14 mai 2013

Les nouvelles de la semaine...

En une semaine, W4 a pris 13%, d'un budget probablement plus facile à réunir que sur mon autre série, Sara LOne, qui est elle à 33% ayant réuni le premier tiers du finacement. L'aventure Sandawe est loin d'être rentable pour le moment, vu le temps passé et l'énergie mise, mais on avance quand même.

Côté œil, rien de neuf, une opération est prévue dans un mois...

Ensuite il y a un temps de récupération avant d'attaquer d'autres aventures pour lesquelles il me faudra une Cintiq, afin de travailler au niveau de mon co-auteur.

De là à lancer une souscription, y'a pas loin...

06 mai 2013

Deux projets en même temps...


C'est fait depuis aujourd'hui, l'arrivée de W4 sur le site Sandawe...

Désormais, deux albums à suivre de concert. Mais W4 est une réédition, un gros albums de 176 pages, avec des inédits. SL étant de la création pure...

30 avril 2013

Sara: 29%...

Nous sommes quasi arrivé au premier tiers du financement...

Mais aussi à la page 26 du tome 1, dont la sortie demeure prévue en octobre. Autant dire qu'on y croit.

22 avril 2013

À vot'bon coeur...

Le contrat est signé, si les édinautes nous financent à hauteur du budget Sandawe, on ressortira celle de mes séries que je préfère écrire, Witness4 avec mon ami et co-Auteur Chrys Millien.

La série a été initialement publiée par Soleil,  entre 2001 et 2005 mais Mourad nous a rendu les droits il y a deux ans, avant de partir faire les beaux jours du RC Toulon...

On remastérisera l'ensemble des planches des tomes 1, 2 et 3 pour une intégrale, du coup, avec 12 pages supplémentaires et un cahier d'inédits. On espère que les édinautes suivront... Parce qu'ensuite on ferait un 4 et un 5...

21 avril 2013

Petit à petit...

25% pour le moment.

Le financement du tome 2 de Sara Lone est en cours, et on a atteint un quart du budget grâce aux mises des édinautes...

En attendant, les pages du premier tome tombent au fur et à mesure, dessinées par David Morancho et l'album doit sortir en octobre prochain, la date est arrêtée... Ce sera l'occasion de tester la force de frappe de Sandawe, dont je ne sais pas grand chose, finalement. Et avec l'état du marché et l'effondrement des ventes d'albums, va falloir se battre pour s'imposer.

15 avril 2013

Un trou dans l'oeil...

Pour quelques semaines, c'est mon œil gauche qui prend le pas sur ma vie. Le droit était déjà pas au top depuis 1986...

Mais comme l'autre était ok, je compensais.

D'ici quelques semaines je serai opéré d'un trou maculaire, avec une récupération potentielle positive à 85%, mais dix jours 22h/24 la tête en bas sans rien pouvoir faire, et un mois de récupération...

Pour l'instant je vois flou et ce n'est pas très pratique quand on est dessinateur. Pour le moment j'y arrive mais c'est plutôt complexe, je ne vois pas bien mon feutre quand j'encre. Pour les roughs et le scénario sous Word (vive les correcteurs), ça va, ainsi que ce que je fais avec l'ordi, car on peut grossir à fond.

Pas glop !

21 mars 2013

On sort cette année.

Oui, mais en octobre, du coup. OK ce n'est pas la meilleure période qui soit, avec les grosses sorties de l'année qui arrivent à ce moment là mais au fond il n'y a pas de "bonne" ou "mauvaise" période quand 5000 albums sortent par an...

14 mars 2013

Tout augmente...

Le projer Sara Lone. Dessiné par David Morancho sur un scénario de moi et nous voilà à 21%...

Toutefois en  observant de près ce qui se passe sur le site, je crains fort que le procédé crowdfunding ne s’essouffle un peu. Heureusement il y a d'autres choses de prévues.

De façon plus traditionnelle.

26 février 2013

Petit à petit...

Sur Sandawe, le financement du projet avance à son rythme.

17% de réunis en pile trois mois de présence. Les esprits chagrins diront qu'il reste 83% à trouver.
Et ils n'auront pas tort...

10 février 2013

Carcano Girl, un bonus de plus...

Nouveau dessin de David Morancho, pour un marque-page que nous allons tirer à 60 exemplaires, pour ceux de nos édinautes qui veulent nous soutenir dans la montée du budget du tome 2... Mise minimum de 30 €.

C'est en répétant ces opérations que nous parvenons à susciter l'intérêt des édinautes qui participent à la naissance de la série. Le premier tome a été financé voici maintenant un an dans quelques jours. Et l'album qui est en cours de réalisation sortira cette année, probablement après les vacances.

On verra alors où en sera le financement de la suite...



09 février 2013

Work in progress Glénat...

J'avance aussi sur le découpage de l'album Glénat "Patrimoine" à sortir en fin d'année que nous réalisons, Chrys Millien et moi.

On va arriver à la première moitié, si tout se passe bien... Il s'agit d'un one shot en 46 pages qui sortira cet automne...

Voici quelques montages de planches crayonnées par Chrys d'après mes roughs de mise en page avant que je ne les encre, une page terminée mise en couleurs et une couverture "refusée" que nous avons modifiée depuis (uniquement les lumières, en jouant sur les clairs obscurs et le personnage volant)

Mais j'aimais bien celle-là, moi.





Work in progress Sandawe...

Côté Sara Lone, on est en train de réaliser le premier tome qui devrait sortir dans quelques mois. David fait du beau boulot, vraiment... Jugez plutôt...

On a entamé le financement du second tome et ça avance lentement... Le crowdfunding est une solution qui demande de la patience. E n deux mois et demi, on est arrivés à 14%...

Work in progress album...

J'ai commencé au dessin et en solo une "Histoire de la Guadeloupe" pour l'éditeur avec qui j'ai réalisé l'album "Champagne" l'an passé.

Un travail contraignant qui laisse peu de place à la fantaisie, le cahier des charges étant plutôt didactique...

L'historien Gérard Richard qui écrit et dont c'est le premier album vit en Guadeloupe depuis plus de 30 ans et fait référence sur le sujet.

Il a réalisé pour cette BD un scénario carré et très documenté. C'est une personne très ouverte avec qui il est très agréable de travailler. Ce sera en 4 tomes, mais je n'en ferai qu'un, le premier, couvrant une période allant "de la préhistoire à Christophe Colomb" et qui devrait paraître d'ici la fin de l'année.

Une page encrée, et une double crayonnée, pour la mise en place et donc pas trop poussée... Les couleurs sertont réalisées par la talentueuse Zuza Zilienska comme pour l'album précédent. Ça devrait faire la blague...


25 janvier 2013

À l'heure d'Angoulême...

Constat 2013. Le métier est difficile, pour ne pas dire en plein marasme. Si on excepte les titres phares et référencés, les séries "connues" avec des personnages mythiques et les spin-off qui y affèrent, ça ne va pas fort, les ventes chutent et les libraires ferment les unes après les autres...

Alors oui, il y a encore - et heureusement - parmi les nouveautés des exceptions au marasme et des titres inattendus qui émergent soudain sans qu'on ne sache trop pourquoi.

En édition, désormais, Il faut avoir les reins solides et pouvoir tenir, le temps que le marché s'assainisse. Voilà plus de quinze années que j'entends chaque année le même discours et qu'on observe avec angoisse les intervenants du milieu scier la branche sur laquelle ils sont assis sans que personne ne commence à lever le pied de la surproduction démentielle qu'ils ont eux-mêmes initiée. Une course folle en rapport aux possibilités d’absorption des lecteurs, une sorte de déséquilibre permanent que personne ne veut être le premier à stopper chez les grands éditeurs pour ne pas perdre de parts de marché.

Ils se plaignent tous d'éditer trop de titres, mais personne ne veut être le premier à le inverser la tendance...

Mais... Si on a un éditeur derrière son projet, qui y croit et se donne les moyens de l'imposer, c'est un atout non négligeable. Le fait de pouvoir éditer dans une petite structure est aussi un atout puisqu'on peut imaginer qu'ayant moins de tires, ils sont plus "travaillés" en amont et ensuite.

Pour ma part, je ne suis pas découragé: je n'ignore pas les réalités du marché et le métier fonctionne avec en faisant le dos rond en attendant des jours meilleurs. Mais je sais aussi par expérience des uns et des autres qu'il y a toujours place pour des incontournables "de qualité".

Il apparait par contre qu'il faille plus de temps qu'avant pour les imposer au public. Prenons l'exemple de Sandawe, (la BD participative) je crois qu'il y a pour les édinautes la sensation de participer à un travail, à une œuvre, en communiquant avec les auteurs, en obtenant des inédits et en faisant partie prenante des réalisations en cours.

Si on s'aperçoit que pour l'instant ce n'est pas la Bourse, ce n'est pas non plus du mécénat: ça n'a pas de prix, ou plutôt si, celui de la passion que chacun évaluera en fonction de ses moyens, de ses envies et de son plaisir à permettre l'existence d'albums qui ne seraient pas sortis sans eux...

18 janvier 2013

Exemplaire HC - 15...

J'avais réalisé des dessins pour une adaptation du Prince Eric il y a bientôt trente ans. Et j'ai évoqué ici ces quelques images, retrouvées dans mes cartons...

Un livre qui vient de paraître sur le sujet aux éditions Delahaye (35€) me consacre une partie de la couverture composite et deux pages reprenant les essais (un peu laborieux) jadis dessinés par mes soins pour Signe de Piste, à la demande d'Alain Gout qui voulait tirer des adaptations en BD des livres de Serge Dalens illustrés par Pierre Joubert...

On avait fait un lancement presse qui avait suscité un intérêt certain, mais je crois me souvenir que la maison n'avait pas trouvé de partenaires pour financer le tout.

Un peu déçu mais pas trop, je suis passé à autre chose, avant de dessiner le premier Timon des Blés pour Glénat...

Je viens de le recevoir à l'instant. Un beau bouquin.

Merci à Christian Dufourmantelle qui m'avait contacté il y a un moment pour me sensibiliser à son projet d'avoir pensé à m'adresser cet exemplaire numéroté.

... Et dédicacé !

16 janvier 2013

Ailleurs, autrement, une autre fois...

Après réflexion, aller à Angoulême pour quelques minutes de table ronde, même si le sujet me passionne, ne me semble pas très adéquat...

Au fond, j'aurais bien aimé expliquer Sandawe, ou ce que j'en sais de mon expérience personnelle, avec ceux que ça intéresse.

Mais c'est trop court et le déplacement trop lourd, du coup je préfère jeter l'éponge et ne pas m'y rendre. Mais ça ne m'empêche pas de remercier chaleureusement les amis de l'AdABD qui m'ont proposé de venir causer crowdfunding...

On aura d'autres occasions, sans doute.

14 janvier 2013

Angoulême 2013 quand même ?

Me voilà bien ennuyé: un collectif d'Auteurs se propose de m'inviter à Angoulême (défrayé et pris en charge correctement) pour parler de la BD participative le samedi 2 février prochain...

En quoi consisterait mon "apport" ? Rien à voir avec l'organisation angoumoisine ni les dédicaces, juste venir témoigner en tant "qu'Auteur Sandawe" sur le crowdfunding, donner sans langue de bois mon ressenti et mon expérience sur le thème en compagnie d'autres invités qui eux aussi financent leurs travaux (cinéma art) par le biais d'une communauté d'internautes passionnés prêts à miser de l'argent sur nos projets créatifs.

Alors y aller ou pas ?

Si je m'en tiens à ma prise de position vis à vis dudit festival que tout le métier connait (enfin faut pas se la jouer, j'entends parmi le petit nombre de ceux qui savent qui je suis, relativisons...) et où j'ai décidé de ne plus aller en tant qu'Auteur pour signer gratos, ça pourrait faire marrer.

Mais de toute façon, comme ce n'est ni un éditeur ni le Festival qui m'invite, je garde toute liberté de parole et d'action... Simple témoin, quoi.

C'est une proposition ferme mais pour le moment je ne sais pas si j'irai, disons que c'est une possibilité. Mais ça fait plus ou moins 10 heures de transport aller/retour porte à porte et deux jours d'absence en gros pour... une heure et demie de table ronde. Je suis très honoré de cette flatteuse invitation, mais je trouve ça très dévoreur de temps quand même.

Le truc que je trouve sympa, c'est que ce pourrait être l'occasion de rencontrer pour la première fois David Morancho, qui serait invité aussi et viendrait de Barcelone...

Donc à moi de choisir si je souhaite aller début février en Charente ou pas. Je sais déjà quelques personnes qui seraient ravies de m'y voir, à commencer par ma chère co-auteure Sophie Fougère qui habite cette ville, et quelques autres bons copains...

09 janvier 2013

Avançons...

Extrait de l'album en cours chez Glénat...

Humeur de janvier...

Comme chaque année fin janvier, s'en revient la neige (si, un peu...) et Angoulême. Pour la 40ème fois.

Je n'irai évidemment pas plus cette année que les précédentes, je crois que tout les gens qui passent ici me lire savent très bien ce que je pense de cette manifestation boursoufflée où les Auteurs de BD qui sont l'essence même d'un festival d'ordinaire, ceux que le public vient voir bien au-delà des expos en tout genre, passent loin derrière les préoccupations de ceux qui organisent.

Vaste barnum qui brasse des millions d'euros de sponsors et de subventions engraissant un petit nombre d'initiés, mais dont les acteurs principaux ne voient pas la couleur ? C'est ma principale récrimination. J'ai passé l'âge d'aller travailler gratuitement à la chaîne quand d'autres en font un métier à l'année et rentabilisent à mort... À combien cette fois, le "passeport trois jours" donnant la possibilité d'entrer sous des tentes... pour acheter des albums ? Comme si tu payais pour entrer chez Leclerc (nom pris au hasard, évidemment...) et avoir le droit de faire tes courses...

Quelle proportion revient aux dessinateurs présents ?

Vous savez pas ? Moi non plus. Et le métier se paupérise d'année en année sans que personne ne s'en inquiète.

Remarquez c'est comme quand vous achetez un album, en dédicace. Vous faites plaisir à l'auteur derrière la table, mais la plupart du temps, vous ne savez pas que comme il a été payé en avance sur droits, rien ne lui revient sur vos 12, 14 ou 20 euros (le prix des albums devient aussi une folie..) avant des années et un nombres d'exemplaires vendus qui frise l'impossible au vu des ventes qui s'écroulent.

... Si je signe Poker Face, par exemple, que j'en dédicace un, 1000 ou aucun sur le weekend, ça ne change rien, pas un centime d'euro ne me reviendra avant des années.

En fait rien ne me reviendra du tout jamais dans ce cas précis, puisque la série est déjà morte, arrêtée au tome 2. Une habitude fâcheuse des éditeurs, ça. Qui énerve ceux qui ont cru dans le titre, acheté et se retrouvent avec des premiers tomes de séries avortées dont ils n'auront jamais la suite et encore moins la fin. Tiens, Poker Face précisément: sortie du 1 en juin 2011, du 2 en janvier 2012 et pis c'est tout !

... Fonteneau, le scénariste, l'avait conçue en sept tomes sa série, c'est dire.

Pour revenir en Charente. L'an passé j'avais écrit un truc sur Angoulême qui avait attiré l'oeil taquin de Didier Pasamonik et été repris par ActuaBD, créant (une mini) polémique, du coup, ce qui n'était pas le but. Je donne ici mon opinion sur un métier que je pratique depuis 1977 et rien d'autre pour mes amis, je conçois très bien que d'autres apprécient ce que je n'aime pas. Du tout.

"Erik Arnoux: Pourquoi je n'irai pas à Angoulême..." C'était marrant et instructif quand à l'agressivité des internautes planqués sous pseudos derrière leurs écrans, j'ai eu des réponses dans les forums du genre: "c'est parce qu'il est pas invité, ce gros nul que personne ne connait à part sa famille..."  Pour la famille, c'est pas faux. Et encore... J'étais invité, d'ailleurs.

Le seul vrai pincement, c'est de se dire que c'est aussi le moyen de rencontrer une multitude de bons copains du métier qu'on ne voit pas le reste de l'année...

Pour le reste, les lecteurs, ils commencent à savoir qu'il y a en gros quinze festivals par weekend partout en France, allez voir sur opaleBD... Et que pour rencontrer ses auteurs favoris, on n'a que l'embarras du choix. Bon festival...

02 janvier 2013

Fidèle à lui-même...

J'entends hier au journal avec stupeur que Jacques Tardi a obtenu la Légion d'Honneur !

En m'étranglant, je me dis que décidément, ceux qui lui attribuent n'ont jamais lu son œuvre, très antimilitariste et anti-tout d'ailleurs, depuis plus de trente ans...

J'ose espérer que l'auteur d"Adieu Brindavoine" et d"Adèle Blanc-Sec" ne va pas accepter la reconnaissance et les honneurs décernés par un pouvoir politique, fut-il de gauche, que c'est à l'opposé de ses idées.

Autant le préciser, j'aime le travail de l'auteur, par ailleurs, de Brindavoine à Ici Même, en passant par Griffu et autre, sans oublier l'Adèle dont Besson a tiré un film plutôt réussi.

Mais on peut admirer un dessinateur pour son talent graphique sans pour autant être obligé d'apprécier le personnage. Passons, c'est sans importance, ce n'est que mon opinion après tout. C'est MON blog.

Bref, les idées de Tardi, je ne les partage aucunement, pas plus que je n'apprécie un type capable de dire froidement que 99% de ce qui ce fait en BD est de la merde, se mettant d'autorité tacite dans le 1% restant je suppose. Mais il a bien le droit de penser comme il veut. Un pays libre laisse la parole libre tout autant à ses enfants.

Et je suis vraiment satisfait de voir que l'homme reste fidèle à lui-même en refusant ce jour quelques heures plus tard catégoriquement cette Légion d'Honneur qu'il n'a jamais demandée.

Le contraire m'aurait vraiment surpris, remarquez !

Tardi "refuse avec la plus grande fermeté" la Légion d’honneur qui lui a été attribuée le 1er janvier, voulant "rester un homme libre et ne pas être pris en otage par quelque pouvoir que ce soit", a-t-il déclaré...

"J’ai appris avec stupéfaction par les médias, au soir du 1er janvier, que l’on venait de m’attribuer d’autorité et sans m’en avoir informé au préalable, la Légion d’honneur ! 

Farouchement attaché à ma liberté de pensée et de création, je ne veux rien recevoir, ni du pouvoir actuel, ni d’aucun autre pouvoir politique quel qu’il soit. 

C’est donc avec la plus grande fermeté que je refuse cette médaille. 

Je n’ai cessé de brocarder les institutions. Le jour où l’on reconnaîtra les prisonniers de guerre, les fusillés pour l’exemple, ce sera peut-être autre chose. Je ne suis pas intéressé, je ne demande rien et je n’ai jamais rien demandé. On n’est pas forcément content d’être reconnu par des gens qu’on n’estime pas !"

Et ça, c'est fait...

Le bonhomme reste droit dans ses bottes et franchement je trouve très bien qu'il fasse ce pied de nez attendu...Je ne suis pas certain que dans son cas tout un chacun soit capable de dire non à un honneur aussi "lourd" qui flatte l'ego. Les refus sont rares, et donc ont du chien. Bravo, donc !

31 décembre 2012

2013 ?

Une amie me demande ce qu'elle doit ME souhaiter pour l'année qui arrive ? J'ai des idées, évidemment...

- Pouvoir m'offrir une cintiq 24HD pour travailler plus efficacement avec Chrys. C'est pas gagné, vu le prix, mais il faudra y passer un jour ou l'autre.

- Faire de beaux albums, le Glénat, le Signe et ?... Un projet "auto", un autre avec mes amis en Corse, la série en crowdfunding... Bref, vivre de la BD en espérant un succès. Qui sait si "l'Arc de Triomphe" ne sera pas un titre porteur ?

- Signer d'ici quelques mois un titre spin-off d'une série "qui fonctionne" avec un putain de scénariste...

- Sortir Sara Lone avec David Morancho chez Sandawe. Et dans la foulée faire le second en crowdfunding...

- Assurer une pérennité dans les contrats...

- Trouver une régularité de travaux publicitaires, histoire de se remettre à flot...

Bref continuer...

27 décembre 2012

9% sur Sandawe...

Après un mois de présence, ou presque, à deux jours près, on en est à 85 édinautes et 4030 euros de budget... je crois que ça avance un peu plus rapidement que pour le tome 1.

Meci à tous...

20 décembre 2012

Sara Lone 2, investissez !

Depuis trois semaines, on a mis le second tome de Sara Lone en ligne pour que les investisseurs de Sandawe puissent miser sur le titre. 7%, 3000 € de mise pour soixante investisseurs motivés par "Carcano Girl"...

Et c'est déjà reparti, avec la première opération pour motiver les troupes, autour d'un superbe dessin sépia de David tiré en A4 sur un couché 350g et que nous offrons à ceux de nos investisseurs qui mettront au moins 30 euros sur notre titre, d'ici le premier janvier prochain...

Et ce à concurrence de trente exemplaires.

Salut, Daniel...

Je venais de découvrir un site formidable pour la nostalgie.

Une mine consacrée au journal Tintin, depuis le premier numéro, en 1946, des centaines d'exemplaires scannés pour relire ce qui m'a mené à la BD. Malheureusement, on est pour l'heure arrêtés à 1960, je crois, je ne sais pas si quelqu'un reprendra la suite, pour le devoir de mémoire.

Car malheureusement... Je ne peux qu'être triste en apprenant la disparition de Daniel Bellier, un passionné absolu, créateur du site que je ne connaissais pas mais avec qui j'avais échangé quelques mails récemment... Et qui a eu la gentillesse de lier mon blog à son site.

Allez donc relire des planches parfois oubliées d'auteurs qui ont contribué à "faire" la bande dessinée... Pour redonner un peu d'humilité à quelques supposées "stars" encensées de la BD actuelles consacrées par Télérama. Le genre qui photocopie 25 fois la même case foireuse avec un simple changement de texte dans les bulles et qui fait s'extasier les bobos rive gauche "tellement c'est créatif"...

Les cons !

Eric, hein...

Eric Naulleau parle de BD sur le site ActuaBD et oui, j'aime beaucoup ce qu'il dit.

Alors il est bien possible que je m'y retrouve pleinement, parce que je suis de la même génération que cet homonyme un peu plus jeune que moi et bien plus connu...

C'est la barbe qui viellit...

Et le gars sait de quoi il cause et ça aussi ça change. Intéressant de lire ça. Alors oui, je ne suis pas vraiment un fan de Ric Hochet ou de Taka Takata mais ces BD (et leurs auteurs que j'ai rencontré bien plus tard) ont elles aussi contribué à me donner envie de faire ce métier, quand j'avais tout juste 12 ans.

Belle interview de l'ami Pasamonik, en tout cas.

18 décembre 2012

Mais qui est Eric Arnaud ?

Un petit article parfait pour flatter l'ego.

Sauf que le rédacteur de l'article de l'Union a fait une coquille, semblant avoir du mal avec l'orthographe de mon nom, pourtant très lisible sur la couverture.

Bah, l'essentiel, c'est qu'on en cause, de toute façon....

10 décembre 2012

Prix "Passion" à Ajaccio...


La statuette ? C'est le prix que j'ai reçu samedi soir. Attribué par le Conseil Général de la Corse du Sud, c'est le Prix "Passion"(sic) pour "Poker Face".

Rien ne fait plus plaisir à un auteur que d'être reconnu par ses pairs, apprécié par le public et honoré par le festival qui le reçoit... Donc autant vous dire que j'ai passé un bon moment à Ajaccio, où je me rendais pour la troisième fois, après 2003 et 2011.

Et à nouveau, je rappelle que bien entendu, ce n'est jamais là que MON avis...


AJACCIO - 07-08-09 décembre 2012
 1 - voyage      3 (sur 5)

Voyage en avion, et la mauvaise note n'est pas du fait des amis qui invitent, mais des conditions météo, de la neige tombée dans la nuit et des retards inhérents aux intempéries. Pas possible de dire que c'était idyllique. C'était pas non plus insurmontable, on est bien d'accord...

Vendredi matin, départ 9h25. C'est ce qui est prévu. J'arrive très tôt au parking d'Orly Ouest car pour ne pas me retrouver coincé, il faut prévoir large, à cause de la neige et des conditions de circulation. Et ça passe, l'A4 est ralentie et enneigée, mais comme les saleuses ont été lancée dans la nuit, pas de soucis majeurs, si ce n'est qu'on roule au pas.

Le vol est prévu à 9h25 comme l'an passé.

Et je suis à Orly vers 7h30, une heure et demie pour faire 40 bornes... Autant dire que je suis content d'y être, vu l'apocalypse annoncée. Sauf que l'avion aura deux heures de retard et qu'on décolle seulement vers 11 heures, après déneigement des pistes. Le tout se passe dans la bonne humeur, je retrouve mes amis Eric Puech, François Plisson et Olivier Taduc ainsi que Pascal Nino, un grand black coloriste de plusieurs séries qui ressemble incroyablement au boxeur dessiné dans "Poker Face"...

Retour le dimanche soir. Une demi-heure de retard, mais ensuite vol sans histoire avant de récupérer ma voiture.

70 euros de parking !

 2 - accueil     5 (sur 5)

On commence à avoir ses habitudes, hein. Prise en charge à la descente de l'avion, quelques minutes de car avant d'arriver à l'hôtel, il fait un temps maussade, mais en arrivant de Paris et du grand froid, c'est mineur.

3 - hôtel      3 (sur 5)

Pareil que l'an passé. Situé en plein centre dans une rue piétonne, à quelques dizaines de mètres du Palais des Congrés, l'hôtel Fesch est un 3 étoiles idéalement placé qui permet aux Auteurs de rayonner partout durant les trois jours, sans navette ni transport de groupe pour se rendre dans les restaurants ou sur le lieu des dédicaces...

L'accueil est agréable et les hôteliers à l'écoute, comme j'ai pu le constater lors de mes soucis avec le WiFi... Chambre très sobre, deux petits lits jumeaux austères et étroits, une salle de bain très correcte... Un écran plasma qui marche, bonne réception cette année...

On n'a pas envie d'y rester plus que ça, comme je le disais l'an passé. Ce qui est d'ailleurs le but.

WiFi gratuit mais qui cette année marche curieusement une fois sur deux, coupe, m'affiche que mon adresse ip est déjà utilisée, bref, agaçant. Le truc me fera m'arracher les cheveux le vendredi soir. Ensuite, ça fonctionnera à peu près...

Classique petit déjeuner en chambre, ou buffet en bas…

4 - repas      5 (sur 5)

Les Auteurs sont soignés. Il faut savoir que c'est nourriture du cru de rigueur, ici on mange corse à TOUS les repas, vous voilà prévenus...

Le vendredi midi, pizzeria avec quelques copains, car comme on arrive un peu tard, le festival nous propose... des sandwiches ! Bof, je me suis levé tôt, j'ai faim de quelque chose de chaud, autant aller par nous-mêmes déjeuner en face de l'hôtel tranquillement sans demander à personne...

Le lendemain, samedi midi, repas typique. Pas le meilleur, soupe corse et haricots rouges avec un bout de lard microscopique, c'est la seule "fausse note". Pas bien grave, et d'ailleurs le serveur désolé voyant que je n'ai pas touché à mon assiette me propose aussitôt autre chose, mais comme je me suis bourré de pain, je suis calé... Et puis le soir, je sais que le dîner sera très bien.

Et c'est la cas. Au 20 123 dans un décor de village reconstitué façon Disneyland, le samedi soir après la remise des prix à la Mairie. Dîner corse, comme il se doit. Plats solides, typiques et rustiques, excellent dîner. Bien riche pour le soir quand même. Deux entrées, deux plats, deux desserts. Charcuterie de pays, tarte au fromage corse, veau aux olives et polenta, fromage, dessert... Je choisirai de rester dans la salle du bas, sur les conseils d'Olivier TaDuc, mon excellent ami sachant la salle du haut exiguë et bruyante...

Le lendemain midi, on retourne au Boccacio, c'est soupe de poisson et ensuite poisson en plat, mais devant mon peu d'enthousiasme, le serveur me propose cette fois encore de varier. Je déjeunerai excellemment bien de charcuterie, entrée suivie d'une côte de veau délicieuse. Du pays. Là encore, la qualité... Donc sur ce plan, tradition et excellence. Parfait.

5 - lieu      4 (sur 5)

Le Palais de Congrès d'Ajaccio. Toujours aussi sombre à l'intérieur alors qu'il fait beau dehors. Moins que l'an passé, mais nous sommes en décembre, c'est moins ennuyeux car il fait soleil, mais frais. Alors on n'aura pas de regrets...

Tables disposées en carré, les auteurs d'un côté le public de l'autre et le libraire à quelques mètres.

Une expo dans le hall, des animations comme à chaque fois.

Radio diffusée en direct depuis le festival, avec des interviews des invités...

6 - rencontres      5 (sur 5)

Côté "copains du métiers", (Auteurs, donc) pas mal de garçons que je suis ravi de revoir ou de croiser... Olivier Taduc, Olivier Berlion, déjà vu en juin dernier à la Seyne-sur-Mer, l'ami François Plisson toujours précédé de sa grosse valise contenant ses livres, (à compte d'auteur et son propre éditeur, il trimballe comme à chaque fois sa production) Philippe Aymond, Alexandre Coutelis et Eric Puech. Et plein d'autres garçons doués, des auteurs Corses aussi...

Remise des prix à la Mairie... Tout le monde applaudit le discours du Maire, plutôt lyrique. On appelle les primés, ça cause, je fais moyennement attention quand soudain au dernier prix de la liste, j'entends mon nom !

Et j'ai la surprise d'être primé par le Conseil Général de la Corse du Sud dont la représentante Caroline me remet le Prix "Passion" pour "Poker Face". J'ai droit à la bise. Et à la sculpture. Comme à chaque fois, en quelques mots de remerciements j'essaye d'être brillant. Mais ému, j'ai plutôt la sensation de bafouiller pas mal et d'être confus. Les copains diront que non. Le vrai discours que j'aurais aimé faire avec aisance, je le ferai le lendemain matin devant le miroir de ma salle de bain. Mais c'est trop tard.

C'est seulement la seconde fois de ma carrière que je suis primé, après "le Nain d'or" de Belfaux-Corminbœuf en Suisse en 1998 pour Sophaletta 3... Autant dire que je suis content, pour mon ego flatté.

Côté public: rencontre de gens qui découvrent la BD, de lecteurs habitués dont l'omniprésent Ludo,  gendarme qui envoie ses stagiaires en première ligne, comme l'an passé se faire signer toute sa collec. La charmante Anaïs qui n'aime pas la BD passera ainsi trois jours sur le salon pour se faire dédicacer les livres de son copain ! Du public clairsemé, mais sympathique et chaleureux. Très agréable, forcément.

7 - livres signés      5 (sur 5)

On signe ici dès le vendredi 14 heures. Et le samedi toute la journée, ainsi que le dimanche jusqu'au départ vers 17h. Cette année, beaucoup de ventes en provenance du libraire, ce qui n'était pas le cas en 2011. J'ai compté une cinquantaine de bouquins sur les trois jours, principalement "le Champagne" au Signe...

Et puis cinq albums "Provence", quelques "Ava Dream" et des "Poker Face", pas mal de tomes 2 puisque j'avais défendu le 1 ici même l'an passé.

En conclusion, mes notes...
Accueil hébergement:      4 * (sur 5)
Note globale:      8,5 (sur 10)

Conclusion:  

Ajaccio pour moi c'était la troisième fois. Avoir un prix le samedi a été la cerise sur le gâteau, évidemment... 
Ce ne sera pas toujours le cas, mais là, c'est fait. L'accueil est toujours très amical, on mange bien... 

Que dire d'autre ? 

Venez sans hésiter si on vous y invite...
Évidemment à conseiller pour 2013...