autres se donnent à fond... On ne peut que les remercier toutes et tous d'avoir été attentifs et d'avoir fait le maximum pour que ça se passe bien. Sandrine l'émotive a beaucoup pleuré, mais va se reprendre l'an prochain, elle a promis... Pardon à ceux que j'oublie.

Côté public, des édinautes sont venus, je leur ai présenté W4 on a discuté de Sandawe, il y a eu aussi quelques personnes à qui on a expliqué le principe du crowdfunding. Mais il y avait peu de monde, même si l'affluence a été plutôt constante... Là encore, une première édition et donc des espoirs pour une communication accrue pour installer l'événement...

7 - livres signés   0 (sur 5)

Là c'est LE sujet qui fâche...

On finit sur une sale note. Parce que quand on arrive dans un festival et qu'on s'aperçoit qu'il 'y a en tout et pour tout QUE 6 albums (oui, six, vous avez bien lu) ça gonfle !

Et donc, gros couac côté bouquins...

Quand je constate avec stupéfaction le samedi matin qu'il n'y a que six albums de SL et rien d'autre, une micro-pile dans un coin de la table du libraire, qui par contre a des piles de tout le reste en quantité importante que d'ailleurs il a remballé hier soir à la fermeture, évidemment.

Il n'y avait pas la grande foule, mais pour autant, entre les visiteurs et quelques bénévoles, on aurait pu faire 40 albums, tranquille. Fallait juste les avoir...

Je demande immédiatement à Arnaud, le libraire (qui a racheté Gribouille la librairie "historique" de Bayonne aux anciens proprios) ce qu'il en est.

Et là, le gars rigole et me dit que "ouais, bon il est désolé, il sait mais que on lui a remonté par Hachette que les albums de SL étaient épuisés et qu'il n'y en avait plus, que du coup bon il est navré (il a l'air de s'en foutre) il a pris ce qu'il a trouvé en boutique, qu'il a passé sa commande trois semaines plus tôt (j'ai vérifié, c'est vrai) et que bon il est désolé, hein. (bis)"

Je lui rappelle que j'ai juste 40 autres titres et que comme je suis là trois jours ce serait bien de se bouger un peu le fion pour au moins m'en trouver quelques-uns, mais ça n'a pas l'air de tilter non plus...

Et puis il n'arrête pas de sourire en me disant ça, et là ça me gonfle d'entrée. Rien dans son attitude ne  montre qu'il est navré, je suis à deux doigts de lui coller un taquet, mais je garde (mal) mon calme (gaffe mon cœur) et je lui dit que c'est inadmissible qu'on fasse venir d'Espagne un auteur qui va avoir une sale image du sérieux des festivals, que il aurait pu le signaler dès mardi et qu'on aurait trouvé une soluce par l'éditeur, bref que c'est juste pas normal, et que je sais pas très bien pourquoi je suis là, du coup..

Le ton monte un peu avant de couper court et il finit par aller chercher des trucs dans son camion, en grommelant que j'ai qu'à voir avec mon éditeur et que c'est pas de sa faute, que lui il a fait ce qu'il fallait, bref, qu'il n'y est pour rien... Pas responsable...

Il en a retrouvé 3 autres. On a tout vendu, évidemment le samedi en quelques minutes... C'est clair que le mec a fait son beurre sur le weekend avec les titres vendus par ailleurs quand on sait ce que touchent les libraires sur les ventes, alors que la plupart des copains viennent eux gratis.


On a eu la chance d'avoir nos amis édinautes qui ont amenés leurs exemplaires, bref, David a signé ce qu'il y avait, mais il est parti le dimanche matin et moi j'ai passé la journée du dimanche à refuser des ventes, du coup. J'avais conservé un exemplaire pour montrer, les gens prenaient mais quand je disais qu'on pouvait pas le prendre, étaient déçus...

Si j'avais été prévenu, on aurait eu une trentaine de livres par DHL. Mais non, on découvre sur place... Très regrettable

Quatrième fois en plus de 25 ans de dédicaces que ce truc m'arrive. Et à chaque fois c'est pareil... Saint-Malo, Perros-Guirec et Blois, il y a plus de 20 ans... Les trois fois je me suis cassé direct ou le lendemain matin parce que que plutôt que de s'excuser (et ça passerait), ces gens me prennent de haut en me disant "d'en profiter pour faire du tourisme" (bande de cons), bref c'est JAMAIS de leur faute... Mais presque de la mienne...

En conclusion...

Bayonne ? Pardon, "Baiona Komiki" ? Note globale: 7,6/10. 

Le zéro pointé côté libraire coûte cher...

Si j'excepte ce souci d'albums manquants qui d'ailleurs n'a touché que Sara Lone et m'a surtout perturbé par rapport à David, c'était vraiment pas mal et très prometteur pour une seconde édition l'an prochain que le Maire a déjà appelé de ses vœux...

S'ils m'invitent, j'y retournerai avec plaisir. (je vérifierai les commandes en amont, par contre) J'espère que le débriefing de l'association apportera de petits changements, mais que la passion des organisateurs et des bénévoles rencontrés qui faisait plaisir à voir perdurera...

Alors, le pari sera gagné.