14 juillet 2015

4 ans sur SANDAWE, bilan...

Bilan, 4 ans et un mois de présence sur Sandawe. 

Un peu plus dans l'absolu, parce qu'entre le moment où on a pris contact avec l'éditeur et la mise en ligne sur le site V1, il s'est passé plusieurs mois d'attente.

Que dire d'un bilan un peu détaillé ?

3 albums parus, une intégrale de 180 pages et deux tomes d'une série en cours qui en comptera deux de plus.
Première sortie en octobre 2013, puis octobre 2014 et enfin février 2015.

Le prochain album sera en 2016 maintenant, avec un SL3 qu'on espère pour la fin de l'année prochaine et un 4 et dernier quelques mois après.

On a donc pu se rendre compte de la manière dont bosse l'éditeur. Une petite structure avec ses qualités... Et ses défauts.

On a souvent tendance à ne voir que ça, parfois, mais il faut considérer les choses. Il se trouve que même si ça en agace certains j'ai la chance d'avoir un peu d’expérience dans pas mal de maisons désormais. Et je continue à travailler pour différentes boites. En fait ça permet de juger, de comparer ce qui est comparable, en restant logique: SW EST une petite structure autour d'une très bonne idée. Mais qui ne lutte pas avec les mêmes armes que les Majors...

Côté qualités, un dialogue direct (quand on arrive à se joindre) entre le patron et moi, un réel suivi, un bon engouement et des gens qui y croient. Une structure light, oui, mais des gens sensibilisés et derrière leurs auteurs pour réussir, mieux vaut être le numéro 1 dans une petite maison que le numéro 250 dans une grosse boîte, et c'est bien pour ça que je suis venu ici...

Mais faire partie des meilleures ventes de la maison est agréable (en même temps on fait ce qu'il faut pour) mais ne confère pas de "pouvoir" particulier, David Morancho et moi avons envie de réussir autant qu'eux, même si nos objectifs diffèrent à terme, SW est un éditeur, nous sommes auteurs et forcément nous avons parfois des avis assez différents.

J'ai toute confiance en Patrick Pinchart, (et les gens qui travaillent avec lui, cela va sans dire) je l'ai dit à plusieurs reprises.

Sur le plan qualitatif

nos albums bénéficient d'un suivi sérieux, d'une qualité d’impression excellente auprès des meilleurs prestataires et d'un regard attentif, avec la présence sur place lors des tirages d'albums, ce qui n'est pas le cas partout. le fait d'imprimer peu de titres est ici clairement un atout... Juste un petit bémol sur la couverture du SL2, d'une épaisseur moindre que le 1. Une erreur de l’imprimeur.

Pour la mise en place et la pub, 

nous avons un panel de critiques, toujours un peu les mêmes, pas mal de buzz sur ActuaBD, le travail en aval se fait correctement, à la mesure, là encore de la taille de la maison... On ne peut pas s'attendre à plus, mais c'est déjà beaucoup. Bandes annonces, envois à la presse, passages télé (en Belgique où SW est bien implanté) entourages de sites, previews, on ne peut que s'en satisfaire.

Je l'ai dit et ça ne plait pas (du tout), mais c'est comme ça, je suis plus dubitatif sur la diffusion et sur le suivi en librairie. On m'assure que c'est bien, mais je sais très bien qu'on n'a pas de puissance de feu derrière et trop peu de titres phares pour vraiment s'imposer. Les retours que j'ai de certains libraires me disent aussi que les commerciaux ne font pas de forcing particulier non plus sur nos titres...

C'est en cours sans doute, mais je dois dire que pour l'instant, les chiffres de ventes, de tirage et de mise en place demeurent très bas, en tout cas bien plus bas que ce qu'il faudrait pour s'imposer, si on veut passer un cap. Moi en tout cas je ne souhaite... On a aussi souvent des retours de lecteurs qui disent ne pas avoir les titres dispos en libraire, on dit même parfois que c'est "épuisé", alors que ça ne l'est pourtant pas après vérifications...

Mais c'est le serpent qui se mord la queue. Sans notoriété réelle encore, SW pâtit auprès des libraires d'une méconnaissance de son catalogue qui il faut l'avouer, est encore très maigre et ne possède pas assez de titres "imparables" dont on cause... Quelques titres émergent, on peut espérer que les albums en cours de production pourront monter le niveau, il y a assurément de belles choses à sortir.

Ah, il faut aussi déplorer le laps de temps trop long entre mise en ligne et sorties... Certains titres mettent plusieurs années avant d'arriver, dans un marché où tout va de plus en plus vite et où il semble de plus en plus difficile de s'imposer. Certains libraires renvoient les albums sans même ouvrir les cartons tant il y en a. C'est très compliqué de mettre trop d'espace entre les tomes, et on risque d'en subir les conséquences pour notre SL3, qui va sortir près de 2 ans après le tome 2...

Sur le plan communication:

Je croyais que l'arrivée d'un gars dédié à la communication allait changer les choses. c'est probablement pas encore suffisant mais on sent de la volonté. Trop de points restent toutefois en suspens, les édinautes se découragent de ne pas avoir systématiquement de réponses à leurs questions légitimes, et ça gronde par périodes, avant de retomber... Les efforts portent sur le dialogue entre nous tous, pour savoir où on va. Je reste convaincu que quand on demande autant de fric aux gens, il faut un peu les ménager et tenir compte de leurs remarques. après ce n'est pas mon souci en tant qu'auteur, me semble que je communique beaucoup pour ma part, non ?

Pour les ventes...

On est en deçà de mes souhaits, malgré d'excellentes critiques et un accueil élogieux, une présence que BDGest en bonne place. Oui, le marché est très compliqué et il faut en tenir compte, sans oublier qu'on n'est plus dans les chiffres d'il y a 10 ans où on pouvait espérer démarrer autour de 8 000 exemplaires pour un tome 1.

Désormais, en moyenne, on est autour de 1 500, voire moins. C'est catastrophique.

Pour l'instant à ce jours, les trois titres Arnoux-Morancho-Millien totalisent (ensemble) plus de 10 000 ventes mais on ne peut se satisfaire de chiffres aussi bas encore.

Si on détaille en gros, à l'instant T, le tome 1 de SL a dépassé 5 000 ventes (réelles, plus de retours désormais), le 2 est derrière avec moins de 4 000 esx écoulé, mais toujours en place, l'intégrale W4 serait autour de 900 ventes, je crois (tirage 1 400)...

Clairement je souhaite toujours que le crowdfunding ait un sens sur Sandawe (je n'aime pas l'idée de mécénat et je ne suis pas venu pour ça) et que les gens qui nous ont suivis récupèrent le plus possible. C'est pas facile: pour l'instant on doit être sur 25% des mises sur le 1; Je n'ai pas le chiffres exacts.
Il y a jusqu'à octobre 2018 pour que ça paye... (sur le 1)

Pour SL ?


Le fait de savoir qu'on va relancer quand le 3 sort est une bonne chose et permettra de grimper un peu. Mais si SW ne pousse pas le diffuseur ou ne fait pas de racolage auprès des libraires, on sera exactement dans les mêmes eaux pour le tome 3 et ce sera compliqué de décoller vraiment.

Je rappelle que j’espérais atteindre 10 000 exemplaires du 1 vendus au moment où sortira le 4. Je crains que ce ne soit pas encore possible, à moins d'un gros effort de communication le moment venu. Pour le moment ça ne sert à rien, il faut juste espérer que les prochains titres de la maison permettront de mettre le focus sur l'éditeur, et donc par ricochet sur un des titres phares.

Il faut donc espérer un sursaut et que SW soit derrière le titre au moment de la sortie, en poussant VRAIMENT, cette fois...

2016 sera une année cruciale, après 5 ans de présence. Sara Lone est prévu en 4 tomes, on sait qu'on les fera, on espère aussi faire un album de W4, mais ce sera de façon plus détendue, sans tabler autant que sur SL, qui a ce qu'il faut pour s'imposer. ou devenir un flop. On fera les comptes dans deux ans, je crois.

En conclusion:

Pour nous, l'aventure Sandawe du côté financement touche à sa fin... 4 albums à 100% déjà. Un cinquième qu'on lancera en fin d'année, le tome 4 de SL et peut-être W4-S2 si l'éditeur le souhaite.  Je ne vois pas au-delà et il me semble que désormais il faille assurer sur le plan commercial et éditorial et ça ne dépend plus vraiment des édinautes, mais de nous pour le qualitatif et de SW pour le suivi éditeur.

On croise les doigts pour que ça fonctionne...

Le tirage luxe est imprimé...

On devrait le recevoir d'ici une dizaine de jours...
Ceux que ça intéresse peuvent évidemment le commander directement sur le site des Sculpteurs de Bulles...

07 juillet 2015

Temploux, les 22 et 23 août...

Prochain festival prévu fin août en Belgique...

Ce sera à Temploux.


Avec une bande d'auteurs dont la liste a gonflé de plus en plus au fil des semaines ! Dont mon ami Daniel Bardet qui fut mon premier scénariste pour Glénat avec notre "Timon des Blés" il y a euh... 30 ans !

18 juin 2015

SL1+2 en juillet !

En juillet sortira la version Sculpteurs de Bulles de Sara Lone 1+2...

Un beau livre mettant en avant le formidable travail de graphiste pur de David bien plus que le travail du scénariste, mais on fait œuvre commune et je n'y suis pas pour rien !

Les deux premiers tomes de SL seront donc ici rassemblés en un seul.

On "lira" notamment les pages du tome 2, sans l’ombre d'une bulle ou d'un texte, juste en images, montrant que ça se déroule très bien et de façon fluide, on comprend bien les séquences.

Ce sera l’occasion de donner un focus sur le trait, le noir et blanc magnifiant les dessins comme vous le verrez...

Sara Lone 1+2 - Format 25x34 cm - Couverture matelassée mat avec vernis sélectif - Plus de 200 pages

Contenu

 un premier cahier graphique en couleur 16 pages 
 l'ensemble du tome 1 en N&B avec textes et bulles, 46 pages 
 un inséré 3 volets en couleur Sara "Playmate du mois" dans Playboy 1962 
 un second cahier graphique en couleur 16 pages avec illustrations totalement inédites créées spécialement pour cette édition 
 un second inséré 3 volets d'aquarelles de Sara en couleur 
● l'ensemble du tome 2 présenté en double page (à gauche le script et des recherches préliminaires, à droite la page en noir et blanc à l'encre et sans bulles ni lettrage, 92 pages) 
● l'ensemble du tome 2 présenté en couleur sans texte ni bulles double page et en format réduit

 LIVRET Exclusif 24 pages (pour les précommandes, notamment) 


 Tirage numéroté et signé par David Morancho et Erik Arnoux sur certificat 

 Accompagné de plusieurs ex-libris 

 Tirage : 175 exemplaires commercialisés + 50 HC 


Prix : 160 euros. 

Précommandes directement sur le site.

Une version collector exclusivement distribuée par Les Sculpteurs De Bulles complétée par un dessin original de David Morancho signé était disponible à la précommande au prix de 220 euros. VERSION COLLECTOR ÉPUISÉE

17 juin 2015

Tomos y Grapas: 35' sur Sara !

Long entretien sur un site espagnol, "Tomos Y Grapas", autour de Sara Lone...

Suivi d'une interview de David.

Bon, si vous parlez la langue de Cervantes, racontez-moi, parce que j'ai un peu compris quelques trucs mais vraiment pas tout...

C'est bête, j'ai fait allemand première langue.

Et anglais.

Alors, ça commence à 1:35'40"... Et ça se termine à 2:10'20"... Autant dire que c'est complet !

16 juin 2015

Bulles à la Seyne, quatrième !

la SEYNE-sur-MER 12-13-14 juin 2015

Ah, en préambule, il n'y a pas de rubrique météo, mais on y a tous pensé.

Avec une "alerte orange" sur l'ensemble du Sud-Est le vendredi matin planait l'angoisse d'un festival à nouveau noyé comme l'an passé qui fut en partie gâché par la pluie et les orages. Autant le dire tout de suite, au grand soulagement de nos amis de la Seyne qui scrutaient le ciel et leurs GSM, rubrique "météo locale", il a fait un temps ma-gni-fi-que !

C'était donc ma quatrième fois dans le Sud, au festival de la Seyne sur Mer qui en est à sa septième édition en ce mois de juin

1 - voyage      (sur 5)

En train comme à chaque fois. Mais près de 5 heures quand même ! D'autant qu'à l'aller, on me fait changer à Marseille et prendre un tortillard qui s'étire le long de la côte (joli), pendant une heure pour faire les quarante derniers kilomètres jusqu'à Toulon... Mais il n'y avait pas de train direct partant de Disneyland. Voiture laissée à la gare et hop, c'est parti.

Et le sourire d'Anne à l'arrivée venue gauler Denis Falque (l'auteur de l'affiche 2015) et moi est signe que ce sera un weekend réussi...

Retour le lundi avec un train direct sans changements, mais qui aura une heure de retard à l'arrivée à cause d'ennuis purement SNCF... Longuet. Départ 8h16, arrivée 13h20, du coup.

David aura moins de chance à l'aller, lui par contre: coincé 3 heures vendredi soir dans un train stoppé en gare de Perpignan, il devait arriver vers 22h30... Mais compte-tenu de ces aléas ferroviaires, l’organisateur ira le chercher dans la nuit a Aix (!) pour arriver en fin de compte à l'hôtel Kyriad sur le coup de deux heures du matin...

2 - accueil     5 (sur 5)

Voilà quelques années désormais que je suis invité par des gens devenus évidemment des amis au fil des ans. L'impression de retrouver de la famille, du coup... L'organisation est vraiment aux petits soins, attentive à ce qu'on ne manque de rien pendant les signatures, passant pour nous proposer des boissons fraîches toutes les demi-heures !

Nous en sommes à la septième édition. L'équipe de bénévoles passionnés ne change pas et forcément sait accueillir, c'est clair. Ils sont rodés et comme ils n'invitent au final qu'une petite trentaine d'auteurs, ils peuvent gérer et s'en occuper plus facilement que s'ils montaient un Barnum.

3 - hôtel      5 (sur 5)

Cette année enfin je vais profiter de la piscine du Kyriad, un quatre étoiles **** sur le port, à vingt mètres des tentes du festival. Un must, rarissime !

Probablement un des atouts-maîtres du salon pour ses auteurs invités.

- "T'es fatigué ? Tu veux te laver les mains ? Prendre une douche ? T'as envie de faire pipi ? De bais... euh, d'avoir un moment d'intimité ? Eh bé tu remontes dans ta chambre..."

La piscine le soir après les signatures, un vrai régal.




4 - repas      (sur 5)

- Le vendredi soir, sous une pluie battante de mauvais augure pour la suite, tous ensemble pour le dîner d'accueil, à la carte, on prend ce qu'on veut... Excellente pièce de boeuf en ce qui me concerne... Pendant qu'on mange tous, le pauvre Frank (qui est quand même le Président de l'assoc) passe la soirée au téléphone en direct de Perpignan avec mon co-auteur de Sara Lone, David, seul auteur qui n'est pas encore arrivé et reste coincé dans le train à trois heures de la Seyne...

On sent bien qu'il va devoir aller le chercher. Et il l'a fait. (voir plus haut)

- Buffet le samedi midi, comme chaque année, sur la plage, "aux Palmiers"... Et il fait beau ! Génial de manger avec vue sur la plage, les vagues, le ciel bleu... et les baigneuses qui avaient tant impressionné les Coréens l'an passé, en particulier l'exceptionnel Jung-Gi Kim (qui bosse avec Jean-David Morvan) qui n'était pas le dernier à mater les petits culs des habituées des Sablettes seins nus et strings ! J'ai moins aimé ce qu'il y avait au buffet, mais je suis pas un garçon facile. C'était évidemment très correct.



- Le dîner du samedi soir ? Je n'y étais pas, mais il parait que même si le lieu était curieux, ce fut très bon. Si ce n'est qu'il a fallu quand même aller en cuisine après plus d'une heure et demie d'attente remettre un peu d'ordre dans un service un peu en panique... Gros boulot des organisateurs pour recadrer. 










- Repas du dimanche midi... Excellent déjeuner dans un nouvel endroit sur le port, service efficace, repas excellemment bien pensé pour pouvoir dessiner l'après-midi sans s'endormir après avoir trop bouffé, comme c'est souvent le cas dans les salons... Là, c'était juste parfait.


- Dîner du dimanche soir à l'endroit habituel (la Piazza) permettant de se retrouver entre dessinateurs qui restent et gens de l'organisation... Ambiance décontractée car cette fois, a y est, c'est fini et on peut décompresser. Apéro sur la terrasse entre amis avant d'aller dîner dans la salle.

Excellente pizza en ce qui me concerne.



5 - lieu      5 (sur 5)

On a déjà évoqué l'hôtel... Et on a aussi parlé de l'endroit où se passe le salon, des tentes ouvertes posées entre le Kyriad et la mer...


Peu de vent, du soleil, du monde pour venir nous voir, le top...

Il parait que la municipalité pensait déplacer le festival, je crois que ce serait une grave erreur...

Et à noter que cette année, il n'y a pas pu avoir de cocktail au Fort Balaguier, ce qu'ils ont su dix jours avant. Difficile de se retourner pour nos amis de l'organisation. Dommage pour les auteurs qui découvraient la ville. En ce qui me concerne, j'ai eu l'occasion de m'y rendre à plusieurs reprises dans d'excellentes conditions et de visiter l'endroit de fond en comble, donc ça ne me gêne pas, mais les nouveaux invités sur le salon n'auront pas eu cette chance..

6 - rencontres      5 (sur 5)

Auteurs: Quel que soit le festival, c'est désormais pour moi un des critères de choix... Merci OpaleBD, au passage...

Curieusement, j'avais noté quelques jours avant l'événement que la librairie toulonnaise de Bruno Falba organisait en même temps que le salon une grosse séance de dédicaces en ville avec pas mal d'auteurs, soi-disant pour former une "synergie" entre les deux événements. Mais vu de ma fenêtre, je ne suis pas certain du résultat à l'arrivée...

Bref. Pas trop mon problème. il y avait en tout cas à la Seyne quantité d'auteurs que j'ai été ravi de revoir ou de découvrir. je dois d'ailleurs avouer que j'ai trouvé que cette année, l'ambiance entre auteurs était excellente et sous le signe du partage.

Sous la présidence de l'ami Didier Convard que je connais depuis... 77. Il portait la moustache en ce temps-là, c'est dire si ça date ! Chaque année ce sont les scénaristes qui sont mis à l'honneur à la Seyne et constituent ensuite une partie de la liste en choisissant les auteurs qu'ils souhaitent, on le rappelle.

Euh, ne vous fiez pas à la photo en dessous, je vous assure que le gars est plus souriant que ça d'ordinaire. Mais bon, faut pas le faire chier...


J'ai été ravi de croiser Frédéric Antoine, un fou furieux venu de Montréal avec son accent et ses expressions québécoises avant de découvrir qu'en fait le gars était français "né à Melun" ou tout comme... Et puis aussi une jeune dessinatrice vivant en Belgique mais tout autant frenchie, la talentueuse Mobidic qui aime les ours. On n'a pas loupé la photo, du coup !


Bien évidemment, je vais mentionner Eric Cartier (et madame), A.Dan, Frank Giroud, Virginie Greiner, Daphné Collignon (et sa petite Maya), Julien Lepelletier (et madame), Audrey Bussi, Denis Falque, ou encore Alexis Sentennac (et madame, again) ainsi qu'évidemment tous les autres avec qui j'ai pu échanger en toute amitié sur le métier ou autre chose parce qu'on n'est pas obligé de ne parler que de BD dans les salons... Merci à eux d'avoir fait de ce 7ème salon de la Seyne un moment d'amitié partagée, notamment le dimanche soir en petit comité autour de la piscine de l'hôtel.


Côté public, pas mal d'habitués du salon qui achètent les albums nouvellement sortis. Du public en grande quantité, ce qui était très sympa d'autant que la décontraction due au climat donnait une sensation de vacances dans le Sud. Forcément festif...

7 - livres signés      5 (sur 5)

On a très bien signé, avec beaucoup de libres vendus sur place, notamment les 8 intégrales de W4 qui sont toutes parties, il y en aurait eu vingt qu'on les auraient vendues aussi, sans doute...

Côté Sara Lone, on est très bien accueillis et la série semble plaire... Ouf.







En conclusion, mes notes...

Accueil hébergement:      5 * (sur 5)
Note globale:       9,4 (sur 10)

Conclusion: pour moi qui écume les festivals depuis près de trente années, la Seyne-sur-Mer propose un des meilleurs salons de France à l'heure actuelle, très agréable et à l'accueil irréprochable. Une date en juin à retenir, autant pour les auteurs qui ont la chance q'y être invités que pour le public. 

Alors merci encore...

C'est à ne pas manquer !

08 juin 2015

Tirage luxe SdB: la couv...

La couverture de l'album "Sculpteurs de Bulles" à paraître en juillet...

04 juin 2015

Temploux (B) en août prochain ?

Sara Lone (représentée par moi-même) sera à Temploux en Belgique, les 22 et 23 août 2015 pour la célèbre brocante qui accueille également le festival BD-Wallonie. Temploux, c'est entre Namur et Charleroi, au sud de Bruxelles.

Je dédicacerai mes albums chez nos amis Belges en compagnie de plusieurs autres auteurs dont voici la liste:

La Seyne 13 et 14 juin 2015...

Ce sera - je crois - la quatrième fois que je me rend dans le Midi dans ce beau festival varois.

L'an dernier la fête avait été un peu gâchée par la pluie et surtout par cette interminable grève de la SNCF m'occasionnant un Paris-Lyon debout au milieu du wagon surchargé...

Mais rien ne m'empêchera de revenir en espérant de meilleures conditions !

Plus d'une trentaine d'auteurs internationaux (scénaristes, dessinateurs, coloristes) sous la présidence de Didier CONVARD, de nombreux artistes seront présents:

A.DAN, Eric ADAM, Erik ARNOUX, BEHEM, Bruno BESSADI, Guillaume BIANCO, Pierre BOISSERIE, Hervé BOIVIN, Audrey BUSSI, Barbara CANEPA, Eric CARTIER, Daphné COLLIGNON, Brice COSSU, Denis FALQUE, Serge FINO, Frank GIROUD, Virginie GREINER, Jean-Yves LE NAOUR, Julien LOIS, Ismael MEZIANE, David MORANCHO, Sophiane NEMRA, Régis PENET, Georges RAMAIOLI, RICA, Alexis SENTENNAC, SIRO, Johan TROIANOWSKI.

 Sous réserve, mise à jour régulière sur le site : www.bullesenseyne.fr

7èmes BULLES en SEYNE
13 - 13 juin 2015
Dédicaces de 10h à 12h et de 15h à 19h
Parc de La Navale
83500 - La Seyne sur mer 
Entrée libre de 10h à 19h 

02 juin 2015

J'ai niqué mon pare-brise !


... Mais fort heureusement, "Carglass répare, Carglass remplace !"

Montreuil -Bellay - 29-30-31 mai 2015

Seizième édition - C'est mon ami Curd Ridel qui a insisté pour que je vienne auprès du Président organisateur du salon, l'ami Marc Defois, quelques semaines plus tôt... La réputation du festival est excellente et j'accepte bien volontiers, d'autant qu'ils remboursent très correctement les frais de route. Je viens en voiture, comme souvent. L'occasion de rouler avec ma 500...

1 - voyage      4 (sur 5)

350 kilomètres aller, idem pour le retour, sept cent bornes avec ma petite Fiat, frais de route aller et retour bien pris en charge et réglés avant le départ, rien à redire. Pour moi, c'est quasi de l'autoroute tout le long, juste quelques kilomètres de route nationale, une fois arrivé à Saumur...

Enfer et damnation, voilà-t-y pas que je casse mon pare-brise au retour ? Un banal gravillon intempestif et au fil des kilomètres, je vois l'impact "moins gros qu'une pièce de 2 euros" s'agrandir.

En fait, c'est une putain de fissure qui s'étend au fur et à mesure que je roule vers la maison. Mais comme vous le savez, "Carglass répare, Carglass remplace", ça me coûtera la franchise, ils viennent sur place de le changer à la maison quelques jours plus tard.

2 - accueil     5 (sur 5)

On est très bien accueilli, sitôt arrivé à l'hôtel "Relais du Bellay" où nous séjournerons, qui est aussi le lieu de rendez-vous.

J'arrive vers 18h30, pile pour aller visiter le somptueux château de Montreuil Bellay qui est à 50 mètres de là.





Visite "rien que pour nous", sous la houlette d'une jeune femme guide speedée qui nous débite son texte comme si on avait un train à prendre, mais c'est quand même passionnant et plutôt rigolo et on a la chance de pouvoir tout regarder.

C'est magnifique...








3 - hôtel      (sur 5)

Un 3*** fonctionnel.

Deux petits lits un écran plat, une salle de bain clean, si ce n'est que ma douche délivre un filet d'eau et ne tient pas très bien sur la tige métallique prévue pour...

Mais en bricolant un peu, j'arrive quand même à m'en sortir avec un débit plus acceptable pour prendre sa douche du matin.

Il y a une piscine gratuite et un sauna, payant !

4 - repas      (sur 5)

- Le vendredi soir, comme les organisateurs de festivals de BD imaginent que tous les acteurs de ce métier (dessinateurs, scénaristes etc) sont des ivrogn... eeuh, des amateurs de grands crus, ils organisent souvent des soirées dans des caves à vin ou dans des exploitations vinicoles, pour déguster les boissons de l'endroit, évidemment. Dans une belle région évidemment dédiée en partie aux vignobles, c'est assez normal. La logique est respectée. Mais je ne bois pas une goutte d'alcool, comme le savant ceux qui me connaissent...

Du coup on se retrouve une cinquantaine à boire un apéro dehors devant le domaine puis invités ensuite à passer dans un grand hangar où sont disposées des tables de six, pour partager ensemble un buffet froid et des chips...

- Samedi midi  Là, c'est sur place, au Prieuré des Nobis que ça se passe. D'ailleurs tout se passe là, en fait. C'est bien pratique, mais je regrette un peu la convivialité d'un petit restaurant où on sortirait un peu du contexte dédicaces et où on serait moins entassés, mais on fait dans l'efficace. Repas correct, un peu "cantine" et servis par des bénévoles qui s'activent et sont aux petits soins...

- Le dîner du samedi soir. Cette fois c'est une soirée dans un hôtel, plusieurs tables rondes où on se place un peu au hasard, pour une soirée interminable que je quitterai avant le dessert. Arrivés tous vers 20h30, , on attend plus de deux heures avant l'entrée, puis encore pour le plat, etc... C'est trop long trop bruyant après une journée de signatures, même si là encore la bonne humeur et le gentillesse sont au rendez-vous. Il y a une soirée d'intronisation vinicole où quatre auteurs (les primés de l'après-midi) sont faits "Chevaliers de la Canette des vignerons du nord des deux Sèvres" ou un truc approchant. Repas moyen et brouhaha permanent me font fuir assez vite pour aller me coucher.

Heureusement, l'hôtel n'est pas loin et en cinq minutes de marche j'arrive devant le portail. Fermé. Et je n'ai pas ma clé. Un petit coup de fil pour déranger le veilleur de nuit (il est minuit et demi, ça chante là-bas et le dessert n'est toujours pas servi...) et hop, au lit !


- Repas du dimanche midi... Il y a un barbecue, et c'est sous la tente prévue à cet effet à quelques pas des salles de dédicaces. Du coup, on va sentir le feu de bois tout l'après-midi.

- Dîner du dimanche soir avec les bénévoles et les gens de l'organisation, il reste peu d'auteurs mais nous passons une bonne soirée autour d'un repas plaisant...

5 - lieu      4 (sur 5)

On signe dans le Prieuré. Plusieurs salles et les dessinateurs réunis en petits groupes. Curd et moi on est ensemble et ça permet de passer un bon moment entre potes... Salle agréable, une fois réglés les éclairages au-dessus...

6 - rencontres      5 (sur 5)

Peu d'auteurs mais des bons. Et quelques nouveaux qui ont un album dans les pattes et se la jouent arrivés.  Les grands auteurs du métier sont toujours les plus modestes et ceux qui la ramènent le moins, mais y'en a qui ont besoin d'exister...


J'ai le plaisir de revoir Serge le Tendre, Eric Juszezack, Xavier Fourquemin, Olivier Supiot ainsi que l'ineffable Roger Widenlocher, plusieurs fois croisé mais avec qui je n'avais jamais causé. on a rattrapé ça... J'ai aussi croisé deux auteurs Sandawe, Xavier Hennion et Gilles le Coz venu en voisin.





7 - livres signés      3 (sur 5)

On sait que c'est dur, mais c'est désormais de plus en plus compliqué de savoir si on va marcher. ici sur ce salon là, bilan mitigé, bien évidemment pas mal d'albums, mais moins que dans le passé. probablement une quarantaine sur deux jours de travail...


En conclusion...

Voilà un salon bon enfant gentiment organisé par des personnes qui ont le sens de la fête et veulent nous faire plaisir. ça se sent... Et c'est important au moment de débriefer. J'ai bien aimé le lieu, le château et l'ambiance. 

Pour autant y retourner chaque année comme le fait Curd depuis seize ans implique de retrouver les amis et donc de bien faire attention à la liste des invités... 

Ce n'est pas pour les ventes qu'on sait désormais mineures qu'on fera les bornes...