12 décembre 2014

W4 à l'honneur !

Le groupement des libraires CanalBD a sélectionné W4 dans son numéro de décembre "spécial Noël" !

Cette intégrale a petit prix peut aller sous le sapin, donc !

05 décembre 2014

David parle !


Une excellente vidéo promo de mon ami David Morancho, en espagnol, à l'occasion de la sortie de notre album, dans sa langue cette fois, un peu plus d'un an après la sortie française du premier tome.

Le second sortira en avril prochain...

Vous noterez que lui aussi travaille désormais à la Cintiq, on a le même matériel...

02 décembre 2014

Trois jours à Ajaccio...


Ajaccio - 28, 29, 30 novembre... et 1er décembre 2014 !


Le plus compliqué pour rédiger le compte-rendu de voyage d’un endroit où on va pour… la quatrième fois, c’est de se renouveler.

Car on est en terrain connu: même voyage, même hôtel, même lieu de dédicaces, mêmes Auteurs (enfin un noyau dur d’habitués qui font du "corse") et parfois, même public…

Alors soyons clairs, un Salon BD qui se passe à Ajaccio, c'est séduisant pour les auteurs invités, même si on s’habitue à tout.

Sauf que je pourrais quasiment reprendre mes comptes-rendus sur la Corse de 2011 ou 2012 et en faire un copié collé pour la plupart des rubriques habituellement traitées: accueil, voyage, etc…

Pas de surprise(s).

Bon, cette année quand même, quelques péripéties intéressantes à raconter…

La voiture laissée au P0 d’Orly (réservé par internet pour payer moins que d’ordinaire, c’est un forfait WE de 49 €, qui seront remboursés par le festival dans les jours à venir), je file m’enregistrer avec les bornes automatiques avant d’aller, comme d'ordinaire, sonner sous les portiques détecteurs et me faire fouiller au corps par l’aimable personnel palpeur de l’aéroport…

Je ne vois pas de collègues Auteurs dans la salle d’embarquement, j’aperçois bien l’ami Franck Bonnet dans l’Airbus d’Air Corsica, mais le gars est en pleine conversation avec sa voisine plusieurs rangées devant moi (je dénonce pas, j'explique...), je le retrouverai à l’atterrissage…

Décollage à l’heure, on arrive à Ajaccio vers 11 heures du matin, une navette vient cueillir les Auteurs invités qui débarquent…



Il fait 23° !

Comme à chaque fois, on récupère nos chambres et on dépose les bagages à l‘hôtel Fesch, banal; mais qui offre l’énorme avantage d’être central et à deux minutes du Palais des Congrès, des restaurants et de la Mairie…


Tiens, d’ailleurs, pas de Maire à Ajaccio en cette fin d’année, les électeurs revotent en janvier et il y a vacance du pouvoir ces temps-ci, comme on dit. Du coup, l’habituelle cérémonie de la remise des Prix se fera donc dans un cadre moins solennel, Fred nous a prévenus…


Et je sais déjà qu’en tant que lauréat récent, je n’en aurai pas cette fois-ci, le salon ayant pour habitude d’honorer les nouveaux venus, une attention plaisante et très logique…






C'est d'ailleurs ce qui se passera, le vendredi soir, dans une salle du Palais des Congrès, autour d'un petit buffet...

Repas dans un nouveau resto, le “cheval blanc“, notre cantine durant les trois jours.

Ici, à Ajaccio, on mange corse, c’est la coutume.

Nos hôtes qui ne plaisantent pas avec la nourriture ni avec les plaisirs de la table nous font chaque année manger local... et copieux, rien à dire !

Mention spéciale au repas du samedi soir au 20123, dont je connais par avance le menu imposé, qu’il faut aborder avec précaution(s) sous peine de prendre plusieurs kilos d’un coup, sans obérer les soucis potentiels de digestion, si on n'y prend pas garde. Je vous aurai prévenus !

Au point où j’en suis, je fais gaffe.

Bon, on va faire court: côté copains du métier, c'est parfait, on y retrouve de (vieux) camarades avec qui c'est toujours un bonheur de passer du temps à rigoler, manger, boire et refaire le monde. Rien à dire, ce fut très chouette de ce point de vue-là. Sans compter nos hôtes, devenus des amis au fil des ans...

J'observe les stands, quelques amis viennent avec leur production, comme l'inévitable François Plisson, ainsi que Fabien Rypert, l'auteur des Pochitos déjà croisé dans le Nord où il réside en écumant la région chaque semaine dans les salons pour vendre ses titres. Un autre aspect du métier auquel je me refuse encore, bien que ce soit parfois tentant quand on voit les marges...

De bons moments avec les guitaristes Philippe Luguy et Al Coutelis, jamais le dernier pour dire ce qu'il pense avec force et sans langue de bois du Japon, j'adore ce gars ! Les deux font un boeuf avec le patron du Cheval blanc le vendredi soir qui valait son pesant de fou-rires... Comme à chaque fois que je suis venu, Eric Puech est là, d'ailleurs c'est un festival d'Eric, cette année: Ivars, Hubsch, Ruckstuhl, Liberge...



Du coup, à chaque fois que j'entends mon prénom, je me retourne, mais c'est pas moi qu'on appelle !

Je croise aussi deux chouettes gars, Marko le Bayonnais et (Marco) Venanzi le Liégeois avec qui les discussions seront chaleureuses et instructives. Sans oublier la bande de furieux qui passeront avec moi la soirée de dimanche mais j'y reviens plus bas.


Côté public, si tu ne fais pas d'albums "corsitudés" (qui eux fonctionnent du feu de Dieu comme chaque année), c'est par contre très mitigé mais c'est le cas un peu partout, la crise se ressent de plus en plus, nos albums se vendent moins et sans "particularisme régional" comme ici (mais aussi dans beaucoup d'autres salons), désormais il faut s'attendre aussi à une baisse des dédicaces, logique ! J'ai fait une trentaines de signatures en trois jours de temps. Ce que je faisais avant en moyenne mais par jour...


Point positif par rapport au dernier festival que j'ai fait le mois dernier à Bayonne, ici ils ont été prévenus et ils en ont commandé en bonne quantité ! (trop, du coup !)


Ici, on commence çà signer le vendredi 14 heures, le samedi et le dimanche... Le samedi, par exemple; je suis resté sans signer un seul album le matin et la majeure partie de l'après-midi, bras croisés, ou à causer avec mes voisins de table. Et entre 17 heures et 18 heures, par contre, dix livres, arrivés d'un coup comme par enchantement en fin de journée sans que les gens ne se donnent le mot...


Bonne affluence générale selon l'organisation, mais (pour moi) peu de ventes, donc. Qu'importe, on sait que la plupart des auteurs ne touchant plus rien sur les ventes, il faut trouver son plaisir de venir sur un salon ailleurs, dans les moments entre copains, les rencontres, la bonne chair euh, chère, par exemple.

Sur ce plan, Ajaccio n'est JAMAIS décevant !

Quelques retrouvailles sympathiques avec visiteurs et lecteurs des éditions précédentes et mention spéciale à la jolie Anaïs: l'ex-gendarmette passe dans l'allée avec un landau et son bébé d'un an et s'arrête devant moi en me demandant tout à trac "si je me souviens d'elle"... Tête des copains autour et des quelques lecteurs dans la file qui immédiatement s'imaginent des trucs... Qu'on se le dise, je ne suis pas le père du petit... (Salut Ludo...)

Comme la plupart des invités, je fais une interview radio, c'est toujours un exercice plaisant.


Et puis on s'en va. Moi qui déteste partir le dimanche soir en fin de festival et privilégie les repas entre nous, avec ceux qui restent et en petit comité avant de repartir le lundi matin, je ne sais pas encore que je vais être exaucé...

Navette vers 18 heures dimanche soir, on quitte ce 12ème Salon d'Ajaccio en disant au revoir en hâte à tout le monde et en se promettant de revenir vite...

Puis on file à l'aéroport. D'avance, je suis pas emballé par le fait de devoir prendre deux vols, un vers Nice, et un second une heure et demie plus tard, vers Orly.

Seulement une fois arrivés pour l'embarquement, on apprend que notre vol est d'abord retardé, avec la perspective de rater la correspondance et de dormir à Nice... Avant au final de se rendre compte que notre appareil bloqué à Figari n'arrivera de toute façon jamais... L'alerte météo sur la Corse cloue les avions au sol ce soir et on est un petit groupe d'auteurs pris en charge. Laetitia d'Air France est efficace, la compagnie nous paye l'hôtel, on est enregistrés sur les vols du lendemain.

Grosse galère pour les gens de Bordeaux, ils ne pourront pas prendre le vol du matin qui est complet et devront attendre l'après midi, avec une arrivée chez eux... vers 19 heures le lundi, au lieu du dimanche soir prévu.

Mais pour nous les "parisiens", un vol vers la Capitale le lundi matin, cette fois direct, et on sera à Orly en milieu de matinée...




Résultat des courses, on reste à Ajaccio, une nuit de plus... Et on se retrouve au Courte Paille d'Ajaccio, à côté du Best Western Amirauté à l'entrée de la ville...


Le lendemain, petit déjeuner à 5 heures et demie, navette, enregistrement, retour sans histoires. C'était un chouette festival, une fois de plus.

Le dernier de 2014.

Prochaine étape, Nîmes, chez Sylvie Moretto, avec mon ami Kraehn qui sortira son premier tome de "Futura" chez Paquet en même temps que moi, le second "Sara Lone"... Pas impossible que Jim ne soit de la fête aussi pour signer son making of d'une "nuit à Rome"...

19 novembre 2014

L'album "español" est là !

Et c'est David qui nous le présente ce soir...

Concrétisation de son travail (et de son talent) mon ami David est sûrement heureux ce soir de pouvoir montrer son travail à ses proches qui n'entravent pas un mot de français et ne pouvaient qu'admirer son travail, sans lire le magnifique texte qu'il illustre (rire...)


C'est désormais possible. SL1 sera dans quelques jours en vente de l'autre côté des Pyrénées, chez nos amis espagnols !

18 novembre 2014

Sara Lone 2, couleurs en cours !

David Morancho est en train de finaliser chaque planche à présent...

il faut savoir qu'une fois les "noirs et blancs" validés, David pose des couleurs sur les pages, de façon à les "remplir". C'est une étape un peu fastidieuse pour laquelle désormais on a parfois des gens qui se sont spécialisés pour faire ce boulot à vrai dire un peu chiant...

À ce stade, peu importe les teintes, il faut sélectionner chaque zone du dessin et remplir avec la couleur, avant d'y revenir ensuite, ce qu'il fait en ce moment même, pour régler, détailler et affiner !

Un travail d'horloger suisse. Et donc ici, espagnol !

En fin de semaine prochaine, ce sera bouclé !

16 novembre 2014

En Corse dans quelques jours...

Palais des Congrès d'Ajaccio, les 28, 29 et 30 novembre prochain.

Serez-vous là ?

Ce sera ma quatrième fois à Ajaccio où j'ai d'excellents souvenirs, d'autant que la dernière fois j'avais reçu un Prix pour Poker Face, série malheuresement morte-née par l'incompétence de l'éditeur qui me l'avait commandée mais n'a rien fait pour la vendre...

...Et c'est bien dommage parce que la série continue de séduire quand je fais des signatures...

Il y avait un potentiel, mais assurément moins que les Simpsons ou l'adaptation d'une énième série de TF1 dont la maison fait ses choux gras.

Bref, Ajaccio, un bel endroit, on y mange bien, on y est bien reçus et en plus l'impression de retourner dans la famille.

Ma grand-mère était Corse. Ça aide, là-bas.

11 novembre 2014

Signature aux Sables !

Le Comptoir de la BD aux Sables-d'Olonne... 

Deux jours de dédicaces chez un jeune libraire passionné, dans une région que je ne connaissais pas. Un agréable déplacement et du temps à la table à dessin, mais assez peu de monde toutefois, ternissant un peu le moment de plaisir pourtant réel...

Un peu moins de 500 bornes avec ma 500... Ça rime. Sans blague, cette adorable petite Fiat est du tonnerre et roule bien, j'adore conduire, départ de Seine-et-Marne vers 13h30 le vendredi et arrivée en Vendée vers 18h30, accueilli à bras ouverts !

Le bonheur, hein !

Mon séjour aux Sables-d'Olonne s'est très bien passé, Jérémie qui gère depuis trois ans et demie le Comptoir de la BD, rue de l'Église, à quelques dizaines de mètres de la plage en plein quartier central piétonnier n'a pas encore trop donné à sa clientèle l'habitude des signatures d'auteurs.



J'ai eu le sentiment d'un peu essuyer les plâtres, mais rien de péjoratif à entendre là, l'appétit vient en mangeant. Je suis certain que quand je reviendrai chez Jérémie (et Marie...) probablement pour le tome 2 de Sara Lone, on sera plus organisés en amont.

Une grosse vingtaine d'albums partis sur le temps dans la librairie. J'ai eu mieux, j'ai eu moins bien... On ne peut jamais savoir et de toute façon l'essentiel est ailleurs, dans la rencontre...


Points positifs, une belle rencontre, donc, un bel endroit (superbe petite librairie très conviviale) avec un espace dédicace, des divans et des fauteuils pour les clients, un côté BD bar et un responsable qui sait de quoi il parle, très cohérent dans ses choix, dans son conseil au lecteur de passage et qui connait sur le bout des doigts le métier et ses aléas.




Les Sables, en novembre, on peut craindre une météo maussade, mais il a fait un temps merveilleux.

Arrivé le vendredi soir, dîner au "Carré", excellent tartare de saumon, filet de boeuf et... glace au chocolat, forcément, on reprend un petit bateau transbordeur pour rejoindre le centre et mon lieu de villégiature à deux pas de la librairie. Comme dirait l'autre, c'est étudié pour...


Dix heures le samedi et c'est parti, mais nous sommes un weekend de pont du 11 novembre et au final, le public s'est donné le mot, sans doute, pour aller à la plage. On va signer assez peu d'albums, ce qui en même temps permet un moment de convivialité en prenant le temps de discuter longuement avec les gens qui sont là.


Le premier album de la matinée sera un Glénat, "l'Arc de Triomphe" réalisé l'an passé avec Chrys Millien dans la collection Patrimoine. C'est toujours marrant d'observer sans se faire remarquer une personne prendre votre album feuilleter et se diriger vers la caisse, sans l'avoir reposé.

Grand moment !

Vers 13 heures, repas en face des Halles dans un autre très agréable endroit, et le plaisir de voir l'ami Serge Perrotin, un collègue qui travaille comme moi en tant que scénariste pour Sandawe nous rejoindre pour déjeuner...

Ensuite, ce sera une après-midi avec là encore peu de monde, mais chaque client qui passe repart avec son ou ses albums signés sous le bras. J'ai quand même le temps de lire quelques livres récents entre deux signatures, du Hugault et du Jim, principalement. Mes deux potes rencontrés à Nîmes pour la première fois il y a quelques mois et dont j'aime beaucoup le travail...

Les gars, chacun dans votre partie, vous êtes forts !

Le samedi soir ? Room-Service, détente, plateau-télé... Un bon film et au lit. Je dois encore dessiner le dimanche matin, dans un esprit "dédicaces et petit-déjeuner". Alors à 10 heures pile, je suis là. Le soleil brille...

Après une matinée calme et mes derniers dessins, on part déjeuner sur la plage, pizza café gourmand...

Le temps incite au farniente, je ne repars que le lendemain en fin de matinée, autant profiter du soleil et de la plage... Agrément du choix des bons endroits où on signe. Le prochain, ce sera Ajaccio, dans trois semaines...

Le soir, on grignotera avec des amis...

Le lendemain matin, hop, petit café croissant au soleil, ce mois de novembre permet tous les excès météo, je suis en T-shirt le 10 novembre dehors...

Je quitte les Sables le lundi midi, avec la certitude d'y revenir bientôt...

29 octobre 2014

SL1 - Bilan un an après !


Un an pile déjà que le tome 1 de Sara Lone sortait en librairie. L’heure d’un petit bilan afin de faire le point sur ce qui s’est passé et la suite à venir, dont on sait tous qu’elle a son importance pour l’éditeur, les auteurs et les édinautes qui l’ont soutenu…


Sortie

Après 11 mois de financement et plus d’un an de travail, l’album sort le 30 octobre 2013. Très vite la presse et les sites BD semblent conquis par l’album qu’ils découvrent, les critiques se succèdent et apparemment cet album Sandawe semble trouver ses marques, alors qu’il sort à une période jugée suicidaire par beaucoup d’observateurs...

Il faut être honnête, autant pour mes albums dessinés que ceux que j’écris, je n’avais jamais eu ça pour aucun titre avant celui-là, une sorte d’engouement des journalistes spécialisés et des libraires, suivi par un accueil du lectorat qui a semblé globalement apprécier cet album que personne n’attendait.

Le dessin et les couleurs (très souvent citées) de David ont donc fait mouche et le scénario à tiroir est également apprécié. Quasiment pas de critiques négatives, quelques erreurs et approximations aussi dans les comptes-rendus. Rien de grave. On est contents de ce qui s’est dit, on a eu aussi quelques interviews pour rectifier le tir.


Travail éditorial

C’était ma plus grosse interrogation, après les questions sur l’impression. Mais sachant que l’impression était réalisée par Lesaffre, je n’étais pas inquiet. J’avais demandé un grand format au départ, comme pour mes précédents albums récents, mais je ne voulais pas non plus exploser les budgets ni augmenter le prix de vente au-delà d’un certain seuil…

Au final, après être tombés d’accord avec Patrick, on a davantage joué le qualitatif papier et épaisseur de couverture mais gardé le format 22X30 comme il souhaitait, pour un album au final très réussi techniquement. Là aussi, on peut le souligner, c’est un plus évident. Le livre a de la main, du poids et ne fait pas cheap comme d’autres titres de même taille. Tout est dans le grammage papier, l’épaisseur du carton de couverture et le mat/vernis réserve que j’ai demandé.

Mais en tant qu’auteur avec un peu d’expériences (bonnes ET mauvaises) sur le plan éditorial, j’attendais la maison sur leur travail, aussi bien attaché de presse que suivi en amont mais aussi en aval de la sortie, je trouve qu’ils ont très bien joué le jeu et bien été attentifs tout au long de leur partie, Patrick enthousiaste doublant même d’entrée le tirage initialement prévu, une fois après avoir eu le PDF en main…

Pour moi, il est de toute façon plus intéressant d’être leader chez un "petit" éditeur que de se trouver en 240ème position dans une grosse maison qui sort 30 albums chaque mois et où vous n’êtes forcément pas l’objet de toutes les attentions… à moins d’être un gros vendeur. Le serpent se mord la queue.

Il a toujours été plus "facile" de vendre 50 000 exemplaires de plus d’un titre déjà à 200 000 que 2 000 de plus pour un titre écoulé à 4 000. Bref.
Pour moi, si je dois faire un bilan sur ce point, je suis satisfait et ça correspond bien à mes attentes d’auteur…


Prix et festivals

On a fait plusieurs sorties pour signer cet album. J’ai rencontré David à Mulhouse pour la première fois depuis qu’on travaillait ensemble en mars dernier… On s’est revus à quelques reprises. Il est allé en Belgique dans trois librairies différentes, moi de mon côté, après une première signature très réussie à Nîmes chez mon amie Sylvie (près de 50 albums en 4 heurés de temps) j’ai privilégié les festivals…

Excepté Angoulême, qui a permis à David de rencontrer quelques édinautes. Et puis, Bagnols-sur-Cèze, Nîmes (pour le Salon, cette fois), La Seyne, Bayonne… Avant de terminer par les Sables-d’Olonne et Ajaccio ce mois ci pour conclure l’année…


Sara Lone a été nommé trois fois cette année, à Versailles, Nîmes et Bayonne. On l’a emporté une fois, pour le prix du meilleur scénario à Nîmes On sera aussi en lice en Corse. C’est un bilan satisfaisant, d’autant qu’on peut communiquer ensuite dessus, ce que la maison ne manquera pas de faire, au moment voulu.


Versions étrangères et dérivés

La plus importante à mon avis était une version en espagnol, puisque c’est la langue maternelle de David et que ça lui permet de travailler le titre chez lui. On sera ensemble dans 6 mois à Barcelone, pour la sortie du tome 2, le 1 sortant en Espagne dans un mois à peine… Une réussite, même si le tirage n'est pas très important, mais Norma Editorial a pignon sur rue et saura faire progresser les ventes avec un auteur qui habite à quelques kilomètres de chez eux, en Catalogne.

On aura une version chez les prestigieux "Sculpteurs de Bulle"s en début d’année prochaine, un beau livre reprenant les deux albums en noir et blanc et pas mal d’inédits. La version luxe, 50 exemplaires à 220 euros est déjà partie ! Reste 125 albums "simples" à 150 euros, qui sont déjà aussi bien entamés. Ce sera un tirage luxueux, signe de plus qu’on rentre avec ce titre dans la cour des grands…


LA suite ?

Elle arrive et l’album SL2 terminé fin novembre sera dans les bacs à la mi-février. L’album sera à nouveau imprimé par Lesaffre, à Tournai, sous la houlette de Patrick, évidemment dans les mêmes standards techniques et qualitatifs que pour le 1. On fera un tirage plus important que pour le 1 (au final tiré à 8 000 ex l’an passé), sans pour autant que je connaisse les chiffres.

Mais il n’est pas nécessaire d’avoir fait Maths Sup pour extrapoler.

Il faudra évidemment penser à refaire une mise en place du tome 1, précisément, afin de couvrir les besoins des libraires. Là, ce n’est plus mon rayon, mais je ne vois pas pourquoi Patrick et Sandawe qui ont conscience de l’enjeu passeraient à côté de l’objectif qu’on vise tous…


Sandawe devrait présenter le titre lors d’Angoulême 2015, mais je l’ai déjà dit, ça ne vaut la peine que si le titre est travaillé en amont dès maintenant puisque SL2 est déjà le prochain titre de la maison…

C’est à eux de faire en sorte qu’on en cause… Et je n’ai pas de doutes sur la qualité du travail à venir ni de l’implication d’une maison que je ne cesse de défendre si besoin est dans une profession en crise qui bruisse de rumeurs parfois fantaisistes et a besoin de mises au point de l’intérieur… Si SL marche, on donnera la meilleure des réponses possibles...

À noter que mes pépins de vue de l’an passé ont donné un peu de retard, le titre aurait dû sortir un an pile après le 1, donc en octobre 2014, mais ce n’était pas possible. Alors on attend désormais de voir ce que ça va donner avec impatience et un peu d’anxiété aussi, puisque tant que le bébé n’est pas livré, les doutes subsistent, côté auteurs.

C’est la loi du genre…

27 octobre 2014

Invité en Corse fin novembre !

Les 28-29-30 novembre prochain, ce sera le 12ème "Fistivali di BD" à Ajaccio où je suis invité pour la quatrième fois, je crois...

J'espère qu'il y aura des albums sur le stand du libraire, je vais tout faire pour, croyez moi....

Mon travail a déjà été primé une fois en Corse: c'était pour le tome 2 de Poker Face en 2012.

Ajaccio est un de mes festivals préférés "all time", pour le lieu, l'ambiance et la gentillesse de nos hôtes. Et j'y ai remporté le prix "Passion" attribué par le Conseil Général de la Corse du Sud, à partager avec Chrys qui avait dessiné avec moi cet album Jungle, écrit par Jean-Louis Fonteneau.

... Qui sait si pour le tome 1 de Sara Lone...

12e festival de la BD d'Aiacciu: liste officielle des auteurs invités:

Erik Arnoux, Adeline Blondieau, Al Coutelis, Alexis Robin, Philippe Bercovici, Daniel Ceppi, Eric Hubsch, Eric Puech, Eric Eric Ruckstuhl, Frédéric Bertocchini, Fabien Ripert, Franck Bonnet, François Francois Gomes, Iñaki Holgado, Jean-Marc Cellier, Frédéric Federzoni, Fabrice Sorlin, Eric Éric Liberge, Luca Erbetta, Mko Marko, Miceal O'Griafa, Michel Espinosa, Michel Janvier, Milan Jovanovic, Nuria Sayago, Pascal Nino, Philippe Luguy, Jean-Luc Sala, Sandro Auteur BD, Thierry Gioux, Marco Venanzi, Nino, Yann le Borgne, Dominique Memmi, François Plisson BD Illustration, Eric Ivars.

23 octobre 2014

En Vendée les 8 et 9 novembre...

Alors, oui, je ne vais quasiment jamais dans ce coin de France, excepté un festival très sympa à Nantes il y a quelques années déjà.

Mais la Vendée ? Si je plonge au cœur de mon histoire personnelle d'antan, l'endroit compte pour moi. Saint-Jean-de-Monts, Fontenay-le-Comte ou encore la Roche-sur-Yon...

Elle s'appelait Claire.

Bon, ce ne sera pas un pèlerinage non plus, hein, juste une pensée émue pour mes jeunes années d’insouciance.

Bref, je vais aller signer aux Sables-d'Olonne, les 8 et 9 novembre prochain...

Le Comptoir de la BD
9 Place de l'église
85100 - Les Sables d'Olonne
02 51 21 48 36

22 octobre 2014

W4, c'est aujourd'hui !

22/10/2014 ? W4 en librairie ce jour !

Patrick Pinchart l'éditeur, Chrys Millien et moi sommes satisfaits du produit... On espère que le tirage partira en intégralité.


Les premières pages ici...

19 octobre 2014

Passage éclair en Belgique !

On avait prévu depuis déjà quelques semaines d'aller signer sur place, dans les bureaux de Sandawe à Lasne (à deux pas de Waterloo) les albums "Intégrale W4" ainsi que les différents bonus destinés aux édinautes qui nous ont suivis en investissant sur notre travail par l'entremise de notre éditeur participatif belge.

Je rappelle que l'album sort en librairie ce mercredi.

Vendredi matin 17 octobre, je récupère donc mon co-auteur et ami Chrys Millien en gare de Marne-la-Vallée vers 10h30 pour poursuivre ensemble en voiture le trajet vers la Belgique. Comme lui et moi ne nous sommes pas vu "en vrai" depuis des années, bien que se causant quotidiennement avec Skype, c'était la bonne occasion, d'autant que ça nous permettait de rencontrer ensemble notre éditeur belge et de parler boutique... Notamment de l'album que nous réalisons ensemble pour Dargaud en ce moment même. J'en reparlerai.

À peine plus de trois heures de route plus tard à bord de ma Fiat 500, on a débarqué à Lasne, petite ville bourgeoise du sud de Bruxelles,  à quelques kilomètres de Waterloo, dans la banlieue chic de la capitale belge... Un petit bâtiment en briques rouges de deux étages, très moderne et situé dans la verdure. On est là dans un ensemble regroupant des bureaux et des entreprises à taille humaine, plusieurs petits bâtiments construits à l'identique faisant ressembler l'endroit à un campus américain...


Sur le trajet, on a un peu hésité, parce que je n'ai dans ma voiture qu'un vieux GPS avec une simple carte de France. Pas l'Europe... Alors une fois arrivé en Belgique, sitôt passé la frontière, je n'ai plus sur mon écran que la flèche indiquant bien la position de la voiture, mais sur un fond blanc.

Pas hyper pratique.

Comme Patrick Pinchart (le boss de Sandawe) m'avait dit "Ring Est, et direction Waterloo" comme repères et aussi que la boîte se trouvait dans un petit bâtiment situé derrière une station service, on a été attentifs et on a trouvé quasi-immédiatement l'endroit: vers 14 heures, on était à pied-d’œuvre pour dédicacer...


C'était une gageure, parce qu'il faut signer des ex-libris, des affiches, des tirés-à-part et pas mal d'autres trucs avant de signer les albums proprement dits, une cinquantaine destinés à nos édinautes...

Chrys avait aussi apporté les pages originales attribuées à ceux de nos investisseurs qui ont mis 1 000 euros et plus... Je sais qu'il a eu du mal de s'en séparer...

Sur la table dans un des bureaux, on a partagé la tâche lui et moi, et donc certains édinautes auront un dessin de Chrys, d'autres un dessin de moi. Tout a été signé le vendredi !

Pendant de temps-là, Aymeric, un édinaute, et l'ami Laurent emballent les albums destinés à partir très vite vers les investisseurs. Nos amis aiment bien recevoir leurs titres un peu avant la sortie officielle. L'album sera en vente mercredi...

Un sacré boulot dont on a pu mesurer l'importance et la complexité...

On a tout terminé vers 19h30 après un marathon graphique un peu exténuant mais efficace. La journée était finie, même si on avait prévu la matinée du lendemain pour conclure. Du coup, détente, ensuite. Patrick nous fait choisir des albums "maison" qui nous manqueraient. Comme promis à Xavier, je prends son Toxic Boy et les bonus qui vont avec... Et trois autres albums...


Du coup, pour dîner, nos hôtes nous amènent (Patrick que je suis dans ma voiture se perd sur la route, moment épique, il ne sait plus où on va...) dans un hôtel (le 1815, un 3*** très bien, à quelques mètres de la fameuse butte du Lion de Waterloo) où j'avais carrément une suite (Wellington !) et où nous avons (excellemment) dîné en compagnie de deux autres auteurs, et de Patrick et de Philippe. Ce sont les responsables en "chef" de cette maison d'édition en crowdfunding que je commence à bien connaître et apprécier de plus en plus pour leur gentillesse et leur efficacité...

Leur façon de nous recevoir en mettant les petits plats dans les grands en est l'exemple frappant.

Merci à eux...


Le lendemain matin, après un petit déjeuner à l'hôtel, nous retournons chez Sandawe et Chrys présente alors à Patrick plusieurs prototypes de jeux de carte et de plateau très élaborés, dont un évidemment axé autour de l'univers de W4 qui me laisse un peu perplexe quand on essaye d'y jouer tous les trois.

Je suis par contre emballé par d'autres jeux de son cru, vraiment bien foutus, une facette de lui que j'ignorais mais qui m'a vraiment impressionné, autant par la réalisation des maquettes que par la conception. Patrick a apprécié aussi je crois. On va voir ce qu''il va advenir de ça dans les mois à venir, mais pas impossible qu'on propose un jeu en projet chez Sandawe aussi, du coup...

Nous avons ensuite évoqué une suite à ce W4 qui sort dans quelques jours et que nous mettrons en ligne sur le site d'ici peu. les idées fusent. Ce sera une "saison 2" qui se passera avec les mêmes personnages, mais six ans plus tard... On a plein d'idées pour ce futur triptyque. Et comme Chrys dessine très vite, on le commencera en parallèle avec d'autres projets déjà signés sur lesquels on doit avancer, d'ici quelques jours pour le positionner sur le site.

On sait que financer prend parfois du temps....


Ensuite, nous allons déjeuner dehors (il fait un soleil magnifique et très chaud, ce samedi) tous ensemble à Waterloo dans une brasserie où nous mangerons Chrys et moi un peu plus vite que les autres, car il est déjà temps pour nous de retourner vers la France et vers la gare de Chessy-Disneyland.

Mon co-auteur doit prendre son train vers 17h10 pour Lyon, puis un TER pour rentrer chez lui. On part vers 13h45, le timing est bon et après une route sans histoire, nous arrivons à 1 kilomètre de la gare de Disneyland. Et il est 16h55. On a un quart d'heure devant nous avant le départ du train, là où d'ordinaire il faut une minute de là où on se trouve pour se garer devant...

Mais patatras, en dépit d'un timing calculé aux petits oignons, c'est la douche froide...

... Car un bus en panne warnings allumés est stoppé en travers de la route 400 mètres devant et ça bouchonne à mort, empêchant les gens d'atteindre la gare TGV. Et rien à faire une fois enquillé pour faire demi-tour. Un silence pesant règne dans la voiture, du coup, on comprend tous les deux que c'est plus que limite. Et ça ne loupe pas...

Au fil des minutes sans avancer en mètres à mètres et pare-chocs contre pare-chocs, tous les gens paniquent et descendent des voitures, prenant leurs valises pour foncer vers la gare située devant nous à quelques centaines de mètres. Chrys et moi restons bloqués et indécis sur la marche à suivre, les minutes passent. Il devient évident qu'il va rater son TGV et la correspondance qui suit... Alors un peu tard, mais il va descendre, prendre ses bagages (sacs, livres, bref pas mal de choses) pour terminer à pied, tandis que que je reste encore coincé au volant près d'un quart d'heure sans avancer d'un centimètre.

Je suis stressé de le voir partir comme ça à toute allure, conscient qu'il a raté son train, mais j'apprendrai un peu plus tard en le joignant sur son GSM qu'il a pris le suivant, moyennant 11€ pour le changement de billet. Au lieu de prendre le 17h11, il prend le 18h11. Un peu de stress et de temps perdu pour lui, un moindre mal et au final, tout est bien qui finit bien !

Ouf...

Bilan, c'était bien sympa de se voir comme ça, et rencontrer nos éditeurs, Patrick et Philippe, ainsi que Laurent, (Marsu) Aym qui l'aidait pour la logistique, l'ami Thibaut et les autres, bref, un bon moment partagé, je crois. Et constructif aussi puisqu'on revient avec un autre titre à concevoir très rapidement pour le mettre en ligne d'ici quelques jours...

Dans trois mois, je remets ça avec David pour la sortie de Sara Lone tome 2 ?