18 mai 2009

Hop, à Ganshoren...

Quand je me déplace en voiture d'un endroit à un autre, j'utilise un GPS Tom-Tom et ne m'occupe de rien d'autre que de la conduite, le petit appareil une fois programmé me menant à bon port, sans encombres.

De plus, ça bipe quand on croise des radars fixes et on évite ainsi:

1, de se paumer et de s'énerver avec une carte papier, 2, de perdre des points sur son permis pour quelques km/h de trop. J'ai encore mes 12 pour le moment. Croisons les doigts…

Juste un détail: la carte SD insérée dans ce GPS est une carte de France… Très précise et upgradée régulièrement pour se tenir informé des ronds points, des radars nouvellement installés, des changements de sens de voirie, des travaux sans omettre la moindre impasse, etc…

Le must, je vous dis.

Sauf que je me rendais à Bruxelles. En Belgique

Et que sitôt passé la frontière un peu au-dessus de Valenciennes, le vide. Le désert. Le truc n'affiche plus rien qu'une flèche qui se déplace - moi - sur un joli fond bleu pâle… Plus d'indications de lieu, juste la vitesse et c'est tout. Pas grave, je sais où je vais, c'est la troisième fois et je connais le chemin pour arriver à la fameuse basilique de Koekelberg, qu'en plus on voit d'assez loin…

Sauf que sur le Ring, je me trompe de sortie et que du coup, une fois dans la ville en me fiant à mon sens de l'orientation, je me perds copieusement à force de soi-disant logique de parcours, entièrement repensé dans ma tête ! "Je suis dans bonne direction, suffit de couper de ce côté et de descendre par là, je vais forcément tomber dessus !"… Tiens, tu parles…

Bien sûr je demande mon chemin mais à cinq reprises, je me paume un peu plus, avant de tomber pile dessus, grâce à la dernière indication un peu moins embrouillée d'un autochtone.

Encore un Turc, car je me suis paumé en plein Istanbul - visiblement, dans un des quartiers rassemblant la communauté turque ou approchante - et tous les gens à qui je demande mon chemin me répondent gentiment, mais sont visiblement aussi peu Belges que moi… Mis à part l'accent, mélange de wallon et de sabir turco-français…

Bref, sur ce coup, je perds 45 minutes à errer dans cette ville impossible, sans trouver le moindre panneau indicateur, avant d'enfin me garer sur le parvis devant le chapiteau monté pour l'occasion. En dessous, les auteurs, une buvette, des expos, des libraires d'occasion (spécialité très belge) et un espace dédicaces… Il pleut un peu, fait frais sous la tente, mais pas plus qu'à Nîmes sous la tempête l'autre jour, au moins ici l'endroit est un peu clos.

Il est déjà midi, il y a un petit cocktail pour un groupe d'auteurs de BD Serbes présents (venus en direct de Belgrade par avion) qui exposent de fort belles planches "à l'ancienne", grand format dans un coin du chapiteau…

Georges Scheray et moi partons déjeuner tous les deux pendant qu'on distribue… des sandwiches aux autres. Assez rare et curieux comme accueil. En plus, jambon-mayo, pas trop mon truc. Mais à chaque fois que je suis venu, j'ai squizzé et je suis allé déjeuner avec quelqu'un, pas fou…

On se promettait de déjeuner tous les deux tranquillement depuis un moment pour discuter entre nous, d'ordinaire on n'a jamais vraiment l'occasion de se poser, là au moins, on a pris le temps pendant une heure et demie autour d'une table, en toute amitié. Sympa…

Retour vers 14h30…

C'est assez rare, ici on ne signe que l'après-midi, c'est un peu court, et étrange de venir, d'occasionner autant de frais pour au final rester si peu de temps à signer…

Un truc à revoir, ce serait bien de dédicacer sur deux jours, avec une soirée du samedi permettant de faire connaissance, là à peine quatre heures de temps et c'est fini, les auteurs locaux repartent, bref ça passe trop vite et une fois 18 heures, ça remballe de tous les côtés…

Signé pourtant pas mal de bouquins dont tous les Ava en vente sur le stand du libraire, qui en avait il faut dire, pris peu.

Une quinzaine de chaque à tous casser. Au total une soixantaine de dessins jusqu'à 18h30 alors que les bénévoles démontent en hâte le truc et replient les tables, pendant que les dessinateurs poursuivent encore quelques signatures… Rigolo.

J'y ai croisé Philippe - comme toujours dans le Nord - que je reverrai dans quelques jours à Roubaix, ainsi que mon ami Francis Degré qui m'annonce que le festival du Roeulx a probablement vécu puisque son équipe se sépare et que pas mal de gens veulent arrêter, ce qui est bien dommage.

Mais c'est vrai que c'est difficile à gérer sans une équipe efficace et que à lui tout seul ça devient mission impossible, bien au-delà de la passion, pourtant toujours présente, elle... Donc plus de festival en 2010 à l'école de l'Ange Gardien ?

Une jeune demoiselle charmante qui a gagné un concours vient me faire dédicacer son prix, un Ava... Rigolo. Une nouvelle amie sur FaceBook !

Le dîner du soir est traditionnellement un buffet (d'excellente qualité) pris dans le Centre Culturel, dans une salle un peu sinistre éclairée aux néons, ce qui n'est pas très flatteur pour le teint. Qu'importe, l'ambiance y est.

J'y fais connaissance de Nathalie qui travaille à la Villa depuis peu et a bien aimé son premier Festival. Dans la foulée, j'apprends à son compagnon Angelo que ça fait bien marrer, ma subtile tactique à utiliser dans ce genre de buffet pour ne pas faire la queue. En fait se servir dans les tous premiers quand personne n'ose encore y aller, et ensuite on est toujours en décalé pour se resservir !

Bien nous en prend, une fois nos assiettes remplies on retourne s'asseoir tandis que le troupeau qui vient de se rendre compte que c'était servi s'est levé en masse en même temps et s'agglutine à présent façon bouchon autoroutier un jour de retour de vacances…

Une soixantaine d'affamés à se presser devant des plateaux de saumon, de jambon fumé et d'entrées déjà ruinés et dévastés… On fait de même, en décalage pour le plat chaud et les desserts, passant un bon moment avant de lever le camp et de se suivre en voiture en procession jusqu'à l'hôtel, en plein centre…

Hôtel Reine Astrid, près de la place de Brouckère pour la nuit. Je ne vais pas repartir dans la foulée, ça ferait pas mal de bornes dans la journée, un peu crevant après les signatures et le repas, un coup à s'endormir au volant.

Chambre très correcte, non loin du Métropole où me logeait Glénat jadis, quand je venais au Salon du Livre et que j'étais encore un Auteur maison avec des sorties régulières… Je vais en profiter le lundi en fin de matinée pour aller faire une visite protocolaire près de la gare du Midi, dans l'immeuble Tintin. Histoire de voir si ma cote est toujours bonne.

Elle l'est...

Je vois aussi des pages en "bonnes feuilles" de l'ami Queireix qui va sortir son IRS dans quelques jours, du bon boulot à mon avis bien meilleur que l'original, ça va plaire. Je suis content de l'avoir découvert, et formé pendant 4 albums, tiens... Même s'il continue sans moi et après avoir laissé Ava mourir du coup, à son corps défendant, snif...

En repartant, je me paume encore, je mets une heure pour arriver sur l'autoroute, à tourner sur le Ring et à tenter de trouver la direction de Mons, et donc de la France. Pas une pancarte, aucune signalisation, rien.

La prochaine fois, pas de doute, je me trouve une carte SD de la Belgique à mettre dans le GPS.

4 commentaires:

  1. Moi sur mon portable j'ai une option géolocalisation... à chaque coup il me trouve à côté de la Salpétrière à Paris ! Vive la technologie ^^
    Promis je t'envoie une photo mieux que celle là dès que j'ai réussi à connecter mon portable.

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  2. J'ai acheté un GPS dernièrement, en hésitant beaucoup pour prendre un "France" ou un "Europe". Ce dernier n'étant pas beaucoup plus cher, même si je ne sors jamais de mes frontières, je me suis dit "On sait jamais", et l'ai acheté.

    En lisant ton billet, je ne regrette pas du tout. Je te le prêterai si tu veux ;-)

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  3. Alors là bravo les gars, je pensais que seules les filles n'avaient pas le sens de l'orientation!

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  4. On ne se moque pas, Nat !

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