23 juin 2009

Pensées forcément positives...

Pas une grande visibilité encore sur les travaux à venir. J'écris une nouvelle histoire, pour l'heure sans savoir si elle sera achetée au final, le tout dessiné par un Espagnol prometteur qui aimerait bien qu'on aboutisse à quelque chose. On verra où ça se fera, si ça se fait, pour le moment, ce ne sont que des essais.

Et je dessine des planches dans l'urgence, là encore pour me débarrasser d'un retard chronique et pouvoir passer à autre chose ensuite, le marché est assez saturé et j'ai un peu de mal à trouver ma place...

Mais j'ai bon espoir, pas d'angoisses. Pour le moment plus de festivals avant quelques semaines.

09 juin 2009

Mars (enfin, juin, plutôt). Et ça repart !

LyonBD, suite et fin (faim ?) - On se fait plein de copains dans les festivals.

C'est fait pour ça. En tout cas pour moi.

L'envie de venir ici ou là est conditionnée avant tout par la liste des invités. Il y avait peu de gens que je connaissais à Lyon, mais j'y ai fait de belles rencontres et découvert d'autres graphistes talentueux, animés par la passion du dessin. On parle le même langage dans ce métier, que ce soit avec un petit jeune d'à peine 20 ans ou un ancien dont on lisait les albums quand on était petit et qui approche des 80 printemps.

Donc Maly Siri, avec une fleur dans les cheveux, 24 ans mais un sacré coup de pinceau déjà. Yan le Pon qui fut un de mes élèves d'antan, (oui, j'ai donné des cours de graphisme il y a 20 ans et parfois je croise un ou une élève qui a percé dans la BD aussi...) l'ultra-rapide Djillali Difali qui m'a fait rêver pour son efficacité et quelques autres.

Je n'oublie pas Camille avec qui je sais que je retravaillerai dès qu'un projet sympa me passera sous la plume ni Elsa Brants et Guillaume Lapeyre...

Merci à eux d'avoir sans le savoir contribué à lever les doutes qui me submergent parfois, quand j'ai l'impression de ne plus aimer cette BD qui m'a tant apporté et fait rêver pourtant.

Un coup de fouet salutaire. Comme les Maca'Lyon de Bouillet dont on nous a offert une petite boîte...

08 juin 2009

Good luck and surtout... good bye !

Reçu ce matin IRS - All Watcher, l'album d'Alain Queireix qui sort au Lombard.

Merci Gauthier...

C'est toujours émouvant de découvrir l'album d'un proche, et là dans l'espèce, d'un garçon que j'aime bien et avec qui quand même j'ai co-signé quatre (4) albums.

Deux chez Glénat, avec Céladon Run dont le tome 4 reste mon préféré, et les deux Ava...


Desberg qui est le scénariste de ce spin-off d'IRS m'a tranquillement piqué un dessinateur avec qui je bossais et que j'ai amené à Bruxelles avec un projet cohérent sur du long terme, tuant du coup dans l'œuf une série qui débutait à peine et que je ne pensais pas arrêter au bout de deux albums, contraint et forcé par les circonstances.

D'autant qu'elle marche plutôt pas mal, mais qu'on ne pourra pas capitaliser dessus, du coup puisqu'il n'y aura pas de suite. Pas de troisième tome.

Ça arrive. Les joies du métier. J'ai entendu d'autres exemples ce week-end qui me prouvent que ce n'est pas un cas isolé ni dirigé contre moi pour autant. On fera autre chose, j'espère, avec les amis du Lombard pour qui j'ai beaucoup d'affection par ailleurs... Si j'en veux à quelqu'un, ce n'est clairement pas à eux.

L'album ? Pas mal, j'y retrouve qualités et défauts graphiques que je connais par cœur puisque c'est avec moi que le dessinateur a commencé. Toujours des dysfonctionnements et quelques illogismes dans la mise en scène entre ce qu'on doit voir et ce que le dessinateur nous montre, pile les mêmes défauts que dans le tome 2 d'Ava, avec cette propension à dessiner des femmes à poil à peine moins canalisée que pour moi, à qui on en a fait reproche alors que je n'y étais pour rien...

Mais des pages superbes aussi, des voitures parfaites et de belles couleurs. Efficace, quoi.

Côté intrigue, mouais, mais il est vrai que je ne comprends pas tellement l'engouement autour de la série-mère non plus. Dans cette collection, il est d'autres titres que je préfère, comme Alpha, par exemple ou encore le Koda de mon ami Olivier. Ou même le Healer de Swolfs.

Je lui souhaite le meilleur toutefois, à Alain. 50 000 exemplaires...

Enfoiré !

07 juin 2009

Lyon , c'est fini...

Excellent week-end lyonnais, placé curieusement sous le signe "retrouvailles avec des gens pas vus depuis des années"...

Le samedi vers 9h30 (oui, je me suis levé tôt...) , arrivée à la Part-Dieu où personne ne m'attend comme il était prévu, je perds quasiment une heure avant qu'un garçon n'arrive chercher un petit groupe, si j'avais su je serais parti un peu plus tard...

C'est la seule "fausse note", pas bien grave mais jusqu'à midi, une fois accompagné en bus par ce bénévole de l'association, assis au cœur de ce Palais de la Bourse devant le peu de monde qui me sollicite, je me demande un peu qui je ne fais pas le combat de trop, comme disent les boxeurs...

Bah, Camille est une jeune femme souriante qui m'accueille à bras ouvert. Et puis on part manger, 80 personnes "chez Paul" un bouchon typique.

Un des meilleurs, paraît-il ?

Je ne suis pas convaincu, j'ai choisi une quenelle, plutôt bonne, quoique pas exceptionnelle. OK, c'est en grande quantité mais je m'attendais à "mieux", car c'est un de mes plats lyonnais préférés.

Le menu proposé est copieux et assez "risqué" avant une après-midi de dédicaces... Endroit très très bruyant par ailleurs.

De retour au Palais de la Bourse, pour la première fois je signe mes albums aux côtés de Camille, la coloriste d'Alain, en l'occurrence, puisque je ne suis QUE le scénariste d'Ava.

C'est sympa, ces signatures à quatre mains, ça permet de toucher un public qui est épaté par cette façon de faire, un dessin colorisé à l'aquarelle en live. Cam met des couleurs sur tout, même des Timon et des Sophaletta amenés par les gens...

J'adore. C'est à refaire, ça plaît beaucoup...

Tiens, au fait, je retrouve Stéphane Chaboud et son mari Jack pour qui j'ai travaillé dans les années 80 lorsqu'il était chez Esso, des gens adorables que je n'avais pas revus depuis des années...

Installés à Lyon, ils coulent des jours paisibles mais débordent de projets. J'ai été ravi de les recroiser... Ainsi que des amis d'un des forums internet que je fréquente qui ont la gentillesse de passer me voir et sur qui du coup je mets enfin un visage.

C'était rigolo.

Ça devient un peu court avec tout ça... Le temps passe très vite et mes appréhensions du samedi matin ne sont plus qu'un mauvais souvenir.

On file ensuite à la Mairie pour la remise des prix.

En fait, on marche beaucoup d'un endroit à l'autre, dans ce Festival. Pour aller au resto, pour aller à la Mairie, à l'hôtel... Pas de navettes auto prévues, parfois ennuyeux quand on trimballe ses affaires avec soi en permanence, parce qu'on ne les a pas déposées à l'hôtel...

Des discours interminables, des prix pour les autres, un classique du genre, pendant que je lorgne sur le buffet. Une fois les parlottes terminées, les fourmis rouges se ruent sur les petits fours. Classique là aussi.

Le soir nous sommes dans une ambiance plaisante et la soirée se passe de façon très agréable en petit comité.

C'est un second buffet, mais une fois affalé dans un fauteuil en cuir rouge je ne décolle plus et au final passe du bon temps avec Elsa Brants et Camille, rejointes par leurs époux respectifs. Excellents moments partagés où on parle métier, mais pas que...

Ensuite dodo (tout seul, n'allez pas croire...) dans un hôtel, très bien sur les quais de Rhône.

Le lendemain passe vite, je dédicace aux côtés de Difali, très agréable compagnon de signature, à partir de 10h30, et vers midi on file manger dans un autre resto, "chez Pignol", excellent repas, avec un petit groupe, dont Yan le Pon, un de mes anciens élèves de l'ATEP, 20 ans plus tôt qui est lui aussi du métier désormais.

De retour sur les lieux du festival, il ne me reste plus que deux heures à passer sur place avant d'être raccompagné en scooter vert jusqu'à la gare, où mon train quitte Lyon vers 16h30. Dense. Sympa. Avant de filer, on m'a remis une boîte de chocolats et un chouette T-shirt du festival, j'adore ces petites attentions là... Merci à tous.

Bon, sinon c'est fini, plus de festivals prévus avant plusieurs mois maintenant... Le prochain en novembre en Alsace, région chère à mon cœur et dont - ironie du sort - Manara sera le président...

Qui sait s'il n'y aura pas un "déclic", là-bas...

06 juin 2009

Lyon BD - 4

Festival en cours...

Lyon BD a commencé et déjà nous sommes samedi soir.

Une journée tranquille avec des dédicaces rehaussées d'aquarelle en live par Camille, adorable jeune femme que je ne connaissais pas malgré deux ans de collaboration...

Je vous raconte tout ça dans les heures qui viennent.

27 mai 2009

Rosette de Lyon...

Je ne vais pas à Roubaix, mais par contre je serai bien à Lyon début juin, dans une dizaine de jours...

Il faut dire que Camille qui a réalisé la couleur des deux albums d'Ava en est une des organisatrices et que ce sera d'ailleurs la première fois que nous nous rencontrerons "en vrai", alors que nous avons deux albums en commun.

Pas mal de copains et copines Auteurs que je connais bien et que je serai ravi de recroiser... La dernière fois que j'ai vu Curd, c'était en octobre dernier, pour signer un samedi à Auchan du côté d'Avignon, Tatiana c'était à Moulins il y a deux mois... Chrys Millien, aussi, avec qui j'ai co-signé les trois tomes de W4, devrait être là.

"Demandez le programme !"

Lyon BD
Palais du Commerce - Place de la Bourse
5-6-7 juin 2009

25 mai 2009

Roubaix annulé... (pour moi !)

Charrette de boulot qui me tombe dessus avec une date de rendu avancée d'une semaine. Pas de chance (ou plutôt si, sur le plan professionnel) je ne serai pas à Roubaix cette année. Il est vrai que je suis surtout ennuyé de leur annoncer si tard, en fait...

... Parce que c'est samedi ! Dans quelques jours seulement. Mais les impératifs du métier font qu'entre aller me balader for free et faire le kakou en signant 50 bouquins ou avancer sur un travail de pub urgent, j'ai choisi.

Navré pour les Nordistes, sorry Philippe...

21 mai 2009

Dans le Nord, encore...

À Roubaix, cette fois... Pour un festival BD à nouveau.

Ensuite j'irai à Lyon la semaine suivante et ce sera fini, pour le premier semestre de signatures, douze en six mois, c'est beaucoup. Je vais calmer le jeu parce qu'il faut dessiner un peu.

Pas mal d'Auteurs invités, je n'en connais pas beaucoup à part l'ami Servais qui est le "parrain" de cette édition et avec qui j'ai déjeuné à Nîmes au Salon de l'an passé.

18 mai 2009

Hop, à Ganshoren...

Quand je me déplace en voiture d'un endroit à un autre, j'utilise un GPS Tom-Tom et ne m'occupe de rien d'autre que de la conduite, le petit appareil une fois programmé me menant à bon port, sans encombres.

De plus, ça bipe quand on croise des radars fixes et on évite ainsi:

1, de se paumer et de s'énerver avec une carte papier, 2, de perdre des points sur son permis pour quelques km/h de trop. J'ai encore mes 12 pour le moment. Croisons les doigts…

Juste un détail: la carte SD insérée dans ce GPS est une carte de France… Très précise et upgradée régulièrement pour se tenir informé des ronds points, des radars nouvellement installés, des changements de sens de voirie, des travaux sans omettre la moindre impasse, etc…

Le must, je vous dis.

Sauf que je me rendais à Bruxelles. En Belgique

Et que sitôt passé la frontière un peu au-dessus de Valenciennes, le vide. Le désert. Le truc n'affiche plus rien qu'une flèche qui se déplace - moi - sur un joli fond bleu pâle… Plus d'indications de lieu, juste la vitesse et c'est tout. Pas grave, je sais où je vais, c'est la troisième fois et je connais le chemin pour arriver à la fameuse basilique de Koekelberg, qu'en plus on voit d'assez loin…

Sauf que sur le Ring, je me trompe de sortie et que du coup, une fois dans la ville en me fiant à mon sens de l'orientation, je me perds copieusement à force de soi-disant logique de parcours, entièrement repensé dans ma tête ! "Je suis dans bonne direction, suffit de couper de ce côté et de descendre par là, je vais forcément tomber dessus !"… Tiens, tu parles…

Bien sûr je demande mon chemin mais à cinq reprises, je me paume un peu plus, avant de tomber pile dessus, grâce à la dernière indication un peu moins embrouillée d'un autochtone.

Encore un Turc, car je me suis paumé en plein Istanbul - visiblement, dans un des quartiers rassemblant la communauté turque ou approchante - et tous les gens à qui je demande mon chemin me répondent gentiment, mais sont visiblement aussi peu Belges que moi… Mis à part l'accent, mélange de wallon et de sabir turco-français…

Bref, sur ce coup, je perds 45 minutes à errer dans cette ville impossible, sans trouver le moindre panneau indicateur, avant d'enfin me garer sur le parvis devant le chapiteau monté pour l'occasion. En dessous, les auteurs, une buvette, des expos, des libraires d'occasion (spécialité très belge) et un espace dédicaces… Il pleut un peu, fait frais sous la tente, mais pas plus qu'à Nîmes sous la tempête l'autre jour, au moins ici l'endroit est un peu clos.

Il est déjà midi, il y a un petit cocktail pour un groupe d'auteurs de BD Serbes présents (venus en direct de Belgrade par avion) qui exposent de fort belles planches "à l'ancienne", grand format dans un coin du chapiteau…

Georges Scheray et moi partons déjeuner tous les deux pendant qu'on distribue… des sandwiches aux autres. Assez rare et curieux comme accueil. En plus, jambon-mayo, pas trop mon truc. Mais à chaque fois que je suis venu, j'ai squizzé et je suis allé déjeuner avec quelqu'un, pas fou…

On se promettait de déjeuner tous les deux tranquillement depuis un moment pour discuter entre nous, d'ordinaire on n'a jamais vraiment l'occasion de se poser, là au moins, on a pris le temps pendant une heure et demie autour d'une table, en toute amitié. Sympa…

Retour vers 14h30…

C'est assez rare, ici on ne signe que l'après-midi, c'est un peu court, et étrange de venir, d'occasionner autant de frais pour au final rester si peu de temps à signer…

Un truc à revoir, ce serait bien de dédicacer sur deux jours, avec une soirée du samedi permettant de faire connaissance, là à peine quatre heures de temps et c'est fini, les auteurs locaux repartent, bref ça passe trop vite et une fois 18 heures, ça remballe de tous les côtés…

Signé pourtant pas mal de bouquins dont tous les Ava en vente sur le stand du libraire, qui en avait il faut dire, pris peu.

Une quinzaine de chaque à tous casser. Au total une soixantaine de dessins jusqu'à 18h30 alors que les bénévoles démontent en hâte le truc et replient les tables, pendant que les dessinateurs poursuivent encore quelques signatures… Rigolo.

J'y ai croisé Philippe - comme toujours dans le Nord - que je reverrai dans quelques jours à Roubaix, ainsi que mon ami Francis Degré qui m'annonce que le festival du Roeulx a probablement vécu puisque son équipe se sépare et que pas mal de gens veulent arrêter, ce qui est bien dommage.

Mais c'est vrai que c'est difficile à gérer sans une équipe efficace et que à lui tout seul ça devient mission impossible, bien au-delà de la passion, pourtant toujours présente, elle... Donc plus de festival en 2010 à l'école de l'Ange Gardien ?

Une jeune demoiselle charmante qui a gagné un concours vient me faire dédicacer son prix, un Ava... Rigolo. Une nouvelle amie sur FaceBook !

Le dîner du soir est traditionnellement un buffet (d'excellente qualité) pris dans le Centre Culturel, dans une salle un peu sinistre éclairée aux néons, ce qui n'est pas très flatteur pour le teint. Qu'importe, l'ambiance y est.

J'y fais connaissance de Nathalie qui travaille à la Villa depuis peu et a bien aimé son premier Festival. Dans la foulée, j'apprends à son compagnon Angelo que ça fait bien marrer, ma subtile tactique à utiliser dans ce genre de buffet pour ne pas faire la queue. En fait se servir dans les tous premiers quand personne n'ose encore y aller, et ensuite on est toujours en décalé pour se resservir !

Bien nous en prend, une fois nos assiettes remplies on retourne s'asseoir tandis que le troupeau qui vient de se rendre compte que c'était servi s'est levé en masse en même temps et s'agglutine à présent façon bouchon autoroutier un jour de retour de vacances…

Une soixantaine d'affamés à se presser devant des plateaux de saumon, de jambon fumé et d'entrées déjà ruinés et dévastés… On fait de même, en décalage pour le plat chaud et les desserts, passant un bon moment avant de lever le camp et de se suivre en voiture en procession jusqu'à l'hôtel, en plein centre…

Hôtel Reine Astrid, près de la place de Brouckère pour la nuit. Je ne vais pas repartir dans la foulée, ça ferait pas mal de bornes dans la journée, un peu crevant après les signatures et le repas, un coup à s'endormir au volant.

Chambre très correcte, non loin du Métropole où me logeait Glénat jadis, quand je venais au Salon du Livre et que j'étais encore un Auteur maison avec des sorties régulières… Je vais en profiter le lundi en fin de matinée pour aller faire une visite protocolaire près de la gare du Midi, dans l'immeuble Tintin. Histoire de voir si ma cote est toujours bonne.

Elle l'est...

Je vois aussi des pages en "bonnes feuilles" de l'ami Queireix qui va sortir son IRS dans quelques jours, du bon boulot à mon avis bien meilleur que l'original, ça va plaire. Je suis content de l'avoir découvert, et formé pendant 4 albums, tiens... Même s'il continue sans moi et après avoir laissé Ava mourir du coup, à son corps défendant, snif...

En repartant, je me paume encore, je mets une heure pour arriver sur l'autoroute, à tourner sur le Ring et à tenter de trouver la direction de Mons, et donc de la France. Pas une pancarte, aucune signalisation, rien.

La prochaine fois, pas de doute, je me trouve une carte SD de la Belgique à mettre dans le GPS.

12 mai 2009

Bruxelles ma belle...

Dimanche 17 mai, jour de dédicaces à Bruxelles-Ganshoren autour de la Basilique...

J'adore cette ville. j'adore les gens de ce pays, si gentils et affables, qui savent recevoir en général.

J'ai certes eu quelques déconvenues quand même. Parfois, il arrive que le manque de moyen empêche les organisateurs de certains festivals en Belgique d'accueillir correctement leurs invités, mais c'est très rare et jamais fait dans le but de nuire.

Disons qu'il y a des endroits où je ne retournerai pas, ce qui ne veut pas dire que la gentillesse des hôtes est en défaut, mais j'aime un minimum d'accueil, la bonne chère et les hôtels corrects, et ce n'a pas toujours été le cas... Soyons juste, en France non plus. Je serais plus sévère avec mes compatriotes, d'ailleurs.

En tout cas, je suis ravi de revenir à Koekelberg, pour le coup. Les gens de la Villa font les choses bien...

Le dimanche seulement et sous un grand chapiteau dressé sur l'esplanade d'une basilique aux formes étranges, les amateurs de BD viennent faire leurs "courses"... C'est très néerlandophone, je signe pas mal de livres à des gens qui ne parlement pas français mais me félicitent en flamand... Livres qui ne me rapportent pas de droits, je ne touche pas un sou sur les éditions "étrangères"...

Je vous raconterai ça lundi...

28 avril 2009

C'était Nîmes 09...

Quel bon moment passé dans le Gard !

La météo n'a pas été au top, et j'ai bien fait d'arriver le vendredi très tôt pour bénéficier de la seule belle journée du weekend.

Le lézard au soleil, après un déjeuner face aux Arènes, puis un goûter sur le toit de la médiathèque à deviser et refaire le monde en excellente et amicale compagnie nîmoise avant de filer retrouver mes "confrères" à l'hôtel en fin de journée...

Plusieurs têtes connues que je suis ravi de recroiser dans les jardins de l'Impérator...

Hasard des distributions de clés à la réception, on m'a donné la même chambre que l'an passé au troisième étage, agréable et confortable si ce n'est deux petits lits jumeaux, un peu étroits pour un 4 étoiles. Une télé à écran plat, mais pas Eurosport. Pas de bol, il y a un Grand Prix de F1 et un autre de moto, je vais me débrouiller pour ne rien louper de ma passion pour les sports mécaniques.

En parlant de ça, outre des retrouvailles avec mon ami Olivier Grenson, toujours aussi affable et souriant, arrivé en droite ligne de Bruxelles accompagné de sa charmante épouse, rencontre dès le vendredi soir avec Fane, le repreneur du Joe Bar Team de mon compère Debarre, l'ami des années "Plein Pot"... Stéphane est un garçon très agréable et bien vite on se trouve des souvenirs communs, des gens avec qui on a travaillé jadis, des coups de coeur graphiques et bref un tas de choses...

Du coup, un moment bien cool en sa compagnie et celle de sa femme Nadège avec qui il travaille de concert sur une nouvelle BD à sortir d'ici peu. Un truc que j'adorerais faire, d'ailleurs, que de concevoir un album en couple.

J'y pense depuis longtemps... Qui sait ?

Le vendredi soir, le plat principal c'est "souris d'agneau confite", la seule viande que j'abhorre mais je m'en sors... Précision, la nourriture sur l'ensemble du festival est excellente et on a mangé vraiment très correctement, les deux meilleurs repas étant ceux du dimanche à mon avis. Pour des raisons pratiques, tous les repas sont pris à l'Impérator, hôtel situé à 200 m à pied du chapiteau installé dans les jardins de la fontaine... Le repas du vendredi pris face aux Arènes était un petit extra purement personnel.

Olivier me dit qu'il va partir 8 jours en Corse le mois prochain. Il a participé aux "Z'Amours", et a gagné le voyage, lui. Le salopard !

Je précise qu'inscrit par ma fille Chloé en secret, j'y ai participé aussi voici 12 ans, mais que Karin et moi étions arrivés derniers des trois couples, ne gagnant au final qu'un passage au Zapping de C+ et trois mois après l'émission une paire de pantoufles , des caleçons trop petits aini qu'un vélo pour enfant genre bas de gamme fabriqué en Chine. Souvenir...

Le samedi matin, j'arrive dès 10 heures, les files sont formées, mais personne ne me demande rien durant 40 minutes, j'en profite pour signer tranquillement pour des bénévoles et petit à petit l'intérêt revient, le public aussi, d'autant que ces dessinateurs "prestigieux" qu'ils attendent depuis des heures ne sont pas encore là, alors que moi, si...

En attendant mes premières signatures, je dessine sur la nappe en papier qui recouvre les tables de dédicaces, ce qui attire la convoitise de certains amateurs qui tentent d'ensuite découper mes dessins au cutter !

Première journée mitigée, un peu déçu du peu de signatures que j'ai eu à faire avec une petite trentaine de livres seulement ! Je m'inquiète à tort, le système mis en place par Sylvie l'organisatrice fait vendre des livres que je ne vois pas forcément passer, chaque album acheté sur place donnant droit à un ticket pour une signature. Sur celui-là, ou bien un autre, au choix.

Du coup les lecteurs achètent des livres qui leurs plaisent mais qu'ils ne connaissent pas forcément pour récupérer des tickets jaunes leur permettant d'avoir un dessin de ceux pour lesquels ils sont venus spécialement. Du coup ils ne viennent pas les faire signer, mais les ont achetés quand même. Astucieux car au final à l'heure des comptes, plus de 200 albums seront partis... Ouf.

Laurent Boyer de M6 anime la remise des prix, Théo, 19 ans, fils de Sylvie et Jean-Michel donne un concert acoustique dans les jardins de l'hôtel avec son groupe Panik Angélik, très sympa avant la paella géante du samedi soir.

J'y croise Jean Wacquet avec qui décidément j'ai bien envie de bosser, je grignote quelques canapés du buffet mis en place, et j'évite la paella qui n'est pas ma tasse de thé.

Je vais me coucher tôt, GP du Japon moto que je regarderai sur mon ordi et en anglais à l'aube puisque les chaînes de l'hôtel ne comprennent pas Eurosport...

Au réveil vers 6h (pour voir les courses, donc, très bien mais ce n'est pas le propos...), des trombes d'eau s'abattent sur Nîmes et ça va durer toute la journée. Un dimanche sous la bulle, à signer dans le froid qui envahit le chapiteau, mais pourtant un tas de signatures, bien plus que la veille...

Pour le repas de midi, on vient nous chercher en voiture, tellement il pleut... Je mange avec les écouteurs de mon télphone sur une oreille pour suivre le GP de F1 à Bahrein, avant d'aller voir la fin dans ma chambre et de repartir signer vers 15 h 30...

Il pleut moins mais pas de soleil pour autant, je signe pas mal de d'albums, rencontre quelques personnes sympathiques dont une petite blonde qui vient acheter le livre éponyme vers 17 h, un des plus gros succès d'édition de ces dernières années. Guéro, enfoiré !

Ah, ces "Blondes"... Elle veut me piquer la nappe, encore... Mes dessins-écriture automatique petits gribouillis "faits comme quand je suis au téléphone" lui plaisent. Pourquoi pas ?

On passe près d'une heure à discuter avec la demoiselle et son frère, fondus du karting, autre passion mécanique qu'ils pratiquent assidument et je leur donne l'adresse du blog pour qu'ils y posent des commentaires...

Dernier repas à une table bien sympa, avant d'aller dormir. Une navette passe me prendre le lendemain pour rentrer pour 3 h de train dans l'autre sens.

Un très bon moment, merci à Sylvie et Jean-Michel, ainsi qu'à tous les bénévoles (mention spéciale à la surgé Olivia...), c'était parfait et très réussi comme à chaque fois en dépit de cette météo pourrie qui aurait pu gâcher la fête.

Mais ne l'a pas fait. Ouf...

23 avril 2009

Plein Sud...

Départ pour Nîmes demain, tôt.

Un rapide coup de TGV (3h10) et hop, direction le Sud, histoire de profiter du soleil le plus possible.

Sylvie a prévu grand et commandé un tas d'albums, plus de 8000, je crois, pour l'ensemble des Auteurs présents.

Dont 300 rien que pour moi...

De toute façon, il y aura foule et bonne humeur dans les jardins de la Fontaine, dès demain après-midi et jusqu'à dimanche soir.

J'espère y croiser quelques ami(e)s... Je vous raconte au retour.

07 avril 2009

Spécial copinage...

Thalassa, le célèbre magazine de la mer diffusé sur FR 3 a réalisé il y a peu dans le cadre de ses émissions tournées à Perros-Guirec un long reportage sur mon copain Jean-Charles Kraehn, l'Auteur entre autres de Tramp, dessiné par Jusseaume.

Jean-Charles, spécialiste de la mer s'il en est...

Diffusion le vendredi 10 avril à partir de 20h35... Et puis sur le site, ensuite en VoD.

C'est toujours marrant de voir ses potes à la télé... Ce qui me fait penser que ça fait un moment qu'on ne m'y a pas vu.

Et comme je n'ai pas gardé trace de mes passages, c'est perdu.

Un copain avait fait des cassettes, perdues dans un déménagement. Oh, grâce à l'INA, on pourrait (en cherchant bien) trouver un extrait des z'Amours qui est passé en son temps (97) au zapping de C+, un enregistrement de Temps X (86) dont j'ai déjà parlé, un reportage à Sierre passé sur la télé Suisse Romande (89), idem en Belgique (88), lors d'un journal télévisé au salon du livre centre Rogier, trois passages à Midi Première dont un avec l'ineffable Sabine "les bêtises" Paturel et quelques interviews de ci de là depuis 25 ans.

Mais le plus beau que je ne verrai jamais, ce sont les émissions tournées sur moi au Liban en 88 et à Moscou, il y a trois ans... Et là, je crains de ne jamais pouvoir retrouver les images.

06 avril 2009

Du beau linge à Nîmes...

La liste des Auteurs invités,
il y aura du beau monde à Nîmes dans les "jardins de la fontaine", à la fin du mois.

Sylvie qui organise la manifestation a raison de rappeler quelques petites choses essentielles. Ça va sans dire, mais comme toujours, ça va surtout mieux en le disant.

"Le Salon Européen de la Bande Dessinée de Nîmes est entièrement libre d’accès, aucune animation n'est payante, la gratuité est totale.

Toutefois, nous tenons à vous préciser qu’une manifestation de cette ampleur a un coût très élevé et survit grâce aux subventions et au bénévolat de chacune et chacun.


En effet, nous mettons un point d’honneur à offrir un accueil de qualité aux auteurs qui nous font l’amitié de participer à notre festival ainsi qu’à vous, visiteurs, qui venez les rencontrer. La réussite de la manifestation dépend donc aussi de vous.

Se procurer sur place les produits du salon et les albums des auteurs présents est tout d’abord une marque de respect vis à vis de ces derniers qui se sont déplacés pour vous rencontrer et c’est aussi participer à la pérennité de la manifestation et à son renouvellement. Nous souhaitons ne jamais être obligés de faire payer l’entrée de notre Salon pour perdurer.

C’est pourquoi pour que cette fête de la bande dessinée soit complète quelques consignes s’imposent.


- 1 ALBUM ACHETE = 2 "PASS" POUR LES DÉDICACES DE VOTRE CHOIX !


- Les dédicaces sur livre d’or ou feuilles volantes ne seront pas autorisées


- Les auteurs, autant que possible, préfèrent dédicacer leur parution la plus récente.


- Les auteurs, aussi compréhensifs soient-ils, ne dédicaceront pas votre collection entière, ceci afin de respecter les personnes qui attendent depuis longtemps comme vous (charte des auteurs)
Il ne sera pas effectué de tirage au sort pour les dédicaces sauf exigence particulière d’un auteur.

- Nous ferons notre possible pour respecter les horaires de dédicaces annoncés. De votre côté, ne forcez pas un auteur à rester après l’heure fixée (charte des auteurs)


- Les tickets seront distribués du matin pour l’après midi lorsque les organisateurs le jugeront utile. Enfin, pour des raisons évidentes de sécurité, tout sac abandonné sera retiré de l’espace dédicace et déposé à l’abri.


Les dédicaces ont lieu le samedi et le dimanche de 10 h à (environ) 12 h 30 et de 15 h à 19 h, mais certains dessinateurs dédicaceront selon des horaires bien précis qui vous seront communiqués sur place..."

Pour ma part, je trouve que c'est très bien de rappeler les règles du jeu à des gens qui oublient parfois que ces dédicaces constituent un acte gratuit de la part des Auteurs.

De plus, il est essentiel pour moi de signer la nouveauté et pas effectivement l'ensemble des 30 albums que j'ai déjà réalisés en 25 ans de carrière.

Sinon autant rester à la maison.

Trois jours à Limoges !

Bons moments passés avec les amis du Salon du Livre "Lire à Limoges".

Les Auteurs accueillis par Maud Dubarry qui dirige Page et Plume - Album (la librairie nous invite conjointement avec la Ville de Limoges) n'auront pas à se plaindre de son organisation.

Hôtel, restauration, tout a été impeccable et parfaitement calibré.

Dans la chambre, petit cadeau. De la porcelaine, évidemment, deux jolies tasses à café, aimable attention pour tous les invités qui trouvent ça à leur arrivée, posé sur le lit avec un mot de bienvenue.

Le public me semble moins nombreux qu'il y a deux ans, à voir les travées plus clairsemées, mais malgré tout plusieurs dizaines d'albums signés et de jolis moments passés avec les acheteurs-teuses... L'entrée est libre, ce qui est rare, et du coup les gens viennent presque en balade sous le chapiteau dressé sur l'esplanade de Juillet, à deux pas de la gare.

Je suis arrivé le vendredi en fin de matinée parmi les premiers et tout de suite dans le bain des dédicaces.

J'ai retrouvé au fil des heures plusieurs bons copains Auteurs, ce qui est toujours un plus appréciable dans ces manifestations-là... Aurélien Morinière, Michel Janvier, Béhé et Gilles Ratier, entre autres.

De joyeux convives avec qui passer du bon temps au restaurant après les signatures pour refaire le monde de la BD... Et même parler d'autre chose, d'ailleurs, comme de l'apprentissage de la langue des signes avec Valentine, femme d'un des Auteurs.

À mourir de rire lorsque Christian, le mari de Maud, apprendra dans un but fort coupable quelques mots interdits lors du repas solennel de la Mairie du samedi soir...

Dîner de haute qualité, soi-dit en passant.

Quand je vous disais qu'on sait vivre (rire aussi), dans le Limousin...

03 avril 2009

Nîmes dans déjà trois semaines !

Le temps passe vite. voici déjà venir Nîmes, un des plus chouettes festivals de l'année. J'ai l'impression que j'en reviens et pourtant ça fait presque un an déjà...

L'affiche n'est pas transcendante, mais le plateau annoncé est somptueux.

Comme à chaque fois.

Ça se passera dans les Jardins de la Fontaine, on loge à l'Impérator, bref on n'attend plus que le soleil pour que la fête soit complète.

Le soleil, pas les éditions Soleil. Encore que l'an passé, la fête organisée par Mourad le samedi était bien agréable...

On remet ça ?

02 avril 2009

LAL 09: demandez le programme !

C'est demain que commence "lire à Limoges" 2009.

250 auteurs, 50 000 visiteurs attendus, Limoges compte désormais parmi les salons du livre les plus importants de France...

La liste des Auteurs invités est impressionnante en célébrités que je croiserai sans doute, sans qu'on se mélange, "de la BD, pouah !", au dîner de gala du samedi à la Mairie. Les écrivains, on ne les nourrit pas de Tuc et aux Chipsters comme dans l'univers cheap BD....

Ils nous méprisent et le font sentir, mais beaucoup n'atteignent pas nos ventes. Paradoxal.

On me trouve dans la section BD, évidemment. Stand Album.

Pour info, vous pourrez m'y croiser vers 11h30 dès demain vendredi, je pars en voiture très tôt de chez moi pour signer le vendredi all day, le samedi pareil et le dimanche matin avant de remonter vers Paris. dans l'après-midi.

Petit film pour donner une idée de l'ambiance et de la cohue.

video

"Lire à Limoges"
Stand "Album"
esplanade du champ de juillet - 87000 Limoges
3-4-5 avril 2009

27 mars 2009

Soirée Penninghen...

Les mondanités parisiennes et les vernissages en galerie, Je déteste ça d'ordinaire, mais cette fois j'y suis allé...

Soirée cocktail pour le lancement des portes ouvertes 2009-2010 à l'ESAG, l'École Supérieure d'Art Graphique rue du Dragon, le fameux atelier Penninghen où j'ai accompli mon cursus...

Voici plus de trente ans.

Je n'y retrouve pas de "copains d'avant" que de toute façon je n'ai jamais vraiment eu là-bas, (et en plus "copains d'avant" ça veut tout dire, si on les a perdus de vue, il y a bien une raison) mais des professeurs qui m'eurent comme élève. Françoise Nicol, Colette Alric et l'ineffable Jean-Luc Tonini, qui s'occupe de la partie photo dans l'école.

Au signal, on file vers un excellent buffet en devisant, muni d'un petit livre rouge offert par les charmantes élèves-hôtesses d'un soir et dans lequel, en tant qu'ancien, je figure en bonne place...

"Ancien"... Putain, ça me file un coup de vieux !

Les photos, là...

20 mars 2009

Photo de groupe...

Retour sur les protagonistes du festiBD '09 de Moulins.

Bonne idée que d'avoir un photographe officiel qui se balade durant les trois jours en nous mitraillant. Ça permet d'avoir des images de l'évènement, du coup.

Bon, parfois on n'est pas avantagé, j'en ai vu une ou deux de moi que je vais "laisser dans les archives", mais pas mal d'autres qui montrent bien l'excellente ambiance qui régnait en Allier le week-end dernier...

Et le 19/20 de FR3 en a causé. C'est très très (très !) court, mais on me voit, avec la chemise beige, derrière Jigounov au premier plan:

17 mars 2009

Et maintenant... Limoges !

Dans quelques jours, début avril, le Salon du Livre de Limoges, où Maud de la librairie Album me recevra sur son stand...

J'y suis déjà venu il y a deux ans et c'est un bon souvenir, j'espère y retrouver Michel Janvier qui n'est pas venu à Moulins, ainsi que mon ami Ratier qui fait toujours de belles interviews...

L'accueil est très agréable, rien à dire sur l'hébergement (avec un peu de porcelaine en cadeau dans la chambre à l'arrivée) et les repas de qualité, on sent qu'il y a une différence entre Auteurs de livres et ceux issus de la BD, souvent parents pauvres de l'édition, en dépit de ventes qui n'ont pas grand chose à envier aux écrivains.

Pour les fréquenter de temps à autre dans ces manifestations, c'est un milieu fermé et assez puant que ce petit "monde littéraire" d'Auteurs prétentieux et imbus d'eux-mêmes, pour dire les choses. Je ne parle même pas des acteurs, chanteurs ou gens de télé qui viennent avec leurs bouquins opportunistes sans intérêt, mais devant lesquels se pressent les gens venus voir du people "en vrai"...

Allons, le public qui se déplace en nombre sur l'esplanade du champ de juillet vient aussi pour les "bons" livres et découvre souvent les BD qui ne sont pas lectures ordinaires pour la plupart d'entre-eux.

"Lire à Limoges"
Stand "Album"
esplanade du champ de juillet - 87000 Limoges
3-4-5 avril 2009

16 mars 2009

Moulins, fin...

Le samedi, on est sur le pont dès dix heures du matin, après un petit déjeuner avec Jean-Marc Stalner que je n'avais plus croisé depuis des années et qui est toujours aussi drôle et bon compagnon de festival. Petite interview immortalisée ci-dessus par Philippe Zytka qui passait par là...

Signature dans une fort belle salle, agréable et devant laquelle se pressent déjà les nombreux amateurs, souvent déjà croisés ailleurs, mais aussi pas mal de nouveaux qui ne connaissent pas mon travail.

Toute la journée se passe, juste un repas à Viltaïs entre les deux sessions du matin et de l'après-midi...

Et puis avec Jean-Charles et Ciro Tota, on laisse les copains signer et on file au Mercure pour le Jury, avant le dîner de gala. En fait je n'ai pas voix au chapitre et je suis là en observateur neutre. Mais vous me connaissez, j'ai du mal à ne pas l'ouvrir et ne pas mettre mon grain de sel dans les débats quand même, malgré les coups de coude discrets que m'envoie mon Président de copain pour me faire taire...

Une quinzaine de personnes débattent pour attribuer des prix à une sélection d'albums récents qu'ils ont lus, les délibérations durent deux heures, chacun donne son opinion et défend ses choix. Il faut dire que les sponsors présents mettent la main à la poche et que les cinq albums primés sont récompensés d'un objet d'art mais aussi d'un bon petit chèque. Bravo pour cette initiative qui permet de donner un coup de pouce à de jeunes Auteurs...

Le dîner ensuite, 130 personnes réparties par tables de dix avec un orchestre de Clermont-Ferrand qui la joue "new Orleans" style...

Un très bon moment, là encore, partagé avec Lydie de la Caisse d'Épargne - Auvergne juste entrevue il y a deux ans...

Le lendemain, rebelote, dédicaces et repas à Viltaïs, photo de groupe avec tout le monde. Les frais de route sont remis discrètement sans avoir besoin de demander comme c'est souvent le cas.

Au retour pour la dernière session de signatures avant le départ, je rencontre deux inconditionnelles de Sophaletta, la mère et la fille qui m'avaient envoyé un mail il y a quelque temps pour me dire à quel point elles appréciaient mon travail, de façon tellement dithyrambique que j'avais cru à un canular de l'ami Tronchet...

Marie-Laure et Marie-Josiane sont des passionnées de cette série qu'elles connaissent sur le bout des doigts. Je passe un moment avec elles, adorables, qui me posent des tas de questions sur mon héroïne russe bien aimée.

J'ai parfois un peu de mal à répondre tant c'est pointu.

Et puis vers 17h30, je file après avoir dit au revoir à toutes et tous.

Un grand merci à Yannick, Juliette et mademoiselle Xavière qui destressait au fil des heures en voyant que tout se passait bien, ainsi qu'à tous les gens rencontrés ce week-end... Dernier petit geste fort sympathique de la part de l'organisation, chaque Auteur invité devrait recevoir sous peu un CD avec toutes les images prises durant le festival par les deux photographes "officiels". Plus de photos ici.

Je conseille l'endroit à mes amis Auteurs et je reviendrai !
(si on m'invite...)

Moulins, suite...

FestiBD Moulins, c'est une organisation au rasoir, des bénévoles efficaces et des repas de très bonne facture. Le vendredi soir, juste après mon expérience carcérale, je retrouve les copains du métier à l'Ibis retenu pour l'occasion. Hôtel tout à fait correct, un peu un ton en-dessous du Mercure d'il y a deux ans, ce qui n'est pas très important, les standards sont respectés.

Un apéritif est prévu à la tour Viltaïs suivi d'un dîner dans une brasserie du centre-ville.

Après les inévitables discours des édiles, un peu convenu mais obligatoire en ces circonstances, les bénévoles embarquent tout les Auteurs dans les huit Citroën prêtées pour l'occasion. Le concessionnaire local est un des partenaires de ce festival, comme le sont la Poste, la Caisse d'Épargne (tiens...) et la Ville de Moulins, entre autres...

Notre chauffeur est une "chauffeuse", jeune femme ravissante qui est en deux "exemplaires" puisque sa soeur jumelle est au volant d'une autre auto. Les auteurs qui boivent vont avoir la sensation de voir double avant d'avoir pris le premier verre...

Le dîner se passe dans un restaurant qui vient de rouvrir, le Bistrot du Boucher de Christian et Maud, un endroit superbe qui sent un peu la peinture. C'est une brasserie à l'ancienne genre "art déco"...

Excellente soirée passée avec notre ex co-Auteur Michel Pierret et sa femme qui sont décidément des gens adorables, avec un tas de trucs à raconter. On ne parle pas travail, mais cinéma, voyages, enfants, culture, la vie quoi...

Nos albums communs, c'est déjà loin et Michel poursuit seul la série des "Aigles"...

Il y a au fond une grande affiche qui a été dessinée par Kraehn et que d'ailleurs on voit partout en ville sur les abribus. Signalétique généreuse...

Le menu est sympa mais ne sera pourtant pas le meilleur du séjour.

Il me faut ici signaler les efforts culinaires de l'organisation qui fait tout pour que ce soit le meilleur possible, avec un excellent choix de menus et une bonne qualité de nourriture. Des "hôtesses" mignonnes, de bons repas, qu'est-ce qu'on peut espérer de plus ? Du public ? Il viendra en nombre.

Demain. (à suivre)

Moulins, deux heures en Centrale...

Vendredi 13 mars 2009: (suite)

Vers 13h45, je rentre en centrale. Comme en maison d'arrêt, je donne mon nom et ma carte d'identité à l'entrée. Je devrai me nommer à chaque fois, dans les différents points de passage.

L'atmosphère y est d'entrée plus lourde et on perçoit immédiatement la différence. Après le classique portique de détection, on m'attribue un bip avec un petit bouton rouge sur lequel il faut appuyer s'il y a un problème et que je ne dois pas quitter, en le portant sur moi.

Ça calme d'entrée !

Grilles imposantes et sas rapprochés surveillés se succèdent, les gardiens ont l'air moins débonnaires et plus tendus que le matin, dans l'autre bâtiment qui n'est pourtant qu'à cinquante mètres, de l'autre côté du parking...

Après avoir traversé une dizaine de grilles, nous sommes au cœur de la prison.

La bibliothèque dans laquelle nous arrivons pour y passer deux heures est bien plus grande et fournie que celle de la maison d'arrêt, on y trouve des milliers de livres de toutes sortes (y compris des titres qu'en d'autres temps on aurait jugés litigieux, d'ailleurs, le choix m'a semblé très ouvert) et l'espace permet de lire en toute quiétude. On ne va pas dire que je les envie pour autant.

Peu à peu plusieurs hommes arrivent, des costauds qui jaugent d'entrée à qui ils ont affaire, le regard direct les yeux dans les yeux, poignées de main viriles, ils s'installent sur les chaises disposées en rond autour de moi. Farid, Moïse, "Bimbo" et son frère Rocco, des gitans, Edgar et Michel, ils ne sont que six...

C'est un peu tendu et à moi de parler, je sens à deux trois vannes d'entrée que l'on étudie mes réactions, mais je réplique et une fois la glace brisée, on va parler de tout sans faux-semblants, excepté les raisons qui les ont amenés ici que je ne tiens pas à connaître, par ailleurs.

Je sais juste qu'ils accomplissent de longues peines, je m'en fous, je ne suis pas venu les juger, la société l'a déjà fait, mais au contraire leur apporter un peu d'air extérieur pour qu'ils puissent durant quelques minutes se changer les idées en "sortant" de la prison. Tous participent aux ateliers d'art plastique, l'un d'eux s'est même pris de passion pour la sculpture...

Eh bien j'ai passé un moment intense, demandant d'entrée que l'on se tutoie et précisant que je me nomme Erik, pour éviter qu'on m'appelle "monsieur". Après un peu d'appréhension au départ, j'ai passé deux heures très riches et agréables avec ces hommes. Ils m'ont remercié d'être venu, je les ai remercié de la démarche et je sais que c'était sincère dans les deux cas...

Merci à mon ami Michel Janvier dont le désistement m'a permis un remplacement au pied levé... Sans lui, pas de prison pour moi.

Retour à la BD et au FestiBD de Moulins dans le post suivant...

FestiBD Moulins: exemplaire !

****
"Quatre étoiles", oui, car on ne peut que s'incliner devant la qualité du travail fourni par les gens de Viltaïs qui organisent ce festival très réussi à Moulins, dans l'Allier.

Si des gens veulent à leur tour lancer un Festival chez eux, qu'ils viennent donc voir et se renseigner auprès de Yannick et de ses ouailles pour en prendre de la graine, avant de faire quoi que ce soit. Ce ne sera pas en vain.

Car à l'instar de Nîmes (où je serai d'ici un mois et demi) et de quelques rares autres où les organisateurs mettent les petits plats dans les grands et méritent un sans faute, FestiBD obtient ses 4 étoiles haut la main sans l'ombre d'une hésitation. Et d'ailleurs à partir de maintenant je mettrai des étoiles façon guide, à chaque nouvelle sortie professionnelle...

Ce festival offrait pour moi deux spécificités: d'abord mon ami Jean-Charles Kraehn en était le Président (!), et d'autre part il m'avait été proposé de passer plusieurs heures en prison pour causer BD avec les détenus de la maison d'arrêt et aussi ceux de la centrale de Moulins, un endroit dont on nous parle de temps à autre et pas plus tard qu'il y a un mois encore, avec cette évasion spectaculaire...

Vendredi 13 mars 2009:

Le vendredi matin après trois heures de route, j'arrive sur le parking où j'ai rendez-vous avec Isabelle la responsable du SPIP qui doit m'escorter au cœur de cet univers pénitentiaire si nouveau pour moi.

J'avoue, je ne suis jamais allé en prison et tout ça est plutôt impressionnant.

Les hauts murs d'enceinte vous sautent aux yeux dès l'arrivée, avec un sentiment oppressant qui m'envahit et contre lequel je lutte. Après tout, moi, je ressors ensuite...

Mais ce n'est pas un déplacement comme un autre. Rien dans cette démarche n'est anodin, c'est sûr. Un mois plus tôt, dans un lycée de Strasbourg, j'avais bien un peu d'appréhension avant de parler de mon job devant les élèves, mais rien à voir avec ce qui m'attend...

Un petit bâtiment d'accueil, salle d'attente pour les familles, est posé sur le parking. Il y a même un espace jeux pour les enfants avec balancelles, boules de plastique et toboggans colorés comme chez McDo ou Ikéa, mais ça résonne très différemment ici...

De part et d'autre de cet accueil, à gauche, la centrale, à droite la maison d'arrêt...

Dix minutes avant la session, Isabelle vient me chercher et m'emmène dans la maison d'arrêt. Un portique et une table roulante pour déposer ses affaires exactement comme dans les aéroports. je sonne un peu, dépose clés, montre et menue monnaie et me voilà dans la prison. Des grilles, des escaliers, des grilles, des sas, des gardiens. On se rend dans la bibliothèque, chichement fournie, mais permettant de "s'évader" un temps.

Nous n'avons que deux détenus pour assister à ma petite présentation. Nous devions être trois, mais un des garçons s'énerve parce qu'on lui demande de ne pas fumer, il se braque aussitôt et veut sortir immédiatement. Très nerveux, il frappe fort à la porte pour que les gardiens reviennent, s'emporte, crie et engueule vertement Isabelle qui ne moufte pas et le laisse parler... Moment de tension, qui dure quelques longues minutes...

J'essaye de le convaincre de rester, mais il est énervé et je n'insiste pas. Je sais que ce n'est pas de notre faute, qu'il était probablement à cran pour autre chose et qu'il craque d'un coup. C'est son choix, juste dommage. Pour lui.

Ensuite j'improvise avec Thierry et Abdel, les deux qui restent, on finit par parler de tout à bâtons rompus, probablement une bulle d'oxygène pour les deux gaillards qui sont venus et sortent bientôt après quelques mois de détention...

Un bon moment chaleureux et très libre de ton. Venir m'écouter était une démarche volontaire de leur part, ils ont été avertis un peu à l'avance, on aurait pu être plus, mais ça se passe très bien...

On ressort avec Stéphanie, la bénévole de FestiBD qui m'accompagne pour déjeuner avec l'équipe, je retrouve quelques amis dessinateurs dont Tatiana Domas mais aussi Yannick, Juliette et une partie de l'équipe des bénévoles.

Retour à la prison. Centrale.
Cette fois on ne rigole plus.
(à suivre)

11 mars 2009

Vendredi 13 derrière les barreaux...

Rendez-vous est pris devant la maison d'arrêt, le matin, tôt. Avec ma carte d'identité.

Pas de téléphone portable, pas d'appareil photo, d'iPod et pas d'ordinateur non plus. Les mains dans les poches ou presque, juste un carton à dessin et quelques stylos, évidemment. Un programme court, à improviser.

De 10h à 11h45, ensuite de 14h à 15h45.

Je devrais être accompagné de la responsable du SPIP et d'un bénévole qui viendra présenter le Festival. On parle réinsertion, c'est le but de l'échange. Ne pas couper de la société ceux qui vont forcément y retourner à un moment ou un autre...

Rencontre avec des détenus qui sont volontaires pour assister à la séance d'animation proposée. L'an passé, ils étaient deux le matin, six l'après-midi... Pas trop encourageant, mais finalement peut-être qu'en petit nombre, on peut mieux communiquer et faire passer un bon moment à ces jeunes gens dont tous ne sont pas irrécupérables, loin s'en faut. Après...

Après je retournerai dédicacer avec les autres, dans un monde que je connais mieux.

10 mars 2009

Sur l'esplanade de la Basilique en mai...

J'aime bien la Belgique. (Et les Belges, cela va sans dire !)

J'y vais de temps en temps pour mon plus grand plaisir. Mon ami Georges Scheray, du centre culturel la Villa, me réinvite sur l'esplanade de la basilique de Koekelberg à Ganshoren, quartier situé à l'ouest de Bruxelles.

"En 2008, le festival disposait d'une superficie de plus de 1000 m². Chaque année, il attire entre 2500 et 3000 visiteurs. En 2002, on a choisi d'installer le festival autour de la Basilique de Koekelberg. Depuis lors, le festival est passé d'un événement local à un événement bruxellois avec rayonnement international..."

Ce sera le 17 mai 2009 de 10h à 19h, un unique jour pour signer devant un public plutôt flamand qui me présente souvent des albums en néerlandais... Je n'y suis pas allé depuis mai 2005, c'était avec l'ami Kraehn, je crois. J'y avais croisé Sabrina, miss météo de RTL be, sosie de Virginie Efira en plus petit et Vincent, son compagnon d'alors...

Ce festival sympathique aura lieu pour la vingtième fois... Pour moi, ce sera la quatrième, je crois.

08 mars 2009

Moulins dès vendredi...

Vendredi prochain je serai à Moulins pour mon intervention en maison d'arrêt, une grande première, je n'ai encore jamais fait ça.

Près de quatre heures en taule. Au demeurant, c'est de toute façon intéressant de rentrer dans le monde carcéral et d'apporter un peu d'air frais de l'extérieur. Aucun jugement de valeur à porter sur les raisons qui les ont amené là...

Juste de l'humilité, être à l'écoute et tenter d'apporter une part de son "savoir". Comme il m'arrive de le faire dans un lycée, au fond. Expérience personnelle intéressante quoi qu'il en soit.

Ensuite, même si je ne suis pas sur le programme (merci les organisateurs !), je retrouverai les copains le soir et dédicacerai le samedi et une partie du dimanche. (je pars vers 16 heures)

Le prochain rendez-vous sera à Limoges pour le Salon du Livre trois semaines plus tard.

Les photos datent de Lys-lez-Lannoy il y a 7 ans ! On trouve de ces trucs sur le net...

03 mars 2009

Serrer des louches à la chaîne...

Tiens, tant qu'on parle des gens connus ou pas:

À travers la BD, j'ai eu l'occasion de croiser certains hommes politiques, principalement à Angoulême mais aussi Grenoble.

Deux maires, le fameux Jean-Michel Boucheron pour la première ville citée et Alain Carignon pour la seconde ont eu ensuite quelques soucis avec la justice... Je ne prétends pas non plus que c'est juste après m'avoir serré la main, hein !

J'ai croisé au fil des années plusieurs Ministres de la Culture, Jack Lang en premier qui m'avait dit "Vous aussi, vous venez de Nancy ? Très bien !" en souriant avant de passer à la main suivante dans une cohue assez indescriptible lors d'un salon d'Angoulême.

Et puis Jacques Toubon, évoluant dans le même endroit au pas de course. J'imagine la corvée, le passage obligé, toutes ces pognes à serrer avec un sourire crispé avant de filer à l'Hôtel de Ville (et vers le buffet) pour débiter un discours convenu que personne n'écoute écrit par un sous-fifre à la hâte, avant de s'attaquer aux petits fours sous les applaudissements mollassons de gens venus pour s'empiffrer à l'œil et qui ont déjà la bouche pleine...

Une photo réalisée au Ministère de la Culture avec toute la profession, Auteurs Belges compris, sous l'égide de Philippe Douste-Blazy, poignée de main molle, moite et le regard fuyant, visiblement pas à sa place rue de Valois... En tout cas ce jour-là.

J'ai forcément aussi croisé madame Royal deux années de suite dans l'Espace qui nous était dévolu à Angoulême. Cohue là aussi indescriptible, journalistes et service d'ordre énervé, brève poignée de main à toute l'équipe vite présentée et regard direct.

J'avais bien aimé.

Sauf le discours ensuite, qui interrompait ma prestation et frustra les invités prévus pour la session d'animation.

Toujours à Angoulême, nous eûmes droit à la visite du Président Mitterrand sur le stand Glénat... Un grand moment, là aussi. Je suis à peu près certain que la BD ne l'intéressait pas outre-mesure, mais il regarda, posa deux ou trois questions avant de poursuivre son chemin sans vraiment avoir le temps d'écouter les réponses, dans le bourdonnement de la foule et des caméras de télévision...

Alors oui, dans chaque ville, le maire fait un discours. D'Ajaccio à Nîmes, en passant par Moulins, Limoges, Rouen, Meaux, Orange ou Mulhouse, c'est un passage obligé que certains confrères Auteurs croient bon de brocarder et de siffler, histoire de montrer un non-conformisme anarcho-gauchisant convenu et un mépris des institutions récurrent chez pas mal d'artistes ou présumés tels...

Un grand classique.

C'est rasoir, je n'aime pas la récupération de certains, chacun son taf et le côté "pêche aux électeurs" de ces passages éclairs dans les salons est souverainement déplaisant, mais un minimum de politesse basique n'est pas non plus impensable. Après tout ça ne dure pas si longtemps que ça...

... et ensuite on se retrouve entre nous !

C'était mon ami Dédé...

Ma minute people ?

La une de Match a fait le miel des commentateurs la semaine passée avec la Présidente Poitou-Charente paparazzée au bras d'un homme (la belle affaire !) à Marbella. Le genre d'info qui m'indiffère et dont je me fous comme de ma première barboteuse.

Mais j'ai l'œil attiré par le nom du prétendant "inconnu du grand public", selon la presse qui fouine pour en savoir plus. Sans réel succès.

Inconnu. Mais pas de moi !

Alors, oui, je ne le reconnais pas sur la photo, ça fait plus de 25 ans remarquez, on change. Moi-même... Mais rigolo comme ce monde est tout petit, finalement.

J'ai rencontré André Hadjez en 84 ou 85. De mémoire il m'a été présenté comme une personne "influente" par mon ami Philippe de Dieuleveult qui cherchait à entamer une carrière au cinéma et pour qui j'avais écrit un scénario de film accepté par la production avant qu'il ne disparaisse dans ces putains de rapides d'Inga, là-bas au Zaïre. Too bad.

Je pense souvent à lui...

André, la trentaine passée, était un garçon très plaisant avec beaucoup de charme, un sourire ravageur et des yeux clairs, qui vivait dans un chouette appart pile en face de l'ambassade d'URSS (Russie désormais, j'ai repensé à lui il y a près de trois ans lorsque je suis allé faire établir mon visa pour Moscou) où j'ai dîné deux ou trois fois. Nos femmes de l'époque jouaient même au tennis ensemble. Belle amitié naissante avec un séducteur qui offre son amitié d'entrée et joue la carte confiance. Me racontant sa vie et attendant la réciproque. Dont acte. Ça me plait bien en général, la réciprocité.

Il s'était plus ou moins occupé de Noah, en qualité d'agent, connaissait pas mal la famille de Yannick et beaucoup de monde dans ce milieu. On avait très vite parlé de ces fameux jeux de société qu'il voulait lancer et mon métier de graphiste l'intéressait pour bosser dessus, en associé potentiel... Carrément. M'a fait miroiter des tas de projets, allant jusqu'à me proposer une sorte d'association, bref de rentrer dans l'affaire... et de prendre des parts, évidemment.

Je suis une alouette crédule. Les miroirs me vont bien. J'ai hésité. Mais fauché comme je l'ai toujours été, j'ai décliné l'offre poliment. J'ai senti un imperceptible changement... Je devenais "décevant". Pas à la hauteur. Ça arrive...

Je ne lui reproche rien, évidemment. C'est peut-être de moi que vient l'erreur de casting. L'ai-je blessé sans le savoir, sans le vouloir ? Je ne sais...

Je lui avais présenté Claude G. alors directeur artistique chez Dargaud et très vite l'intérêt de mon nouvel ami s'est reporté sur celui qui pouvait lui apporter quelque chose de concret sur le plan professionnel, en l'occurrence mon brave copain, moins "doux rêveur" que moi au final. Petit à petit nos relations se sont espacées. Plus de nouvelles. Je l'avais "déçu", selon Claude. Logique. La règle du jeu...

J'ai été un peu attristé et puis je suis passé à autre chose. Chez Glénat et ailleurs en entamant une carrière d'Auteur.

Mais Claude a bossé quelques mois pour lui sur les maquettes de ses jeux, notamment sur le plateau de son hit, sexy folies, du nom de l'émission de TV qui passait alors. Et je n'ai plus jamais entendu parler de lui...

Jusqu'à la semaine passée. Le monde est petit, non ?

PS: 9/03/2009: Au point que ce petit billet d'humeur sur mes souvenirs personnels a suscité l'intérêt de plusieurs journalistes tombés dessus en faisant une recherche internet qui m'ont à ma grande surprise contacté pour des renseignements sur le "buzz" du moment. Alors autant dire les choses, je ne sais rien de plus que ce que j'en dis là...
(capture écran © Paris Match.com)

02 mars 2009

Moulins - Président JCK...

Demandez le programme... Reçu ce jour. On constatera que je n'y suis pas indiqué, ce qui est bien aimable...

Moulins, c'est dans une dizaine de jours. J'y passerai un vendredi studieux à la maison d'arrêt avec les détenus, avant les dédicaces du samedi et du dimanche à l'Espace Villars - Centre National du Costume de scène, un nouvel endroit qui sera probablement plus agréable que la salle utilisée il y a deux ans, plus classique...

Le programme est très bien fait et de toute façon ce sera un bon moment, puisque j'y retrouverai quelques copains, dont l'ineffable Jean-Charles Kraehn, à nouveau Président d'un Festival comme il l'avait été voici quelques années en Belgique au Roeulx...

9ème Festi-BD
Espace Villars - Centre National du Costume de scène
13 - 14 - 15 mars 2009
03000 - Moulins